‹ Mission scientifique du Ka-TangaChapitre 8 sur 47 · SE · texte numérisé non relu

SE

Le cerele méridien fut installé dans l'après-midi, et Je procédai au réglage du niveau du cercle des distances zénithales et du grand niveau de l’axe de la lunette.

Ces opérations furent rendues pénibles, voire fatigantes, par la multitude de petites mouches qui, comme hier, ne cessaient de nous harceler, nous entrant dans les yeux, le nez, les oreilles, malgré la fumée des bouffardes par lesquelles nous avions tenté de nous défendre.

Soleil toute la journée. Côte orientale du lac invisible. Maxima du jour : 28 degrés.

Le programme de la soirée avait été préparé; c'était notre première observation de nuit; les nuages la rendirent mauvaise.

Pendant la nuit, rafales de vent sud et sud-est.

Dimanche, 14 août 1898.

La nuit a été moins méchante; j'ai pu dormir quatre heures.

Minima nocturne : 17°,8.

Le vent soufile ferme dans la matinée.

Calculs de Pobservation d'hier.

La feuille de latitude établie fournit six résultats concordants pour là position du cercle à l’est, et cinq résultats absolument discordants pour la position du cercle à Pouest.

Examen fait des conditions de lobservation, je constate qu'après le retournement il à été oublié de niveler à nouveau l'instrument.

Dans ces conditions, inutile d'établir la feuille d'heure, si ce n’est à titre d'exercice. C’est ce que je fais, convaincu, d’ailleurs, que j'aurai encore quelques soirées d'écoles dues au manque d'expérience, d’une part, et, d'autre part, à linévitable nervosité dans laquelle je me trouverai tant que je n'aurai pas réussi une première soirée parfaitement.

On enlève la tente d'observation, qui sera remplacée

- Observatoire astronomique du moment par un abri en herbages, avec ouverture méridienne, à Moliro-Station (1898). recouverte par un prélart. Déterminé une nouvelle valeur de l’altitude.

Journée couverte, grise, triste. Ciel de cirrus et de cirro-stratus; côte orientale du lac invisible; rafales de vent sud et sud-est; maxima diurne : 269,4. Soirée entièrement couverte; observation impossible.

Dans le courant de la journée, reçu de M. H. Boyd, collector (agent du gouvernement) à Soumbou (poste anglais à deux jours au sud de Moliro), une lettre m’accusant réception du courrier expédié d'ici le 12.

J'avais joint une livre pour affranchissement; M. Boyd me renvoie cet argent en me disant qu’il n’y a pas de Post Office à Soumbou, mais qu'il a affranchi lui-même mes lettres.

Le complaisant fonctionnaire continue ainsi à notre égard le régime d’amabilités qui a été celui des autorités anglaises depuis notre arrivée en Afrique.

M. Boyd me dit aussi qu'il avait vu De Windt et Caisley à Ki-Touta, et qu’il leur avait conseillé de ne pas traverser la baie de Cameron pendant la nuit, parce qu’elle est sujette aux rafales tombant brusquement des hauteurs bordières.

Au moment où il m'écrit, il croit que les corps n’ont pas été retrouvés, et il a envoyé des gens à lui pour les rechercher.

Lundi, 15 aoùt 1898.

Nuit infecte.

Minima nocturne : 16°,7. Soleil dès 6 1/2 heures jusqu’à 18 heures. Le vent du Sud continue à soufiler par rafales. La côte orientale du lac se laisse deviner dans une atmosphère laiteuse argentée par le soleil.

Changé les feuilles du barographe et du thermographe.

La première feuille de l’enregistreur de pression atmosphérique montre la constance de celle-ci : à 12 heures (midi), la pression est moyenne; elle diminue de 1 1/2 à 2 millimètres jusqu’à 16 heures, remonte à la moyenne atteinte vers 20 heures, reste à peu près stationnaire jusque vers 4 heures, puis s'élève de 2 millimètres jusqu'à 9 heures, pour revenir à la moyenne à midi.

