‹ Missions de l'Orégon et voyages aux Montagnes Rocheuses aux sources de la Colombie, de l'Athabasca et du Sascatshawin en 1845-46 [microforme]Chapitre 50 sur 85 · A FET · texte numérisé non relu

A FET

et nous envoya mesurer le fond de la rivière. Par bonheur, Bt «

ikn’y avait que cinq pieds d’eau. Nous nous contentâme donc d'attendre un vent plus favorable, en faisant sécher les seuls vêtements que nous eussions et en réchauffant nos membres engourdis. Nous descendimes assez gaiment dans l’après-diner, car le vent avait changé, et le lendemain nous regagnèmes le temps perdu: à force de voiles, nous parcourûmes une distance de 60 à 70 milles. Le 17,

le plaine, dans le . Plusieurs milliers ur les autres, fori pu savoir, ce qui ge monument, ni des de cerfs et de

re aux Trembleset D nous rencontrèämes sept loges d’Assiniboins, qui nous s continuent leurs D reçurent poliment dans leur petit camp, nous invitérent à un bœuf, seulement D un festin et nousoffrirent , au départ , d’abondantes provit les os pleins de Mons. Le même jour, huit Gros Ventres du Missouri

nous accostèrent, avec toutes les marques du respect et de l'amitié, insistant pour nous faire accepter un gros tas de langues de buffles. Les buffles continuent à être très-nombreux; les ours gris ne manquent guère et essuient partout les feux de mes campagnons. Nous campâmes vers lemilieu du premier grand détour du Missouri.

Le 18, un vent favorable nous encouragea à déployer de nouveau nos voiles: nous filions environ dix nœuds à l'heure, et, dès la pointe du jour du lendemain, nous arritimes au Fort Berthold, où nous fümes poliment reçus et traités par M° Bruyère. Les Gros-Ventres ont ici leur grand village; la plupart étaïent partis pour leur chasse d'hiver. Ils construisent leurs loges en terre comme les Kans et les Ossages. Je fus invité à un festin , par ceux qui faient restés à la garde du village: c'est une marque nvariable de leur respect et de leur bienveillance. Ils sont a général amis des blancs et renommés pour leur bravoure + pour leur courage à la guerre. Ils cultivent avec soin de champs de maïs, de citrouilles et de patates.

Le 20. Plusicurs bandes de sauvages nous crient du je, et nous font signe de venir à eux. Le meilleur à prendre dans ces conjonctures , c’est d'obéir, et l'on rarement à se repentir de cotte petite condescendance;

| *ecvepte le calumet ; on donne de quoi le remplir; on

plus délicat de son plusieurs canards et e dirigeant vers k de l'hiver. Depuis

ns remarqué partout Ces animaux intérer

rent avec beaucoup

1 de l'année. Le 46, violent, se trouve -mplit notre esquif,

fame une ou deux charges avec eux et à leur façon; on

échange de part et d'autre ses petites nouvelles; s'il voient que vous êtes sans provisions , ils s'empressent de vous donner les morceaux choisis de leur chasse; on s'embrasse et l’on se quitte amis. Refuser de s'approcher, quand on est sur leurs terres et qu’on est appelé, c'est les irriter et s’exposer aux plus grands périls. Nous continuons ensuite en paix notre route et nous campons, la nuit, à l'embouchure de la Rivière des Couteaux. ici, un vérite. ble et grand danger nous attendait et nous l'avons échappé belle. Notre grand feu , car il faisait froid à la belle étoile, avait été découvert par une bande d'Indiens, armés jus qu'aux dents ; ils s'étaient approchés de nous, à la faveur de l'obscurité, sans que nous les eussions aperçus. Heureuse ment, à la lueur du feu, le chef me reconnaît à ma croi et à ma robe noire; il court vers moi, jette son casse-tête, m'embrasse et me serre dans ses bras, en s’écriant: « Ah! que tu étais près de partir pour le pays des âmes! » On te croyait loin de nous; on t'a pris pour un ennemi,» Ils mirent alors les deux mains sur la bouche, signe ex pressif de leur grand étonnement. Tout cela se faisait en

moins de temps qu'il n'en faut pour vous l'écrire. Je lil

remerciai du plus profond de mon cœur ; nous passème ensemble la soirée assez agréablement; le cslamet \

présenté et resserra encore les nœuds de l'amitié ; ensuite

une tasse de caffé bien sucré, des langues et des bosses d bufiles roties à la broche, mirent tous ces guerriers de meilleure humeur du monde, au point qu'ils nous hon

rent d’une danse et d’une chanson. Ils appertenaient à | tribu des Aricaras, dont les blancs redoutent toujours

rencontre dans le désert ; car ils sont voleurs et à

Ils me promirent solennellement, en me quittant : «

Y’avenir ils aborderaient toujours les blanes, le calumet la main (en amis). » Le lendemain, nous déjeünèmes

