EFFET
s les nations? Les shoi, les Shuyelpi, je, ont déjà reçu la le sentier qui mène 2e qui est mauvais; t quitté la boisson, eux; ils ont renoncé eZ, Sioux! j'écoute!
ls chefs des Robeséral). Parlez; si vos votre cause auprès e voudrais vous voir aimer la parole du de votre cœur. »
on et les cérémonies Drateur se leva; puis s ses compagnons, il nom des chefs et des annonces du Maître de s; c'est aujourd'hui, entendons. — Robe terres; demain now serons, COMME nou qui n’ont point de Vistonwish (les petits ages dans la terre «à , viens placer ta logt qu’on t’écoutera, — s avons de mauvais onne parole, ne sont y done, Robe-Noire,
jeunes gens appret
} journée, quatre enes femmes sauvages:
Je ne puis quitter les Sioux, sans. vous rapporter -un trait de cettechevalerie errante. On doit “hs sur la bonne foi de Tahtunga Egoniska, un de leurs chefs, et sur la véracité d’un voyageur récent: écoutons, c'est Tahtunga lui-même qui parle: « Lorsque j'étais jeune, j'aimais le bruit des armes... Je m'enrôlais dans tous les partis de guerre. Ces cicatrices vous diront que j'étais toujours au milieu des flèches, qui venaient répandre le sang des braves.
» Rarement ou nous vit retourner du pays ennemi, les mains vides,.… sans chevaux et sans chevelures. Quelquelois cependant nous retournèmes au camp comme des insensés, sans oser paraitre au festin des braves.
« Un jour, que nous marchions contre les Corbeaux, une védette fut envoyée à la découverte de l'ennemi. Les guerriers suivent avec ardeur ses traces, dans l'attente d'une bonne nouvelle et d’un combat prochain... Mais bientôt la scène change; un spectacle d’un nouveau genre se présente à nos yeux étonnés : notre espion revient sans robe, sans armes, sans chevelure; la figure couverte de sang... À cette vue, nos cœurs si courageux restent comme glacés... On l'entoure, on l’interroge, et voici ce qu'il raconta : « Les ennemis connaissent notre approche, » ils noué attendent en grand nombre... J'ai rencontré » leurs védettes.. J'ai été valé, j'ai perdu ma chevelure. » On m'a laissé mort. La brise de la nuit est venu » m'avertir qu était temps de me lever, et de vous * anNONCEr qu'un prompt retour est le meilleur parti à » prendre. »
» Nous ajoutons foi À son étrange récit, et retournons précipitamment surnospas, nOUS exposant parà aux rires moqueurs de. tout ce qui était resté de braves dans le «mp... Trois, mois s'écoulèrent et nous pénétrons de rechef sur la terre de l'ennemi. Le guerrier, naguère si fort maltraité, était loin en avant en sa qualité d’espion..…..
Cette fois-ci; il nous annonça son retour par un cri de triomphe. Ilse présenta à nous, avec deuxchevelures attachées au bout de sa lance et nous raconta soi aventure, nous pressant de tomber sur l'ennemi... Le conrbat s'engagea ét la victoire se déclara pour nous.
» Parmi les morts, il s’en rencontra un sans chevelure!
« Qui a fait ce coup ?» demandent tous les braves étonnés. Personne ne répond: l’espion seul souriait.. « Herrière cette colline, » dit-il, « il est une belle fonteins; allons nous y rafraichir... » Nouslesuivons. La fontaine était entourée de précipices et ombragée par des peupliers. Il nous quitte quelques instants et revient bientôt avec les armes et la robe, qui lui avaient appartenu autrefois.
« Guerriers, » dit-il, « vous avez été étonnés de mon malheur et vous avez déploré mon »c't, lors de notre der. nière excursion dans le pays des Corbeeux; aujourd’hui vous êtes encore surpris davantage, à la vue d’un cadavre sans chevelure... Vous demandez qui est le brave, qui Pa emportée ? Me voici devant vous avec ma robe, mes armes et ma chevelure, que j'avais perdues | Deroandez à présent, comment j'ai pu obtenir me deux vf lures ?