Pendant la nuit, — plus exactement de 20 heures au lendemain à 5 heures, — la pression reste quasi invariable.

La première feuille de l’enregistreur de température accuse, de son côté, d’intéressantes variations : la moyenne se produit une première fois entre 11 heures à 13 heures (done vers midi), la deuxième lois vers 19 heures (soit une heure après le coucher du soleil) : le maximum diurne se produit vers 16 à 16 1/2 heures: le minimum diurne de # à 6 1/2 heures. (Voir pour comparaison les diagrammes insérés pages 35-39.)

L’attention est vivement attirée par des relèvements de température se produisant la nuit; ainsi, le vendredi 12 août, entre 3 1/2 et 7 heures, la température se relève de ®, puis redescend d'autant; le même jour, à 20 heures, la température se relève de nouveau de 2 jusque vers minuit, pour redescendre ensuite de 2°,5.

Le samedi 13, entre 19 et 21 heures, relèvement de 1°, puis reprise de la diminution régulière jusqu'au dimanche, à 4 heures; à ce moment, la température remonte de 4°, pour redescendre d'autant vers G heures, puis commencer son mouvement ascensionnel régulier de chaque jour.

Le même dimanche, à 23 heures, la température monte de % jusqu'au lundi, à 1 heure, puis redescend normalement Jusqu'à 7 heures.

Quelle est la cause de ces relèvements nocturnes de la température?

Peut-être le vent du Sud et du Sud-Est, qui à soufflé par rafales pendant les nuits de la semaine écoulée, est-il chaud; mais alors, pourquoi ce vent est-il chaud ?

Quoi qu'il en soit, le thermographe vient de révéler d'intéressantes particularités de la température.

Reçu une lettre de M. Chargeois, lieutenant chef de poste à Mpwéto.

À notre arrivée à Chindé, le 29 mai précédent, j'avais écrit aux chefs de poste de Moliro et de Mpwéto pour leur transmettre la partie de mes instructions les concernant.

C’est à cette lettre que répond aujourd’hui le lieutenant Chargeois, pour m'annoncer qu'il aura des logements pour nous et des magasins pour nos charges.

« Seulement, — ajoute la lettre, — le recrutement d’une caravane de 200 porteurs ne sera pas chose facile, les indigènes du Moéro n'étant pas habitués au portage et étant fort casaniers de leur nature. »

A 14 heures, arrive de Ki-Touta une caravane, partie le 5 août dernier; sa feuille de route a êté établie par le regretté De Windt, et porte en post-scriptum la note suivante : « Mon cuER LEMAIRE,

« Les hommes que voici sont de Loanza et de Lofoi. Peut-être pourra-t-on s’en servir de Moro M'pwéto. J'espère que vous êtes tout à fait remis.

Cette dernière phrase indique qu’au moment où la caravane quittait Ki-Toulta, notre malheureux ami ne songeait pas encore à arriver à Moliro par eau, c’est-à-dire de manière à devancer la caravane, le trajet par eau prenant seulement trois jours, contre les dix du voyage par terre.

Les hommes arrivés aujourd’hui nous étaient connus. Ils sont effectivement originaires du Ka-Tanga, et ont accompagné jusqu'à Blantyre le missionnaire anglais Campbell, établi au sud de Lofoi. Nous avions voyagé avec ces gens à bord du steamer Domira, sur le lac Nyassa, et j'en ai parlé dans les lettres qui, — il y à deux ans, — formèrent la préface du présent récit.

Ils arrivent aujourd’hui au nombre de 27. Après avoir reçu leurs charges et les avoir payés, — de manière à ne pas peser sur la décision que je vais leur demander de prendre, — je leur propose de rester avec nous jusqu'à notre départ pour Mpwéto; je leur dis quel paiement ils recevraient, en ajoutant qu'ils sont entièrement libres d'accepter ou de refuser.

Après quelques pourparlers à propos du paiement, nos gens acceptent d'attendre notre départ vers M'pwéto, et s’en vont s'installer sous un grand hangar, au quartier des travailleurs de la station.

