REC PEER
cago et à Logansport, ses deux plus p’oches voisins ; mais l'un était très-mal, et l’autre , au lit depuis plusieurs semaines, élait trop épuisé pour pouvoir se transporter à soixante - quinze milles. M. Desseilles eut à mourir tout seul : oh! Marie l’aura assisté! C’est là sans doute une des plus rudes épreuves des missionnaires ; mais comme ils ne s’exposent à ce danger que pour l'anur de Dieu, lui, si bon, ne les laisse pas sans secours à la mort; et s’il les prive de l'assistance d'un prêtre, c'est assurément pour embellir leur couronne des mérites d’un dernier sacrifice. Je pense bien qu'il n'accorde cette faveur qu'à ceux qui sont ses saints amis.
Dès le premier moment, Monseigneur résolut de m'envoyer à la résidence du défunt pour régler les affaires ; mais je devais faire ce voyage comme diacre, lorsqu'arriva de Logansport une lettre de M. Ffançois, exprimant la douleur de se voir réduit par la maladie à refuser son ministère à ceux qui mouraient dans sa congrégation. Je me trouvai tout ému à la lecture de cette lettre. Monseigneur préparait l’ordination d'un prêtre irlandais pour la semaine suivante; il m'avait dit plusieurs fois en me parlant de mon voyage : Il faudrait être prêtre ; mais il savait que je désirais du temps, et lui-même en désirait pour moi. Toutefois je me sentis entraîné à lui dire qu’en l'état présent des choses je n'aurais pas d'objections à faire à mon ordination , s’il le jugeait convenable. Mes paroles se rencontraient avec ses intentions ; dès lors mon ordination fut décidée. Prêtre hier, j'ai dit ma première messe aujourd'hui, et dans deux jours je vais à Southbend consoler un peuple d'indiens, qui ont adressé à Monseigneur une tou-
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chante pétition pour un nouveau prêtre. En même temps j'assisterai le pauvre M. François à Logansport. Je ne m'effraie point, parce que j'espère en Celui dont je suis le ministre ; mais priez : je serai là, à soixante-quiuze milles du prêtre le plus proche, abandonné à moi-même, mais appuyé sur le bras fort de mon Dieu. Ce beau jour, je le finirai en vous disant que le sentiment dominant en moi est une joie profonde, sous le poids des nouvelles obligations contractées. Je ne sais si j’en dois avoir quelque inquiétude, mais je me trouve le cœur si léger , si heureux , si content, que j'en suis tout étonné. Aller de messe en messe jusqu’au ciel !.….. Vous le savez, souvent je disais que j'étais né heureux. Eh bien! encore à présent, je puis le dire, et Dieu dans ma première mission m'a traité en enfant gâté. J'avais toujours désiré une mission sauvage, nous n’en avons qu’une dans l’Indiana , et c'est moi que les Potowattomies appellent leur père La robe noire. »
Quelques jours après, M. Petit partait pour Southbend , où il resta jusqu'aux premiers jours de septembre 1838, partageant son temps entre les sauvages et les Américains catholiques répandus dans les environs. Mais c'était surtout au milieu des sauvages , dont il aimait la franchise et la simplicité , c'était surtout à Chichipé-Outipé , village indien , qu'il se plaisait à porter la parole de. l'Evangile. Laissons-le parler dn premier séjour qu'il y fit.
& Je suis resté vingt-un jours au milieu d'eux ; voici la vie qu’alors nous avons menée. Au soleil levant la première cloche sonnail ; et vous auriez vu les sauvages arriver le long des sentiers de la forèt, et sur le bord
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des lacs (Il y en à quatre contigus , et l'église est bâtie sur un cotcau au bord du plus grand). Quand ils étaient arrivés, sonnait la deuxième cloche; puis, en attendant que les retardataires fussent rassemblés, le catéchiste faisait une répétition vive et animée du sermon de la veille ; on récitait ensuite une leçon de catéchisme, et la prière du matin; je disais la messe au milieu des cantiques , et je prèchais ensuite, interprété par une respectable demoiselle de soixante - douze ans, française, qui s’est consacrée en qualité d'interprète à l’œuvre des missions ; puis ils terminaient par un Puter et un Ave; chantaient : Je mets ma confiance, Vierge , en votre secours, et sortaient de la chapelle, C'était alors le temps de confesser pour moi jusqu’au soir, quelquefois même après souper. Au coucher du soleil ils se rénnissaient de nouveau pour le catéchisme , que suivaient une exhortation, la prière du soir ,le cantique à la Vierge ; et je leur donnais ma bénédiction, la bénédiction du pauvre Benjamin! Mais Dieu a fait en moi de grandes choses : Fecit mihi magna qui potens est ! Beaucoup avaient la sainte habitude de la communion fréquente; et, privés qu'ils en étaient depuis la mort de M. Desseilles , ils avaient pratiqué la communion spirituelle avec toute l'ardeur d’un pieux désir.