» La pleine lune a trois fois souri aux armes du Dacotah, depuis que j'ai rencontré mon ennemi en cet endroit même. Nous volâmes au combat... Ma flèche allait partir, lorsque l'ennemi s’écria: « Trève aujourd’hui! nous » sommes vaillants tous les deux. — Plus tard, nous ver- » rons sur le champ de bataille, lequel l’emportera en » bravoure. » Je lui offris la main en signe ‘d’assentiment, et noùs nous assimes près de la fontaine... Nous jouâmes d'abord flèche contre flèche; are contre art; robe contre robe; chevelure contre chevelure. Je perdis tout: mes flèches, ma robe et ma chevelure. Je lui remis toutceque j'avais etil m’arracha la chevelure; mais j'exigeai la promesse formelle qu'il reviendrait à cet endroit même,
“ BSRSELEELBEES
pour me donner ma revanche... La rencontre a eu lieu.
F par un cri de tri-
hevelures attachées D Nous avons joué, et aujourd'hui les Manitous m'ont été son aventure, nous M favorables: j'ai regagné mes flèches, mon arc, ma robe. e combat s’engagea M J'ai tout mis au jeu contrema chevelure. Je l'ai regagnée.
Alors je me suis écrié: « Chevelure contre chevelure ! » Le Corbeau accepta et perdit, et, comme. j'étais sur le point de me retirer... « Guerrier » s’écria-t-il, « tu me rencontreras sur le champ de bataille... Je te propose. le jeu des armes ! » « Corbeau, » lui dis-je, « j'accepte ton défi... nomme l'endroit du combat. » — « Une vallée se trouve derrière la colline; c’est Ià, que mes gens attendent kurs ennemis ; et là, j'espère te rencontrer parmi eux. » — ll dit, et nous nous séparâmes.
» C’est dans cette vallée que je viens de vous conduire; uous avons vu nos ennemis; nous les avons battus. Ma partie adverse au jeu, se trouve parmi les morts sur le champ de bataille... Ai-je besoin de vous dire qui lui a enlevé la chevelure ! ! »
Rien de remarquable ne s’est présenté pendant les trois jours suivants. Les forêts de peupliers et de chênes, qui ornent le rivage, augmentent en force et en étendue, à. mesure qu'on descend le fleuve ; le gibier y est rare: aussi ne vimes-nous que six loges d’Indiens. Le 10, nous passèmes l'embouchure de la Rivière L'eau qui court; elle prendsasource dans un petit lac, au pied des Côtes-Noires. La rapidité de son courant lui a mérité le nom qu’elle porte. C’est sur les bords de cette belle rivière et au milieu du désert, qu’une centaine de familles appartenant à la secte des Mormons, se sont réfugiées pour se mettre à l'abri des linjustes persécutions, que d’autres sectaires des Etats-Unis leurontfait souffrir depuis plusieurs années. Trois fois déjà leurs ennemis ont brülé leurs foyers, et les ont traqués comme des bêtes fauves.
Le 45, nous arrivâmes par un vent favorable au Fort Vermillon , à quatre cents milles du Fort Pierre; j'y bap-.
un sans chevelure!
les braves étonnés.
uriait.. « Werrière lle fonteins; allons La fontaine était enes peupliers. Il nous entôt avec les armes autrefois. :
été étonnés de mon t, lors de notre der.
beeux ; aujourd'hui la vue d’un cadavre i est le brave, qui vec ma robe, mes s perdues ! Deroannir les deux cheve-
a flèche allait partir, ujourd'huï!... nous Plus tard , nous verel l'emportera en en signe d’assentila fontaine... Nous
tisai sept enfants Métis, et nous y renouvelâmes une partie de nos provisions. Le 44, nous aperçämes un Mormon sur le rivage: mais il prit la fuite à notre approche. Nous rencontrâmes ensuite deux Canadiens, qui avaient tué plusieurs beaux coqs-d’inde sauvages, qu’ils m'offrirent; en retour, je leur fis présent de café et de sucre, articles bien rares dans ce pays.