Je suis enchanté de leur acceptation pour plusieurs raisons, dont la principale est celle-ci : ces indigènes, à qui j'ai déjà parlé à bord du Domira, et qui savent que je vais me rendre dans leur pays, vont passer maintenant une couple de mois avec nous; quand nous atteindrons Mpwélo, ils recevront leurs arrhes et s’en retourneront chez eux; selon la facon dont ils auront été traités, ils iront ou chanter nos

louanges ou nous faire une triste réputation; or, comme Je suis décidé — d'accord en cela avec toutes les instructions gouvernementales — à ne traiter tous ceux à qui j'aurai à faire qu'avec une absolue justice et

aussi correctement que possible, j'espère que ce noyau me reviendra plus tard à Lofoi et aidera aux nombreux recrutements de porteurs qu'il y faudra faire pour nous.

Je suis heureux de pouvoir dire de suite que l'événement se réalisa pleinement.

Il fut arrété que nos gens recevraient, comme paiement hebdomadaire, une brasse d’étoffe (valeur 1 fr. 25 c.), plus deux brasses à l’arrivée à Mpwéto; comme d'habitude, nous donnions la ration en perles; cette ration — destinée à l'achat de vivres pendant une semaine — se composait de 7 à 10 grosses perles blanches (valeur 15 à 20 centimes).

J'avais attendu l’arrivée de cette caravane venant de Ki-Touta, avant de procéder à l'inventaire définitif des objets délaissés par nos deux malheureux compagnons; cette caravane n’apportant aucun colis personnel à De Windt ou à Caisley, je pus faire procéder immédiatement aux opérations prescrites par les instructions concernant le décès des Européens.

Les objets ayant un caractère de famille furent mis à part pour expédition vers Boma.

Le reste fut en partie mis en vente publique, en partie réservé au service de la mission.

Le rapport au gouverneur général (accompagné des certificats de décès, des procès-verbaux d'inventaire, de vente, et de pièces diverses) fut établi de suite, ainsi que la lettre annonçant aux autorités de Mtowa le malheur arrivé dans la nuit du 9 au 10 août, et l'envoi d’une valise contenant les objets à remettre à la famille De Windt.

De Caisley, on n’avait retrouvé que le fusil et la montre; ces objets étaient également renvoyés à Boma.

Par un concours de circonstances vraiment fatal, ces divers objets devaient disparaître quelque temps après, dans la prise de Ka-Bambaré; ils avaient été confiés à un Européen rentrant par expiration de terme, et le malheur voulut que cet Européen fût de passage à Ka-Bambaré précisément au moment de l'attaque de ce poste par les révoltés.

On à renoncé aujourd'hui à continuer les recherches des plongeurs; n'ont pu être retrouvées : trois malles de De Windt, les trois valises composant le bagage de Caisley, deux caisses d’outils, une caisse de vivres.

Dans ces malles de De Windt se trouvaient : un goniomètre à pinnules avec boussole, deux thermomètres pour le sol, six marteaux et six poinçons divers.

Jai déjà dit qu'on avait retiré, hors d'usage : un baromètre à mercure de Hellmann ; un anéroïde de Bohne, une lunette à horizon, un podomètre, deux boussoles.

Il ne nous restait, des instruments du regretté De Windt, qu’un psychromètre à aspiration d’Assmann et une boîte de réactifs et d'instruments pour l’analyse élémentaire au chalumeau.

Cette dernière boîte, qui avait été égarée à Fort-Johnston (entrée du Nyassa), devait nous revenir plus tard, grâce à l’obligeance de la Compagnie des lacs.

A 18 heures, la soirée s'annonce superbe, éloilée à profusion; nous nous mettons en observation, toujours en compagnie de quantités d'insectes attirés par les lumières. A moitié du travail, le ciel se couvre complètement, nous forçant à lever la séance.

Maxima diurne : 270,9.

Mardi, 16 août 1898.

