‹ Missions de l'Orégon et voyages dans les Montagnes Rocheuses en 1845 et 1846 [microforme]Chapitre 11 sur 108 · QE · texte numérisé non relu

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couvent de Willamette. M. Blanchet prit donc toutes les mesures nécessaires à notre départ, et nous quittâmes le fort Vancouver le 14.

Nous nous séparâmes avec les témoignages de la plus vive cordialité. Notre digne capitaine nous attendait sur le rivage. L'émotion avait gagné chacun de pous. Lorsque pendant huit mois on a partagé les mêmes dangers, et contemplé souvert la mort en face, on ne se quitte pas sans larmes.

à Notre petite escadre se composait 62 quatre canüls montés par les paroissiens de M. Blanchet et de nofre chaloupe. Nous remontâmes le fleuve et ne tardâmes pas à entrer ans la rivière de Willamette, an: se jette dans la Colombia.

Fe Comme la nuit approtnait, nous amarrimes nos vaisseaux et campâmes sur ie rivage. Groupés autour d'un feu, nous soupâimes. La nuit était calme et Sereinc; la nature silencieuse ; tout nous invitait au tepos; mais les moustiques dont ces bois fourmilient tous empêchèrent de äormir. Les religicuses, auxquelles nous cédâmes la tente, ne furent pas plus heureuses que ceux qui dormaient x la belle étoile. Vous comprendrez sans peine que lu nuit nous parut longue, et que l'aurore nous trouva sur pied. C'était lafète de la glorieuse Assompt:ion de Ia mère de Dicu, qui sc célèbre ordinairement dans ces pays le diiianche suivant. Avec l'aide des religieuses j'élevai un petit autel. M. Blanchet offrit le saint sacrifice, et toutle Monde communia.

à Enfin le 17, vers onze heures du matin, nous arri-

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vâmes en vue de notre chère mission de Willamette. M. Blanchet se chargea de faire transporter notre bagage. Les religieuses furent conduites en charrette à leur demeure, éloignée d’environ cinq milles de la rivière. Deux heures après nous étions tous réunis dans la chapelle de Willamette, pour adorer et remercier notre divin Sauveur par un Te Deum, qui fut chanté avec une vive émotion.

Dès le matin du dimanche 18, jour auquel on célèbre la fête de l’Assomption, nous vimes arriver de nombreux cavaliers canadiens avec leurs femmes et leurs enfants, qui venaient de fort loin pour assister aux offices solennels de l’Église.

A 9 heures, l'Église était pleine et présentait un ordre parfaits les hommes étaient d’un côté et les femmes, de l’autre. Le R. M. Blanchet célébra les augustes mystères, environné de vingt enfants de chœur. La piété de ses paroissiens nous édifia beaucoup.

En arrivant à la’mission de Saint-Paul de Willamette, nous nous rendîmes chez le F. R. M. Blanchet, qui nous reçut avec une extrême bonté, et mit immédiatement tout à notre disposition. Mon premier soin fut de chercher quelque lieu convenabie où, selon le plan de notre P. R. Père général, on pût établir h mission même. Dans ce but je fis dans le pays d’alentour plusieurs excursions, qui furent sans succès. Les localités les plus favorables étaient déjà occupées. Les méthodistes offrirent de me vendre leur académie. qui consiste en une belle maison suffisamment grande. mais qui n’a ni bois ni terres arables en sa dépen-

illamette.

notre baharrette à illes de la pus réunis rer et rem, qui fut

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