Un tombeau simple, mais remarquable à cause de celui qu’il renferme, se présenta à notre vue, le 16. Il attire l'attention de tous les voyageurs sur le Haut-Missouri et donne lieu à beaucoup d’anecdotes sauvages, cruelles et terribles. C'est la tombe de l’Oiseau-Noir, Grand Chef des Omahaws, célèbre par lascendant qu'il avait acquis sur sa tribu, et sur les nations voisines ; mais plus encore, par les cruautés qu'il a exercées pour parvenir au pouvoir suprême. Il était craint et vénéré en mème temps. Les sauvages s’imaginaient, qu'aidé de ses Manitous, il pou vait, selon son gré, disposer d'eux; qu'il tenait entre ses mains la vie et la mort. Pour acquérir cette réputation, il s'était procuré une grande quantité d’arsenic, par l’entremise d’un négociant , qui l’instruisit de la méthode de s’en servir à coup sûr. La peau blanche ne tarda pas à récevoir le prix de sa criminelle complaisance; le chef rusé voulut à l’instant même essayer l’effet de sa nouvelle médecine, et lui administra adroitement la dose qu’il venait de lui indiquer. Le malheureux négociant mourut dans le désespoir et Îles tourments les plus affreux, témoin impuissant des éclats de rire et des signes de contentement, que le chef montraitàla vue de son trépas. L'Oiseau-Noir, fier de sa découverte et du trésor fatal qu’il possédait, prit toutes ses mesures ét fit de grands préparatifs, pour exécuter le projet diabolique, qu’il avait formé depuis longtemps, l'empoisonnement d’une grande partie de sa nation, Nl proclama une grande chasse et annonça un grand festin... Les chasseurs s’empressèrent de répondre à l'appel de leur
rvelâmes une partie mes un Mormon sur tre approche. Nous s, qui avaient tué qu’ils m'offrirent; en t dé sucre, articles
ble à cause de celui rue, le 16. Il attire le Haut-Missouri et auvages, cruelles et Noir, Grand Chef 1t qu'il avait acquis s ; mais plus encore, parvenir au pouvoir | même temps. Le y Manitous, il pou.
u’il tenait entre ses cette réputation, il arsé nic , par l’entrela méthode dé s’en tarda pas à récevoir le chef rusé voulut buvelle médecine, et qu'il venait de lui purut dans le désestémoin impuissant itentement, que Île Diseau-Noir, fier de pssédait, prit toutes s, pour exécuter le depuis longtemps, » de sa nation, N un grand festin...
tré à l'appel de leur
chef, et bientôt sa loge regorgea des morceaux les plus
exquis des animaux, qui peuplaient leurs plaines et leurs
forêts... 11 invita tous les chefs et les guerriers dont il redoutait l'influence, et avec eux tous les mécontents qui avaient osé murmurer, et s'opposer au pouvoir absolu qu’il voulait exercer. Le traître se montra plein de prévenance et d’affabilité, afin d’ôter l'impression fâcheuse que ses manières dures et hautaines avaient causée. Tous se rendirent avec empressement à son invitation, se félicitant de l'heureux changement de leur chef... Ils fumèrent avec lui le calumet de paix et de réconciliation; ils s’assirent sans soupçon au festin, et vidèrent le plât qui contenait le bouillon empoisonné. Alors l'Oiseau-Noir, jetant le masque, fit une longue harangue sur le pouvoir du Manitou, qui le guidait; il leur exposa ses prétendus griefs; et, élevant lavoix, qu’il accompagnait d’un geste de triomphe, il voua tous ses convives à la mort... Avec des paroles remplies de sarcasme et d’amertume, il les invita à entonner en braves leur dernière chanson de mort; «car, ajoutatil, «avant le lever du soleil (il était minuit), les corbeaux et les vautours planeront au-dessus de vos loges, et vos femmes et vos enfants pleureront à côté de vos cadavres. »
Ce fut une nuit de confusion, de crainte, de pleurs et de tumulte..…. La mort et le deuil remplissaient toutes les cabanes du village.
À dater de ce jour, l'Oiseau-Noir gouverna sa petite peuplade en tyran et en maître absolu; les Indiens trem. blèrent en sa présence; ses paroles, ses caprices même devinrent des lois; il se fit passer pour le Msnitou de la vie et de la mort. La vie de ce monstre ne fut qu'une suite de crimes et de scélératesses; mais les remords rongeurs tourmentèrent nuit et jour, ce cœur féroce et barbare; la vie lui. parut comme un horrible fardeau, et il se laissa mourir de faim. I} donna ordre à ses guerriers, avant de mourir, de l’enterrer, assis sur son plus beau coursier, au
En
sommet de la plus haute colline, qui domine le Missouri à une distance d'environ 45 milles. Un petit monticule reuferme les cendres de ce chef barbare. Un drapeau, qu'on renouvelait de temps en temps, a flotté plusieurs années sur sa tombe; le poteau était encore debout, lors de mon passage... Les blancs, qui ont connu l’Oiseau- Noir et qui ont résidé dans la tribu, m'ont affirmé que ce chefa détruit par le poison, au moins le tiers de sa nation.
