‹ Missions de l'Orégon et voyages aux Montagnes Rocheuses aux sources de la Colombie, de l'Athabasca et du Sascatshawin en 1845-46 [microforme]Chapitre 7 sur 85 · DER · texte numérisé non relu

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M. Blanchet n'eut pas plus tôt appris à Wallamet leur heureuse arrivée, qu'il partit pour Vancouver, et quoiqu'on fût au fort de la moisson, il se vit accompagné de canots chargés d'habitants qui, dans leur allégresse, avaient quitté leurs récoltes pour aller à la rencontre de la nouvelle colonie. MM. John Mac Laughlin et James Douglas, les reçurent à Vancouver avec les plus grands égards et avec toute la politesse possible. Ces messieurs poussèrent même la complaisance jusqu'à prèter un bateau pour conduire les religieuses à Wallamet. Elles en profitèrent, et les Révérends Pères prirent des canots. Leur marche jusqu’à Saint-Paul fut un véritable triomphe.

Les Sœurs prirent possession du couvent qu’on leur avait prénaré; mais qui n’était pas encore entièrement achevé. Les Révérends Pères Jésuites, s’établirent à quelque distance de Saint-Paul, et fondèrent la maison de S' François Xavier.

Le Père De Smet ne tarda pas à recommencer ses courses apostoliques : dès l’automne, il se rendit chez les Têtes- Plates. Une nouvelle mission sous le nom de Saint-Ignace fut fondée à quelques jours de marche de celles de Sainte- Marie et du Sacré Cœur de Jésus. Quelque temps après, arrivèrent de Saint-Louis, par les prairies, chez les Pères Jésuites qui résident aux Montagnes, les Révérends Pères Zerbinati et Joset, ainsi qu’un frère coadjuteur.

L'année 1844 doit donc être regardée comme une époque Providentielle pour la mission de l’Orégon. L’arrivée de sept Jésuites, dans une mission qui ne possédait encore que quatre Pères et autant de prètres séculiers, procurait vraiment un renfort considérable. Mais qu'estce que seize missionnaires pour une mission si étendue et où se trouvent tant de païens. Car sur 200,000 sauvages, on ne compte qu'environ 6,000 chrétiens. Quelle immense

moisson il reste donc encore à recueillir! Nous avons vu avec quelle ardeur des peuplades entières embrassent la

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