‹ Missions de l'Orégon et voyages dans les Montagnes Rocheuses en 1845 et 1846 [microforme]Chapitre 12 sur 108 · COUP · texte numérisé non relu

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dance. M. Blanchet me tira d’embarras par son offre généreuse et désintéressée. II me proposa d'examiner la propriété appartenant à la mission, etd’en prendre la portion que je jugerais nécessaire pour notre établissement projeté.

Par conséquent nous fimes cette nouvelle excursion ; mais à peine eûmes-nous fait deux milles que nous arrivâmes à un point qui réunissait tous les avantages désirables. Imaginez-vous une plaine immense que l’œil pouvait à peine embrasser ; d’un côté l'on voyait les crêtes neigeuses et gigantesques de Hood, de Jefferson et de Sainte-Hélène (lestroispicsles plus élevés de l’Orégon) se dressant avec majesté et perdant leurs têtes dans les nues; à l’est une longue suite de collines éloignées, dont les sommets bleuâtres se confondaient avec l’azur des cieux ; à l’ouest les eaux limpides de deux petits lacs, sur les bords desquels le castor, la loutre et le rat musqué jouaient en pleine sécurité sans être troublés par notre pré-

. sence. La hauteur sur laquelle nous nous trouvions

offrait une pente douce et bien ménagée formant un charmant amphitéâtre qui s’étendait jusqu'aux rives d’un des lacs. Je n’hésitai pas un moment à choisir ce lieu pour y établir la mission mère. Les doux souvenirs de notre premier établissement sur le Missouri revinrent à mon esprit avec ceux du rapide progrès de la mission de Saint-Stanislas, près de Saint-Ferdinand, dont les ramifications s'étendent maintenant sur la plus grande partie du Missouri, de l'Ohio, de la Louisiane jusqu'aux Montagnes-Rocheuses et touchent

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