Le 18, nous nous trouvâmes en vue de l’ancien Council-Bluffs, qui fut jadis un grand poste militaire. Depuis mon dernier voyage en 1842, la rivière a fait ici des changements considérables , et s’est creusé un lit nouveau en différents endroits. Le Council-Bluffs, qui était alors sur le bord du fleuve, s'en trouve aujourd’hui à plus d’une lieue de distance. Nous vimes durant la jour. née, les ruines de plusieurs anciennes maisons de traite. Non loin de là, dans une vaste et belle plaine, se trouve un établissement temporaire des Mormons, chassés de
leur ville de Vavou, située sur le bord du Mississippi; ils:
sont ici plus de dix mille. Je fus introduit devant leur président, M" Young, gentleman affable et très-poli. Les persécutions inouies et les souffrances atroces, endurées par tant de malheureux, fourniront une triste page à l’histoire de la grande vallée de l'Ouest. Ce jour même, au coucher du soleil, je me trouvai campé dans le pays des Potowotomies. Là, je rencontrai plusieurs de mes aûciens amis et néophites, entr’autres le chef Patakojec, qui m'a raconté la longue légende des idées et des traditions religieuses des Potowotomies. Elle formera le sujet de ma prochaine lettre.
Le 20, 21 et 22, belles journées, je rendis visite à mes anciennes connaissances de Belle-Vue. Nous passâmes le Rivière Papillon, la Maringouin, la Platte, le Nishnebatlana, les deux Nodeway et le Tarkeo. Une suite de col-
ESS Z 882 Sz:c
lines, appelées les Serpents-Noirs, se présentent bientôt à la vue, après qu’on a passé l'embouchure du Tarkeo. On y indique encore plusieurs endroits, qui portent des traces récentes de combats sanglants entre les peuplades nomades de cette région. La colline King, qui est une des plus élevées de cette chaine, fut jadis la scène de leur dernière grande bataille; elle est couverte d’ossements humains, et l’on y distingue une suite de monticules en forme de remparts et de fortifications. En cette occasion, la tribu entière des Serpents-Noirs a été détruite, les collines seules ont transmis leurs noms et leurs malheurs à Ja postérité. Les Socs et les Iouwasont succédé aux Serpents- Noirs, et ont cédé les titres de cette belle et fertile partie de leur territoire, aux Etats-Unis. A l'Est et au pied de ces collines, se trouve la ville deS' Joseph. Nous y arrivâmes le 25, et rendimes visite au respectable curé, le Rév. M’ Scanlan. En 14842, S‘ Joseph n'existait pas, il n’y avait qu'une seule famille; aujourd'hui, on y compte trois cent cinquante maisons, deux églises, une maison de ville et une prison; elle est dans l’état le plus prospère. Sa population se compose d’Américains, de Créoles Français,
mine le Missouri à n petit monticule re. Un drapeau, a flotté plusieurs core debout, lors it connu l’Oiseaum'ont affirmé que ins le tiers de sa
vue de l’ancien d poste militaire.
Ja rivière a fait s'est creusé un lit ouncil-Bluffs, qui rouve aujourd’hui mes durant la jourmaisons de traite.
> plaine, se trouve mons, chassés de du Mississippi; ils:
oduit devant leur
e et très-poli. Les D d'Irlandais et d'AHemands.
atroces, endurées Le 98, j'arrivai à Wesport. Ici le fleuve commença à une triste page D charrier des glaçons et il tomba une grande quantité de
st. Ce jour même, DE neige. Je dus donc me rendre à S' Louis par la diligence. mpé dans le pays D de vis le terme de mon voyage, le 10 Décembre.
usieurs de mes ai- Jeterminerai ma lettre, en vous donnant la description
chef Patakojec, qui DE géographique de la grande rivière que je viens de des-
s et des traditions EE cendre, aceompagné de deux hommes seulement, pendant
era le sujet de ma LE environ deux mille cinq cents milles.