Pai pu dormir pendant six heures; je me lève reposé. Minima nocturne : 19°,9. Soleil dès 6 1/2 heures jusqu’à 17 1/2 heures. -

La côte orientale du lac est invisible, cachée dans une atmosphère laiteuse. Cirrus et cirro-stratus au zénith et vers l’est. Vent n° 1 (échelle de Angot).

Pris à l’anéroïde, la différence de niveau entre la station et le lac; elle se marque par une différence de pression de 3,37 millimètres de mercure.

Belle soirée d'observation, un peu gâtée vers 19 h. 30 m., par un large voile de nuages se dissipant heureusement en une demi-heure.

C’est notre première observation de nuit bien complète et bien réussie; jy travaille jusqu'à minuit.

Maxima diurne : 289,6.

Mercredi, 17 août 1898.

Nuit peu reposante.

Minima nocturne : 19°,6. Soleil dès 6 h. 20 m. jusqu'à 18 heures.

Côte orientale noyée dans la même atmosphère laiteuse.

Vers 8 heures vent n° 2.

Consacré la journée aux calculs de l’observation d'hier. Très bons résultats.

De son côté, Michel a pris plusieurs photographies du poste et des environs.

Les indigènes apportent beaucoup d'animaux à mettre en formol, entre autres d’intéressants poissons.

Dardenne a exécuté déjà plusieurs croquis et tableautins. Il a également peint sur une plaque en zine l'inscription pour les tombes de De Windt et Caisley.

Avec le coucher du soleil, d’abondants cumulus et eumulo-nimbus montent de l'horizon est: le ciel se couvre peu à peu d’alto-cumulus, ce qui rend l’observation impossible.

Travail de bureau jusqu’à 93 heures.

Maxima diurne : 299,5.

Jeudi, 18 aout 1898.

Nuit peu reposante; l'esprit est resté excité par les calculs d'hier. Il faudra pourtant qu'il S'y habitue. Minima de la nuit : 20°,5. Soleil dès 6 h. 15 m. jusqu'à 17 h. 45 m., voilé un instant vers 7 heures. Côte orientale invisible.

one

Fait un tour au potager : le cresson alénois semé il y a cinq jours (semences apportées par nous) est déjà grand; on en pourra cueillir dans deux ou trois jours; le pourpier doré, la moutarde blanche de Chine, les carottes sont hors terre.

Il y à dans le jardin de Moliro : deux manguiers malheureux; un anacardier (pomme d’acajou) idem; quelques cœurs de bœuf venant bien; un caféier rachitique haut de 80 centimètres; des papayers qui portent de beaux fruits tant qu'ils n’ont pas dépassé 1,50 de taille, après quoi ils s’étiolent ; des grenadiers malheureux; pas de bananiers.

Les parcs, plus ou moins protégés par des elaies contre un soleil implacable, montrent quelques chicorées frisées laissées pour la semence; un unique plant de concombres; quelques restants de choux; des légumes divers récemment semés et commençant à sortir de terre.

Des pépinières de papayers et de citronniers promettent bien.

Dans le boma du poste on peut voir quatre arbustes malingres : un pommier-cannelle (chérimolier), un goyavier, un citronnier, un limonicr.

Le poste de Moliro occupe la lisière d'un plateau dont le terrain est malheureusement fort sablonneux aux points oceupés par la station et ses dépendances; derrière le poste, du côté opposé au lac, existe une avenue large d'une quinzaine de mètres, ne menant à rien, mais le long de laquelle ont été plantés une vingtaine de caféiers ;

tous sont misérables, desséchés par

le vent, ayant au plus six à huit Jardin de Moliro-Station en 1898. feuilles.

C'est dans cette large allée, à direction à peu peu près est-ouest, que J'ai fait construire notre observatoire du moment.

Outre le paquet de semences dont j'ai déjà parlé, j'ai remis à M. Helaers des graines de café de Blantyre et des noyaux el semences de dix essences botaniques apportées du Nyassaland, savoir : la fausse banane (plante d'ornement) ; Wellingtonia giyantea (Mammoth tree); Melia oxedarach (Cape Syringa) ; 1huga gigantea; Loquaerts {nèfles du Japon) ; Cypressus Sinensis; Cedra Deodora; Gravellia robusta; Hevea braziliensis, et enfin une plante ornementale à larges feuilles rouges, de nom inconnu.