J'ai baptisé dix-huit adultes, et béni neuf mariages.
Le prosélytisme de ces bonnes gens est admirable ; ils quittent leurs maisons, el s'en vont au loin chez ceux qui désirent se faire chrétiens, pour leur enseigner ce qu'il faut savoir. Chacun des nouveaux baptisés, qui n'étaient pas habitants du village, emmenait avec soi quelques jeunes gens qui savaient lire , el qui l'accom-
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D'AMÉRIQUE. gl pagnaient uniquement pour lui apprendre les prières et le catéchisme, Si maintenant je vous disais comme ils se sont attachés à moi pendant ce peu de temps! « Nous » étions orphelins, me disaient-ils, et comme dans la nuit : » mais vous êtes apparu parmi nous comme une grande » clarté, et nous vivons. Vous êtes à la place de notre père » qui est mort, et nous ne ferons rien sans votre avis. » — Je ne tiens pas le cœur des autres dans ma main, » disait, les yeux gros de larmes, un vieil homme en me » serrant la main ; mais jamais le mien n'oublicra ce que » vous nous avez dit. Pendant que vous étiez au milieu » de nous, si nous avions un chagrin, nous venions à » vous , et vous nous consoliez; à qui irons-nous quand vous serez parli? » Lorsque, passant près d'un wigwam, je soulevais la natte qui sert de porte, et que j'avançais la tête pour leur dire : Bonjour , mes enfants! si vous aviez vu leur franc sourire, en me répondant : Bonjour, mon père ! Si vous les aviez entendus me demander avec une simplicité d'enfant la permission d’alier à leur chasse d'automne ; et, quand ils avaient reçu ma bénédiction et le petit papier où je leur indiquais les jours de maigre et de jeûne, prendre congé de moi d'un air si filial et si simple; si vous aviez vu leur cœur gros, quand leur cercle
en silence s’agenouilla autour de moi au moment où je partis ; vous comprendriez pourquoi, en leur faisant ce premier adieu, je retiouvais dans mon cœurquelque chose du sentiment que je connus pour la première fois lorsque je quittai Rennes; je quittais encore ce jour-là ma famille. »
Souvent le jeune missionnaire retournait à son villagr indien ; il s’y trouvait au commencement de l’année 1838.
I écrivait ce qui suit :
« Me voici à Chichipé-Outipé , au sein de mon église indienne. Comme je les aime mes enfants, et comme je me plais au milieu d'eux! Cette mission est laborieuse , mais que de consolations! Je ne le répèterai pas, c'est toujours la même merveille, un incroyable mouvement de conversions parmi ces pauvres infidèles. Il y a maintenant mille à douze cents chrétiens, et puis une ferveur , une simplicité admirable et touchante.
» C'était le dernier jour de l’année 1837 ; je dormais sur ma natte, lorsque vers minuit je fus réveillé en sursaut par une décharge de mousqueterie. On n’est pas longtemps à se lever, quand on dort habillé sur des naties : je courus à ma porte qu'on agitait , et j'ouvris. Ma chambre se remplit au même instant d'une troupe d’Indiens, hommes, femmes , enfants, qui venaient me souhaiter la bonne année ; ilsse mirent tous à genoux autour de moi, et je les bénis ; puis tous en souriant vinrent me donner la main ; c'était une véritable fête de famille. Je leur adressai une courte allocution sur l’année qui s'en allait et sur celle qui venait de commencer , et je les
nenai tous à la chapelle, où nous fimes une courte prière. Puis ils me demandèrent la permission d'aller faire la même politesse aux chefs, ce que je leur accordai sans peine, vous devez le penser. Oh! je les aime tendrement! Si vous voyiez , quand j’entre dans ma cabane, les petits enfants qui m’entourent et montent sur mes genoux ; les père et mère et les ainés de la famille qui se recueillent , font pieusement le signe de la croix, et puis avec un sourire confiant viennent me presser la main , vous ne pourriez vous défendre de les aimer comme moi. Quand on les visite le soir dans leurs
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| pris prières, catéchisme et cantiques, dans un espace
de temps inconcevablement court. Je commence à parler un peu leur langue, à découvrir quelque chose de ce qu'ils me disent. S'il me fallait vous donner tous les détails qui peuvent intéresser, je n’en finirais point. Je suis vraiment trop heureux. Ne me souhaitez rien de mieux ; mais que Dieu nous protège ! Cette mission est menacée d'une prochaine destruction ; le gouvernement veut transporter les Indiens de l’autre côté du Mississipi. Je vis entre la crainte et l'espérance ; mais je remets mon espérance et ma crainte aux mains du Seigneur ! »