Le Missouri prend sa source dans les Montagnes-
rendis visite à mes LE Rocheuses, entre le 43° et le 49° degré de Latitude Nord. Nous passämes le 1 Les fontaines, qui donnent naissance à plusieurs de ses te, le Nishnebat- I fourches, ne sont pas à un mille de distance d'un grand Une suite de col
nombre de sources, qui appartiennent aux eaux de la
Colombie. Je me suis trouvé sur les bancs de neige, qui entretiennent d'innombrables torrents, tributaires des deux grands fleuves. L'un se jette, à l'Ouest, dans la Mer Pacifique ; et l’autre, qui mérite le titre du plus grand fleuve de l'Amérique Septentrionale, par l'abondance de ses eaux et pur sa longue course, mais quia été exploré plus tard et qui est devenu par là le tributaire du Mississippi; a son embouchure vingt milles au-dessus de S' Louis. Le Missouri prend son nom après la jonction de trois branches: le Jefferson, le Gallatin et le Madisson. L'endroit appelé les Portes ou l’Entrée des Montagnes, se trouve à quatre cent quarente-un milles du plus haut point de la navigation des branches supérieures du Missouri, et présente une vue magnifique et pittoresque. Dans une distance de six milles, les rochers s'élèvent perpendiculairement du bord de la rivière, à la hauteur de douze cents pieds; cù etlà, dans les crevasses croissent des bouquets de verdure, des térébenthes, des cèdres et des sapins solitaires, arrosés par une infnité de fontaines, qui sillonnent les flancs du rocher. Ici, la rivière se trouve resserrée dans un lit de cent cinquante verges de largeur; on y observe un seul endroit de quelques pieds carrés, où un hommepourraitse tenir debout entre le rocher et l’eau. De l'entrée des Monts-Rocheux jusqu'aux Grandes Chutes, il y a cent-dix milles ; et jusqu’à sa jonction avec le Mississippi, il y a deux mille six cent quatre-vingt-cinq milles. Les grandes chutes du Missouri ne sont pas aussi sublimes, que celles de Niagara; mais, en grandeur, elles peuvent tenir la seconde place, parmi toutes les chutes d’eau de ce vaste continent. Dans une distance de seize milles et demi, la rivière descend de trois-cent pieds, par une succession de rapides et de chutes. La plus grande
quarante-sepi et la quatrième de vingt-six; une suite de rapides et de
, de neige, qui tributaires des uest, dans la Mer e du plus grand r l'abondance de quia été exploré taire du Miseis- ; au-dessus de S' g la jonction de n et le Madisson.
des Montagnes, se les du plus haut périeures du Mist pittoresque. Dans élèvent perpendi-
rivière se trouve
tion avec le m4 vingt-cinq milles.
pas aussi sublimes, deur, elles peuvent chutes d’eau de ce de seize milles et
es. La plus grande svingtoept pieds,
) de quarante-sept > de rapides et de
cascades de trois à dix-huit pieds, remplissent les distances d’une chute à l’autre. La partie supérieure dela rivière, jusqu’à l'embouchure de la Roche-Jaune, gagne vers le Nord.
La Roche-Jaune , qui a une embouchure de huit cents verges de largeur, et qui y parait aussi large que la rivière principale, est probablement le plus grand tributaire du Missouri : elle entre du côté du Sud-Ouest, à doute cent seize milles de sa source et à dix-huit cent quatre-vingts milles de sa jonction avec le Mississippi. Les bateaux à vapeur montent jusque-là, et pourraient mon-. ter plus haut dans les deux branches.
Lalongueur de la Rivière Missouri et deses sources jusqu’à son embouchure, est donc de trois mille quatre-vingt-seize milles ; ajoutez-y treize cent cinquante-trois milles de son embouchure jusqu’au Golfe du Mexique, vous aurez un total dequatre millequatre cent quarante-neuf milles. C’est sans doute la plus longue rivière du globe. Depuis le golfe jusqu'aux Grandes Chutes, on ne rencontre aucun obstacle insurmontable dans sa navigation. Ses principaux tributaires sont navigables dans une largeur de cent à huit cents milles. Le sol alluvial, sur cette rivière et sur ces tributaires, est fertile, mais peu étendu et sujet de temps en temps à des inondations. 1 quittant ces bas-fonds , on entre dans des plaines élevées et immenses ,. couvertes de verdure et entourées, çà et là, de broussailles et de forêts. La région supérieure que le Missouri traverse, est stérile et aride. Le courant dufleuveest rapide et trouble, dans la plus grande partie de son cours. Il a un demi-mille de largeur à son embouchure: il est beaucoup plus large dans plusieurs autres endroits. Bien que toutes les eaux de cette immense région et de tant de grands tributaires, se réunissent dans le Missouri, il est cependant si bas, dans certaines saisons de l'année, que les bateaux à vapeur y trouvent à peine un passage. On attribue ce manque d'eau, aux pays arides et ouverts que la rivière arrose,
et à sa grande évaporation.