Je tenais ces graines du jardin d'essai de la Compagnie des Lacs, à Blantyre. Elles avaient été mises en terre, à Moliro, dans des caisses placées à l'ombre de grands arbres, à proximité des Jardins; rien ne sort encore, et malheureusement rien ne sortira dans l'avenir.

De 15 à 18 heures, recherché une nouvelle valeur de la déclinaison magnétique par le théodolite d'Hurlimann.

Quand se couche le soleil se lève le vent qui continue à soufller régulièrement de la zone Sud-est — Sud — Sud-ouest.

Le ciel se couvre de nuages et l'observation est de nouveau impossible; toute la nuit le vent souffle par rafales, allant de l'intensité 2 à l'intensité 4, soit de faible (sensible aux mains et à la figure, faisant

remuer un drapeau et agitant des feuilles légères) à fort {pliant les grosses branches et les troncs de petit diamètre).

Maxima diurne : 29,8.

Des lettres privées venues de Mtowa nous laissent indécis sur la situation des révoltés. M. Helaers reçoit une lettre partie d'Europe le 6 avril dernier, c’est-à-dire dix jours avant nous.

Vendredi, 19 août 1898.

Dormi un peu mieux.

Minima nocturne : 20°,2. Soleil dès 6 heures jusqu’à 17 h. 45 m. Côte orientale assez visible; quelques cirrus et cirro-stratus; vent allant en intensité de 1 à 3.

La nuit dernière, Michel a été légèrement piqué par un centipède; cette méchante bête, d’un beau vert métallique, abonde dans les maisons de Moliro.

C’est un hôte moins agréable que la mignonne et douce bergeronnette, blanche et noire, qui volète jusque sous nos pieds, et qui rappelle les hirondelles patriales.

Nouvelle détermination, par les anéroïdes, de la différence de niveau entre la station et le lac; elle est trouvée égale à 3"%,47 de mercure.

Cette valeur, combinée avec celle trouvée mardi dernier, laisse comme moyenne 3"",42, de mercure ce qui correspond à 40 mètres environ de différence d'altitude.

De 13 h. 30 m. à 17 heures, effectué la détermination des trois composantes magnétiques par le magnétomètre Delporte.

Cette observation est rendue extrêmement pénible par la multitude de mouchettes qui nous harcèlent sans répit.

Pen suis fatigué et énervé au point de devoir renoncer à l'observation de nuit; un bain dans le Tanganika me retape un peu.

Maxima diurne : 26°,7.

On à apporté dans la journée deux jeunes perdreaux vivants.

Samedi, 20 août 1898.

Assez bonne nuit. Le vent a soufflé avec une intensité 2. à

Minima nocturne : 189,5. Côte orientale assez visible. Nébulosité allant de 1 à 7 dans le courant de la journée.

Je n'ai pas encore signalé le service de pêche fonctionnant régulièrement à Moliro, comme il devrait fonctionner partout au Congo.

Il y à à Moliro une équipe de pêcheurs fournie par un chef ami; les hommes sont renouvelés chaque mois et logent au poste; ils emploient des filets leur permettant de prendre depuis de minuscules poissons blanes jusqu'à des poissons de 80 centimètres de long, pesant 7 kilogrammes.

Je ne parle ici — c’est entendu une fois pour toutes — que de ce que nous avons vu ; le Tanganika renferme des poissons de bien autres dimensions.

Depuis notre arrivée à Moliro Dardenne à pu dessiner 24 variétés de poissons. :

Comme cest lui qui, chaque matin, inspecte le premier les corbeilles de poissons apportées par les pécheurs, afin de prendre les spécimens à croquer. par le crayon et le pinceau, notre camarade à été baptisé du pittoresque surnom de « Samaki » (le poisson), qui va le suivre jusqu’à son retour en Europe.

Page 1