(4 avril 1838. )» Maintenant mon lieu de résidence chérie, c'est le village de mes Indiens. Là, j'ai une vaste habitation bâtie d'arbres entiers posés les uns sur les autres; on voit en plus d’un endroit le jour à travers les murailles; ma cheminée serait assez large pour loger un quart de corde de bois; je ne marche point sur des tapis, mais sur des planches, qui n'étant pas fixées s'ébranlent sous le pied, comme les touches d’un piano sous les doigts du musicien. La nuit on y jette une nalte avec deux couvertures , une dessus, l’autre dessous, et je dors aussi bien sur ce lit indigent que sur la couche la plus somptueuse qui soit au monde. J'ai dû la semaine dernière aller à la rivière des Dindes , pour prêcher sur la tombe d’un pauvre catholique, mort sans avoir vu ua prêtre depuis vingt ans au moins. Il n'y avait en ce lieu que deux familles catholiques,
91 MISSIONS | toui le reste était protestant, La réunion était nom- M
breuse; les ministres méthodistes s'y étaient rendus, 4 7. Obligé de prècher en anglais, j'avais peur de me dé- qu'ui concerter; mais Dieu prend pitié de nous , et j'ai plus A j'aur d'une fois éprouvé l'effet de la promesse de Jésus- j'aur Christ : « Ne vous inquiétez pas ; je vous mettrai dans & Den la bourhe cé que vous aurez à dire, » Je me mis à ge- PT poux au coin d'une vaste chambre remplie de bancs, Etant adressai à Dieu une courte prière, récitai un 4ve Mu- j'aim riu; et puis ayant fait le signe de la croix, je parlai J bn pendant une heure environ tout-à-fait à mon aise. C'é- | dont tait la voix du défunt qui justifiait la foi qu’il avait pro- 4 doc fessée durant sa vie: condamnation de l'interprétation À D blem privée; institution divine de l'autorité ; mission non in- À des. terrompue dans l’Église catholique ; unité de doctrine; 4 je d enfin , réponse aux nombreuses calomnies qu’on répand À des j contre nous. La vie nomade d’un missionnaire est toute M Les s faite pour le dégager des affections terrestres ; c’est en M demi vivant ainsi, toujours errant d’un lieu à l’autre, qu'on Î misé: se sent en terre de passage ; jamais je n'eus plus de Ê (3 liberté de cœur. Je crois pouvoir le dire avec vérité, # cuis je désire mourir, s’il plait au Seigneur, sans pourtant L Fäqu éprouver de fatigue de la vie. Il me semble qu'au milieu vrag de ces travaux ma santé s’affermit. Eh bien! peut-être dans quarante ans de mission, et puis le ciel ! peut-être pas parti quarante jours, et puis le ciel! Je veux bien l'un ou j'ai « l'autre, peu m'importe, pourvu que je sois bien avec Æ deux mon Dieu... J'ai maintenant la triste perspective de ma à nié mission indienne bientôt détruite, et c’est comme un #4 ahtes fond noir au tableau de ma vie présente; je commence Bs acte
cependant à me trouver plus soumis, Un voyage à Was- Vouk
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D'AMÉRIQUE. d0 hington, de pressantes réclamations auprès du président ont été sans effet, Mes pauvres (indiens n'ont plus qu'une chance : réussiront-ils? Dieu le sait, Pour moi, j'aurai à essuyer leurs larmes quand ils iront en l'exil; j'aurai à détruire l'autel et l'église, à mettre en terre la croix qui s'élève sur leurs tombes , pour épargner à ces choses saintes d'hérétiques profanations ; et puis il faudra leur dire adieu pour ne les plus revoir, eux que j'aime et qui m'aiment tant ! Et ces âmes chrétiennes iront se dessécher sans le secours de ces sacrements dont ils approchaient avec tant d'amour , et languir sous un ciel inconnu, où moi leur père je ne pourrai probablement pas les suivre. Oh! je ferai tout ce qui dépendra de moi pour ne pas les abandonner. S'ils partent, je désire les accompagner au moins jusqu'aux missions des jésuites sur le Mississipi.... Dieu seul connaît toutes les souffrances de mon cœur; il y a trois mois que je demande à connaître et à faire en tout ceci sa juste et miséricordieuse volonté,
( 31 mai 1838. ) » Je suis resté plus long-temps que de coutume sans vous écrire ; mais c'était le temps de Fâques , et le pauvre missionnaire était accablé d'ouvrage….. J'ai d'abord fait faire les pâques à Bertrand dans le Michigan , puis à Southbend; après quoi je suis parti pour Chichipé-Outipé, où pendant cinq semaines j'ai confessé du matin au soir, sans autre rep: que deux visites à des malades éloignés à peu près de quarante milles l’un de l’autre. De là il a fallu porter les consolations de mon ministère chez le chef Pokagon , à soixante milles de Chichipé-Outipé , dans le Michigan. Vous croyez peut-être que Îles missionnaires sont des