Les ressources que le Mississippi et le Missouri peuvent offrir au commerce, sont incalculables et n’ont point encore été assez appréciées. Pendant des milliers d'années, ces magnifiques rivières de l'Amérique roulérent paisiblement les eaux à travers les vastes forêts, les prairies fertiles, les montagnes les plus pittoresques, reflétant les scènes variées d’une nature capricieuse; elles n'étaient alors connues que du sauvage errant de l'Ouest, ou des animaux qui passaient sur leurs bords. Enfin elles attirérent les regards des hommes civilisés, (1) et mainte-
(1) En 1673, les Pères Marquet et Joliet , Jésuites , découvrirent le Mississippi. Après avoir traversé le Lac Michigan, ils entrèrent les premiers dans le Wisconsin. « Ici,» dit Marquet, « les guides » retournèrent, nous abondonnant seuls, à la Providence, dans » celte région inconnue. » Ils s’'embarquèrent en canot sur la 1 rivière du Wisconsin, et la descendirent pendant sept jours, ap: lesquels ils entrèrent heureusement dans Île grand Fleuve, avec une joie inexprimable. Dans leur route, ils visitèrent les tribus, qui en
abitaient les bords et furent les premiers blancs, qui foulassent le sol de l'lowa. Au risque de perdre la vie à chaque instant, ils descendirent et passèrent l'embouchure de l'Ohio ; ils quittèrent enfin la région des prairies et entrèrent dans les buissons de cannes du Sud. Après avoir passé l'embouchure de l’Arkansas, po “ee tout iles mystères de la foi, ils remontèrent jusqu'à la Baie Verte Green-Bay). Joliet retourna à Quebec , pour annoncer sa découverte,
arquet resta et annonça l'Evangile aux Miamis , au Nord des Illinois,
Bancroft, l'historien des Etats-Unis, nous donne ainsi les détails de la mort du P. Marquet. « Deux années après sa découverte du » Mississippi, le P. Marquet nrté à Chicago pour Mackinaw, » et entra dans une petite rivière du Michigan. Etant descendu » À terre, il dressa un autel et célébra la St Messe selon le rite » catholique; alors il pria les hommes qui conduisaient son canot, » de le laisser seul pendant une demi-heure; il s'enfonça dans » l'épaisseur du bois, et, prosterné jusqu'à terre, il rendit au Tout- » Puissant de solennelles actions de grâces. La demi-heure écoulée, » ses gens allérent le trouver : il n'était plus. Le Saint Missionnaire, » qui avait découvert tout un monde, s'était endormi dans le Sei- » gneur, sur le bord de la rivière qui porte son nom, et près de son
« embouchure ; les rameurs creusèrent sa fosse dans le ,» (Hisr, or U. 8. in. 164.) La mémoire du Père Marquet est restée en vénération les Indiens de cette région. Ils rapportent dans leurs traditions, que la rivière sur le bord de laquelle] a Robe-Noire a été enterrée , a fait un
grand détour par respect pour son tombeau.
2 D © pu mo ee cs RC er ae)
nant elles ont commencé à satisfaire et leurs besoins et , leurs désirs. Dans toutes les parties de cette vaste région, arrosée par le fleuve principal et par ses-eaux tributaires,
et le Missouri ulables et n'ont nt des milliers
\mérique roulé- peuvent pénétrer les bateaux à vapeur, et, si l’on excepte astes forêts, les un petit district dans les plaines du Missouri-Supérieur, lus pittoresques, il n’est pas un seul point, qui soit à plus de cent milles capricieuse ; elles d'une branche navigable. Un bateau peut prendre sa carerrant de l'Ouest, gaison sur les bords du lac Chataque, dans l’État de Newbords. Enfin elles York, un autre dans l’intérieur de la Virginie, un troisième sés, (1) et mainte- peut partir du Lac au Ris, situé à la source-du Mississippi,
et un quatrième, chargé des fourures des Montagnes-Rocheuses, peut descendre le Missouri deux mille huit cents. milles, et tous se rencontrent à l'embouchure de l'Ohio, pour s’avancer ensemble jusqu’à l'Océan... Lecteur, vous. habitez l’Europe, où le commerce de chaque port de mer, où toutes les branches de navigation intérieure ont été poussées à leur dernière perfection, où des intelligences supérieures se consument inutilement, faute d’une carrire où elles puissent se déployer. Mais ici, sur ces vastes ramifications des fleuves navigables , s'ouvre: pour des spéculations commerciales, un champ sans bornes, sans limites.
