‹ Missions de l'Orégon et voyages aux Montagnes Rocheuses aux sources de la Colombie, de l'Athabasca et du Sascatshawin en 1845-46 [microforme]Chapitre 51 sur 85 · PU R · texte numérisé non relu

PU R

singulières. 1} me ospitalité dans son noncer la parole de baptiser cinquante pn côté, me fit faire ie, qu'il remplit de » douceurs. Je ne connaissance. Puisse ande charité à mon omme il le mérite!

incère reconnaissanite de la Compagnie et. la charité de tous à de mon attente et au milieu desquels je itre la plasgrande de ional de l'Amérique, nd de la Rivière S' Se puri ; et de là, jus hes de la Platte. Les Sioux, qu'on suppos e. 1ls sont divisés en même langue à peu és, les Ogallallas , les ws , les Minikanjous, les Arcs Brisés, les tines, les Saoyns, ete.

dienne: il dérive du

cause de :c:v passion use de eur proper nnent à eux- ’ ks autres nations, es +. Quelques Mission vrage, et y recueilsauvages u'ont ce

de me témoicner le vif désir qu'ils ressentent, d’entendre la parole. et d'embrasser la religion du Grand- Esprit, Le Fort Pierre est à quinze cents milles de St Louis; nous le quittâmes, le trois novembre, assez tard dans, l’après-diner; mais, au bout de quelques milles nous nous aperçümes, que notre nouvel esquif faisait ps de toutes parts: il fallut s'arrêter pour le radouber. Nous le.tirâmes donc à terre, vis-à-vis la grande ferme de la Compagnie , dans l'Ile Fleury. Pendant que mes compagnons travaillaient à l’esquif, je fis. avec grand succès la guerre aux poules; bien entendu , que cette petite chasse m'avait. été recommandée par le bon M" Picotte!. Nous quittâmes bientôt l'ile et ses. habitants,.et nous allâmes camper à l'embouchure de la Rivière Capelle.

Toute la journée du 4 fut orageuse ; le vent était con- Mrs nous ne pûmes par conséquent avancer que lente- Je visitai le 5 le Fort Bouis, et j'y baptisai treize peti enfants Métis. Le temps étant 1 us go et rt favorable, nous en profitâmes pour parœurir tout le grand. détour du Missouri, qui est de trente-six milles, tandis que la langue de terre qui lie cette presqu'ile, n’a qu’une hrgueur de trois milles. | Le 6, visite à M' Campbell au Fort Look-Out, où.un. grand nombre de Sioux se trouvaient campés. En leur présence, je baptisai. 16 enfants Métis; je tins ensuite consil avec les principaux chefs et les braves, au nombre de: trente environ. Je leur donnaï quelques détails sur la: conversion des tribus des Montagnes-Rocheuses, et sur ma visite récente aux Pieds-Noirs. « Et vous Sioux, Jeur » disje en finissant, recevriez-vous la Robe-Noire qui ». voudrait liabiter vos plaines, et. demeurer au milieu de- » vous? Vos cœurs s’ouvriraient-ils à sa parole? Suivriez- » vous volontivrs le sentier, que le Fils du Maître de la » Vie, désus-Cluist, est venu tracer sur la terre, et par

» lequel il veut faire marcher toutes les nations? Les Tétes-Plates, les Kalispels, les Stietshoi, les Shuyelpi, les nations de la Nouvelle Calédonie, ont déjà reçu la parole de Dieu: ils marchent dans le sentier qui mène au ciel! Ils ont jeté loin d’eux tout ce qui est mauvais; ils ont enterré le casse-tête; ils ont quitté la boisson, qui rend les Sioux fous et malheureux; ils ont renoncé aux vols et aux déprédations. Parlez, Sioux! j'écoute! Je porterai vos paroles aux grands chefs des Robes- Noires (l’Evêque et leRév. Père Général). Parlez; si vos

» paroles sont bonnes, je plaiderai yotre cause auprès

» d'eux. Je vous aime sincérement ; je voudrais vous voir

» heureux, vous voir pratiquer et aimer la parole du Grand-Esprit. Parlez les paroles de votre cœur. »

Après quelques instants de consultation et les cérémonies

ordinaires du calumet, le Grand Orateur se leva; puis

m'ayant serré la main ainsi qu’à tous ses compagnons, il

me dit: « Robe-Noire, je parle au nom des chefs et des braves: les paroles que tu nous annonces du Maître de la Vie, sont belles; nous les aimons; c’est aujourd'hui, pour la première fois, que nous les entendons. — Robe Noire, tu ne fais quepassersur nos terres; demain nous n’entendrons plus ta voix; nous serons, comme nous l'avons toujours été, des enfants qui n’ont point de père pour les guider, pareils aux Wistonwish (les petits chiens des prairies) qui ont leurs loges dans la terre « qui ignorent tout. — Robe-Noire, viens placer ta loge avec les nôtres; mon cœur me dit qu’on t'écoutera, — Nous sommes des méchants, nous avons de mauvais cœurs; mais ceux qui portent la bonne parole, ne sont jamais venus jusqu’à nous. — Viens-y donc, Robe-Noire, et les Dacotha t'écouteront, et nos jeunes gens apprerdront à avoir de l'esprit. »

J'ai baptisé, ensuite dans la même journée, quatre enfants de deux Canadiens mariés à des femmes sauvages, et résidant à neuf milles du Fort,

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