rh ti À à # î © # à
DS ÉTERNEL SHRUNES PL REP RNE 4
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(l| saints ; mais je vous avouerai que , tout ce temps-là , je à Diet | ne pouvais presque prier Dieu. Les confessions finies et #4 prouve | le bréviaire dit, je tombais endormi sur ma natte. Ce | che au 1 que j'ai de bon, c'est que mon sommeil est toujours Æ j’aperç
celui d’un enfant , calme , réparateur et non interrompu. É E abandt | Il est vrai, et cette pensée me console, la fatigue du si j'ap | jour était toute pour la gloire du bon Maître auquel je 5 min, t | me donne tout entier; il veut bien la prendre comme à m’accu | une continuelle prière ; elle serait, pour qui saurait #} que to | bien l’offrir, un sacrifice continuel. Il y a pourtant bien baptisé
des moments encore où , malgré la sécheresse d'âme chisser
que donne la fatigue, le cœur se trouve gonflé de joie É missiot et les yeux mouillés de douces larmes ; c'est si beau de 2 pénibli
se sentir dans un monde où l'on n’a rien à faire que tra- 2% regard vailler pour Dieu ! Merci, merci, mon Dieu! k | arrivée (9 juillet 1838.) » Tant que les sauvages resteront 4 gnées « dans l’Indiana, je serai, je crois, leur missionnaire. 0 prière {l | Dieu, par une grace qu'il accorde à leur piété bien plus É vent p | qu’à ma misère, m'a donné de pouvoir aujourd’huime ME cloués | ‘passer d'interprète pour la confession et pour les con- Missis | versations ordinaires ; je suis tout étonné de m'entendre | bonhe | parler sauvage avec eux ; quoique le loisir m’ait manqué 1 infidèl dl de travailler à l'étude de leur langue, ils m'entendent # munio | et me comprennent bien. Oh ! c'est maintenant surtout A de co que je commence, dans cet épanchement immédiat , à de te voir toute la beauté de ces âmes neuves. Leur attache- mes co | | ment pour moi, et le mien pour eux, sont bien plus Æ# même | | forts aujourd’hui que jamais: et cependant les jours 1 A « | arrivent, où j'ai la crainte de voir détruire cette mis- e s'empa | | “tn, De temps en temps une lueur d'espoir rend à mon | | Outipé
cœur une sérénité passagère ; pourtant je remets tout % la priè
ce temps-là , je ssions finies et * ma natle. Ce il est toujours on interrompu.
, la fatigue du laître auquel je rendre comme ur qui saurait a pourtant bien heresse d'âme > gonflé de joie est si beau de à faire que traeu!
ages resteront * missionnaire.
piété bien plus aujourd’hui me | pour les conde m'entendre r m’ait manqué ils m'entendent ntenant surtout nt immédiat, à Leur attachesont bien plus ndant les jours
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oir rend à mon | je remets tout
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à Dieu, il sait mieux que nous ce qui convient. J'é-
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che aux sauvages ; quand je voyage dans le bois, si
| j’aperçois une cabane indienne, un campement même
abandonné, je sens comme une palpitation de plaisir ; si j’aperçois quelques Indiens en marche sur mon chemin, toute ma fatigue est oubliée ; et quand leur sourire m'accueille de loin ( car ils me connaissent tous ou presque tous maintenant, et même ceux qui ne sont pas baptisés m'appellent leur père), c’est comme le rafraichissement d’un accueil de famille. Lorsque je suis en mission chez les blancs, mes Potowattomies comptent péniblement les jours de mon absence , et moi aussi je regarde toujours comme un jour de fête le jour de mon arrivée à Chichipé-Outipé. Que de joie, que de poignées de main, que de bénédictions avant et après la prière du soir ! et puis, quand Ja nuit vient , ils ne peuvent plus quitter mon wigwam ; c'est comme s'ils étaient cloués là. Ah! si j'étais libre ! lorsqu'ils s'en iraient au Mississipi , ils n’y iraient pas sans prètre !.... J'ai eu le bonheur de baptiser parmi eux depuis Pâques cent deux infidèles, et j'ai compté quatre cent trente-quatre communions. {1 y a bien aussi quelques protestants en voie de conversion, mais le nombre en est petit ; j'ai si peu de temps, et tant d'occupation chez les sauvages, et mes congrégations de blancs sont si loin de me donner le même contentement que mes pauvres peaux rouges |! »
A quelque temps de là, le gouvernement américain s'emparait de la maison où logeait M. Petit à Chichipé- Outipé , et de l’église où ses Indiens se réunissaient pour la prière.
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