En 1819, le premier bateau à vapeur arriva à S' Louis. Aujourd'hui, le Mississippi, le Missouri, l'Ohio et leurs tributaires sont couverts de bateaux à vapeur, de vaisseaux de tout genre, et des cités populeuses se sont élevées sur leurs bords. EH y a maintenant au centre du continent Américain des ports, des villes de commerce, dont chacune fait déjà , à elle seule, plus d’affaires, que plusieurs des. plus célèbres ports de l’aneien monde.
La vallée du Mississippi, une dss plus étonnantes merveilles de la nature, contient au moins #,500,000 milles carrés. Elle pourra posséder un jour une population presqu'aussi grande, que celle de l’Europe entière et fournir abondamment à tous ses besoins; si sa population
ites , découvrirent le ms ils entrèrent es uet, « les na Providence, dans Len canot sur la s lant sept jours, à rand Fleuve, avec une
tribus, qui en ent les tant D
a le sable. »
De Si. 164.)
nn, qe ons
lou dnterrée , à fait un
devient aussi grande que celle de l’Angleterre, qui compte deux cent sept âmes par mille carré, le nombre des habitants s'élèvera à 179,400,000. Mais si elle devient aussi grande que celle de la Belgique, et la fertilité du sol en est un gage assuré, sa surface soutiendra une population de deux cent millions. Quel sujet de réflexions pour le Philanthrope et le Chrétien !
J'ai l’honneur d’être, Mon rérv. et très-cher Père,
Votre très-humble et très-obéissant serviteur et frère en J.-C.
P. J, DE SMET. S. J.
terre, qui compte nombre des habielle devient aussi ertilité du sol en ra une population réflexions pour le SLopende Crayances se pituses d Coutunes À dd Be Chosuofonets.
le et très-obéiseant rère en J.-C.
Université de 8 Louis, 10 Janvier 1847.
SMET. S. J. : |
Mon nÉV. ET BIEN CHER PÈRE EN J.-C. ;
Je viens aujourd’hui remplir ma promesse et vous transmettre, telles que je les ai reçues de la bouche même des Potowotomies qui résident au Council-Bluffe; les traditions de ces peuples sur leur origine et sur la Grande Médecine ou Jonglerie, l’une et l’autre considérées parmi les Indiens , comme étant de la plus haute antiquité. Ces mêmes pratiques superstitieuses se retrouvent avec des formes et des cérémonies différentes, parmi toutes les tribus de ce vaste continent. Le Vanaboojoo ou Nanabush parmi les Potowotumies, le Wieska des Objibbeways, le Wizakéshdk des Cries, des Sauteux et des Pieds-Noirs, l'Etalapasse des Tchinouks, qui habitent les rives de la Colombie, tous ces manitous, divers en apparence et invoqués parmi ces différentes tribus, selon des rites propres à chacune, peuvent être considérés comme un même
personnage | | Voici ce que le chef Potowotomie ‘qui n'était certes pes
dépourvu d'intelligence, nous raconta sur les idées reli-
gieuses de sa tribu ; son récit n’est pes sans quelqueintérét
pour nous; il doit au moins nous exciter à implorer les secours du Père des lumières, afin qu’il daigne ouvrir les yeux à ces pauvres enfants du désert, et leur envoyer de zélés missionnaires.
Mes premières questions avaient eu pour objet leurs croyances sur la création de la terre, sur celle de l’homme qui l’habite, sur l’origine de la Grande Médecine ou Jonglerie. Le chef me répondit: « Macketakonia (Robe-Noire), nous n’avons pas comme vous des livres, qui transmettent nos traditions à nos enfants; c’est, chez nous, le devoir des vieillards, d’instruire les jeunes gens de tout ce qui concerne la croyance de la nation, de tout ce qui a rapport à leur bonheur sur la terre.