Fort Madisson ou Mandan, avec l’aimable M’ Des 4

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Après quelques heures de descente, nous passâmes sous une chevelure, attachée au bout d’une longue perche , qui

et à leur façon; on tes nouvelles; s'ils

ils s'empressent de balançait au-dessus de la rivière. C'était, selon toute le leur-chasse; on probabilité, un sacrifice fait au soleil, pour obtenir d’autres ser de s'approcher, chevelures, ou une bonne chasse. Bientôt nous nous trouest appelé, c'est les vâmes en face du quartier d'hiver des Aricaras, campés et

fortifiés dans une belle forét de peupliers, sur le bord du fleuve. Un grand nombred'Indiens à la fois, par leurs cris et par leurs gestes, nous invitèrent à nous approcher. Nous fimes force de rames, pour montrer notre empressement. Ils nous reçurent avec beaucoup de cordialité et nous invitérent à plusieurs festins; mais, comme le temps ne nous permettait pas un tel retard, ils voulurent nous montrer leur libéralité, en nous donnant des langues, des bosses et d’autres morceaux de buffles en si grande quan-

ils. Nous continuons campons, la nuit, eaux. Ici, un vérite nous l'avons échappé roid à la belle étoile, l'Indiens, armés juse nous, à la faveur de s aperçus. Heureustconnait à ma croi

casse-tête, Büté, qu'il ne nous fut pas possible d'en prendre la moitié

40e pers s'écriant: dans notre esquif. Quoiqu'il füt tard, nous résolèmes de le pays des âmes! continuer à descendre, pour aller camper à quelques ris pour un ennemi.» nilles au-dessous du village, afin d'éviter surtout de pas-

ser la nuit en festins. Les cinq jours suivants, nous fùmes out cela se faisait enMirt retardés par des vents contraires, qui nous emvous l'écrire. Je lspéchaient assez souvent d'avancer. Nous arrivèmes, dans eur: nous passimellh matinée du 26, au campement de M° Goulé, commis ent: le calumet félite la compagnie ‘des pelleteries dans les environs des , de l'amitié; ensuitPules au Grès. J'y ai baptisé plusieurs enfants Métis. Profitant du temps favorable, nous descendimes la ière, durant quatre jours et quatre nuits, sans nous Mer, et, le 30, de grand matin, nous arrivâmes au rt Pierre, où se tient le grand entrepôt des pelleteries et les marchandises de la Compagnie Américaine. Durant trajet, nous avions passé devant plusieurs belles rivières, ise jettent dans le Missouri, telles quela Rivière Grande, petite Sheyenne, la Mareau et la grande Sheyenne. Le jort Pierre est à sept cents milles du Fort Union. M° >, chef de la Compagnie sur le Missouri, nous reçut

bouche, signe ex

avec une politesse et une cordialité singulières. 11 me força d'accepter pendant trois jours l'hospitalité dans son Fort; je profitai de ce retard, pour annoncer la parole de Dieu à un grand nombre de Sioux, et baptiser cinquante deleurs petits enfants. M" Picotte de son côté, me fit faire

un esquif plus grand et plus commode, qu’il remplit de toutes sortes de provisions et même de douceurs. Je ne pourrai jamaisassez lui exprimer ma reconnaissance. Puisse le Seigneur lui tenir compte de sa grande charité à mon égard, et l'en récompenser un jour comme il le mérite! J'ajouterai ici, comme marque de ma sincère reconnaissance, que dans toutes les maisons de traite de la Compagnie Américaine, la libéralité, la cordialité et la eharité de tous ces Messieurs, sont allées fort au-delà de mon attente et de mes besoins. La tribu des Sioux, au milieu desquels je me trouve dans ce moment, est peut-être la plusgrande de toutes les tribus du continent septentrional de l'Amérique, Elle occupe un territoire qui s'étend de la Rivière S' Pierre sur le Mississippi, jusqu’au Missouri ; et de là, jusqu'aux sources des deux grandes fourches de la Platte. Les auteurs varient sur le nombre des Sioux, qu’on suppos être de soixante à quatre-vingt mille. Ils sont divisés en plusieurs tribus, qui parlent toutes la même langue à peu de différence près. Tels sont les Brülés, les Ogallallas , les Jantons, les Jantonnais, les Piankshaws , les Minikanjous, les Pieds-Noirs Sioux, les Santics, les Arcs Brisés, les Assiniboins, les Ampapas, les Unkepetines, les Saoyns, ete, Le mot Sioux est d'origine Canadienne: il dérive du mot Soël.Ce nom leur a été donné, à cause de :c:r passion pour les liqueurs spiritueuses , et à cause de ieur proper sion à s'enivrer. Le nom qu'ils se donnent à eux- , et sous lequel ils sont connus parmi les autres nations, es Dacotha, qui veut dire Coupe-Gorge. Quelques Missionnaires trouveraient ici beaucoup d'ouvrage, et y recueil: leraient une belle moisson. Les bons sauvages n'ont cesK

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