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uve donnée à r, qui réside De temps en fontagnes ont | méfaits bien ite de la peule bon esprit leurs s'excuse critique \où le déjà fort loin, aivre jusqu'au } CES sauvages te-Plate, qui
»perversité de son cœur. Il a assassiné en traitre un » Nez-Percé, tandis que celui-ci était sous ma protection, » qu'il fumait mon calumet, qu'il partageait avec moi la
x même nourriture, qu'il se reposait sous ma tente, asile à -inviolable et sacré! J’eusse donc été à jamais déshonoré,
» si je n’eusse tiré une prompte vengeance de cet acte » honteux et détestablé, et lavé dans son sang la tache,
qu'il avait faite à ma tribu... J'ai tiré sur le meurtrier » à bout portant et dans sa propre loge. — Il n’est pas » mort. — Sa blessure est maintenant guérie... Il m'at- » tend, résolu de me tuer... Je ne le crains pas, moi » aussi je suis chef... Robe-Noire, j'ai entendu ta parole, » et des sentiments, nouveaux pour moi, se sont glissés » dans mon cœur. — Je voudrais me réconcilier avec mon h ennemi; mais son cœur est si ulcéré qu’il ne veut se » préter‘à aucun accommodement. — Malgré tout ce que h. mon frère a pu lui dire pour le calmer, il persévère » dans la résolution qu'il a prise de verser mon sang. » Voici ce que je ferai: je lui offrirai un cheval, pour » couvrir la blessure que je lui ai faite. —S’il est content, » c'est bien. — S'il ne l’est pas, je le tuerai. » Les Robes Noires, on le devine, furent d'avis qu’il faillait tout faire 4 tout essayer, pour nepas être obligé d'en venir à ce dernier parti. — Je m'offris même comme médiateur «tr'eux, et nous fimes un vœu à la S'° Vierge, afin que ls affaires s’arrangeassent à l'amiable. Nous continuâmes wtre route. Le Petit Chef Pégan et ses compagnons prérent leurs flèches et chargent leurs fusils. Quand nous wmmes en vue. du Fort, deux Pieds-Noirs viennent en grande hâte à notre rencontre : c'est pour dire au Petit Chef, que s’il approche, lui ou quiconque de ses gens, on me répond pas de sa vie. Ils retournent aussitôt pour annoncer notre arrivée. Bientôt la grande cloche du Fort # fait entendre. — En l'honneur de qui? — C’est aux Prêtres que cet honneur s'ädresse; car les défenseurs du
Fort sont ou Français, ou Espagnols, ou Canadiens, c'es
à-dire "presque tous catholiques. Sans faire attention aux avis qu'on est venu nous donner, nous partons au grand galop pour le Fort. On ouvrit aussitôt les portes, et tous les blancs nous saluérent avec la plus grande cordialité, malgré l’absence du commandant, qui ne vint quelques minutes après que pour ajouter encore aux politesses, dont nous étions l’objet. Après les premiers compliments, on nous amène deux chevaux, et nous nous ns dans une:ile, formée par les eaux du Missouri, où se trouvaient une douzaine de loges de Pieds-Noirs du Sang, et au milieu, celle du meurtrier en question. L’extrême proprété qui y régnait, montrait qu'elle avait été préparéé pour nous recevoir. Nous y fûmes introduits les premiers ; après nous le Petit Chef Pégan et ses compagnons (4); ensuite les Pieds-Noirs du Sang; et le dernier de tous, le chef meurtrier, dont les traits annonçaient assez lavengeance, qui bouillonnait dans son cœur. J'expliquai les motifs de ma visite, et je plaidai: fortement en faveur de la réconciliation, déclarant en même temps ma détermination, de ne pas quitter la loge sans la voir s’accomplir. Le Chef Pied-Noir m’écouta avec beaucoup d'attention, me fit une réponse pleine d’à-propos et sa dernière parole fut celleci: Tout est oublié. — Et comment pourrais-je avoir le cœur mauvais, après ce que la Robe-Noire vient de dire ! — Ces paroles, qui rassurérent l'assemblée, donnérent lieu à plusieurs petits discours, qui firent voir qu'il y a partout de l’éloquence, quand c’est le cœur qui parie.
Le discours du Petit Chef, qui le premier avait sollicité la réconciliation, fut couronné par une action, que je n'ai pu voir sans me sentir le cœur ému; il s'avança près de cel, |
Mdr rte à rh qe ou le Grand Lac; Onisetéste-
le Bœuf B] Masteisttamik, le Bœuf Corbeau dry Fr 0h la Parole du Chef; *Ekotso, la Grosso Roulette ; Sata, le Méchant; ÆAkaniaki, l'Homme meurtri de coups.
adiens, c'est- qui avait été son plus cruel ennemi, et, après l'avoir attention aux embrassé tendrement , il ajouta aux promesses qu'il lui ons au grand avait faites, le don d'une belle robe garnie en porc-épic ortes, et tous et en perles, dont il le couvrit sur-le-champ. Le calumet
de cordialité,
| de la paix, aussitôt allumé, comme pour mettre le sceau à
vint quelques la réconciliation, fit plusieurs fois le tour de l'assemblée, aux politesses, et tous en firent monter la fumée vers le ciel, dans un compliments, esprit de reconnaissance. Il n’est pas nécessaire de dire, nous ns
r - ÉY a mt sde crc nsmmirntir se
que, lorsqu'on eut fumé, tous se retirèrent , le cœur plein | d’uné joie, qu’il est plus facile d'éprouver que de décrire. Je recommande ces pauvres Pieds-Noirs d’une manière toute spéciale à vos Saints Sacrifices et à vos prières. Veuillez croire que je suis avec le plus profond respect et la plus grande estime , .… Mon rév. et bien-chèr Père,
fissouri,, où se Noirs du Sang, ion. L'extrême vait été préparoduits les preses compagnons dernier de tous, ent assez lavenur. J'expliquai ement en faveur emps ma détersoir s'accomplir.
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serviteur et frère en J. C.
P. J. DE SMET, S. J.
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