» Plusieurs parmi nous admettent deux Grands Esprits, qui gouvernent l’univers-et qui sont toujours en guerre, l’un contre l’autre. Nous appelons l’un Kchemnito, c’est. à-dire, le Grand-Esprit par excellence; l’autre Mchemnito ou le Mauvais Esprit. Le premier est la bonté. et l'amour même, son influence bienfaisante se manifeste partout; mais le second est la méchanceté personnifiée: il se. plait à faire le mal, et il est la cause de tous: les maux qui now accablent. Plusieurs croient que leur puissance est égale, et, par crainte, ils offrent leurs hommages.et leurs.adorstions au Méchant Esprit. D'autres au contraire doutent, lequel des deux est le pluspuissant, et tâchent dese mais tenir dans les bonnes gräcesde l’un et de l’autre, en accor. dant à chacun un certain culte. Quant à moi, je: crois, avec le plus grand nombre, que Kchemnito est le premier
principe, et que par conséquent il doit être tout-puissant et suprême; qu'à ui seul-sont dûs l’adoration. et.le culte, et que Mchemnilo doit être méprisé et rejeté!
» Æchemnilo créa d'abord un monde, où il plaça une race d'êtres ingrats et pervers, n'ayant de l’homme que h Agure, qui se plaisaient dans l’iniquité; des chiens, qui n° levaient jamais les yeux au c.el, pur implorer l'assistance
BHO U'OUESJA0coQ or
* à implorer les laigne ouvrir les leur envoyer de
pour objet leurs » celle de l’homme Médecine ou Jononia (Robe-Noire), , qui transmettent 4 nous, le devoir ns de tout ce qui ut ce qui a rapport
ux Grands Esprits, oujours en guerre, \ Kchemnito, c'est : l'autre Mchemnilo a bonté. et l'amour manifeste partout; > les maux qui nous puissance est égale, ! ges et leurs.adors contraire doutent, tâchent dese mai
it être tout-puissant
1 oration: etle culte,
du Grand-Esprit. Celui-ci, courroucé de leur i i
cur ingrat plongea ce monde dans un lac immense, où co Sa colère ainsi apaisée, il retira la terre de l’eau (1) et créa
(1) Un Missionnaire au Canada , qui a longtemps vé ili age, expose ainsi la tradition, nr de “indiens du Norte È 4 e la création du monde... Autrefois , disent-ils, il N il br rte rtout: Wieska, espèce de génie ou de dieu mbalierne ‘ Ra en gas Qu TE impot der tee
é t , imposs j D fond de l’eau. Il revint donc , sans rien ren aka: 1 de k ta pas: il chargea le rat-musqué de la commission que le ca ue
vait pu remplir. Le nouvel envoyé plongea l:. 3temps et vint re A pou sans avoir eu plus de succès yue celui qui l'avait Lg espérait en être quitte pour ce premier voyage, qui avait nus jopra en un si grand danger; mais Wieska, qui ne se bo À ed Erges par les obstacles , lui ordonna de plon er de
di ui promettant de ke faire revivre, s'il lui ait deise mages Le ml plongea Lo) fa penis fois, et fit tous les efforts
0 is de son maître.
ne ri e passé sous l'eau, il revint à la wie dis ; ement épuisé de fatigue qu'il avait perdu connaissance, IW'iesku Bug ol soigneusement , et, après bien de recherches, il trou :
es grifles du uvre animal un peu de terre, sur” Ja elle il Qund ce tant d eflencité, qu’elle commence à ir rapidement pe. ss Pet pi A pont s'assurer si laterre était assez
, re au corbeau , ui à cette époque étai ” Le cygne, d'en faire le tour puee en reset les dimens amer | H pen obéit et revint dire à celui qui l'avait envoyé, que we. vre était trop petite. Wieska se remit à soufller sur A . une nouvelle ardeur et'enjoignit ensuite au corbeau , d'en faire
our: pee ‘la seconde fois, en l'avertissant bien de ne sanger d'un cadavre. qu'il rencontrerait dans sa route. "Le pu Lu artit sans murmurer et trouva en effer, à l'endroit qui lui avéit ae mo Passant , anquel il lui. était défendu de toucher. Mais MA Le St soenittie His at re0ue nn | ( ecte et revint annoncer Wicska, +" la terre était assez grande, pour qu'il ne lui fe “s 5 e :e remettre à l'ouvrage. Mais à son arrivée, le m au e 2 troûva aussi noir qu'il était blanc à son départ , et fut ‘pui de sa désobéissanee; punition qui s’est étendue à ses des: cenda “YA Cette tradition qui porte des traces frappantes de la tache ai gr Le de plusieurs circonstances du Déluge, ne fait aucune ï # création de Fhomme et de la femme; et, quelque: logique elle soit, elle n'est guère plus ridicule que les sys Lee gs po " E esprits du siècle dernier , qui, en haine de la révéla at soul, pout ex la formation de la terre, subetituer extravagantes réveries au récit de la Genèse. : ré