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naires crurent nécessaire de passer plusieurs mois à Vancouver, et de travailler de concert à instruire le peuple, à baptiser les enfants, à bénir les mariages et à inculquer un plus grand respect pour les vertus chrétiennes. Dans cette vue, ils restèrent à Vancouver jusqu'au mois de janvier 1839, époque à laquelle M. Blanchet visita les Canadiens de Willamette. 11 seait difficile de dépeindre la joie que cette arrivée %ausa parmi eux. Ils avaient déjà élevé une chapelle Se soixante-dix pieds de long, qui fut placée par les missionnaires sous l’invocation de S. Paul. Le minis- ‘ère de M. Blanchet fut récompensé, dans cette locaté, par les succès les plus signalés. Les hommes, les Femmes, les enfants, tout le monde semblait apprérie la présence de celui qui était venu, comme un | essager du ciel, répandre parmi eux les consolations “e la religion. Avant son départ, il réhabilita un bon #mombre de mariages, et baptisa soixante-quatorze per- ‘sonnes. Au mois d'avril il partit pour Cowlitz, où il resta jusqu’à la fin de juin. Ici encore ses efforts fu- Le couronnés de succès. Il eut le bonheur d’instruire louze sauvages du détroit de Puget, qui étaient venus d'une distance de cent milles pour le voir et l'entenre. Ce fut à cette occasion qu'il conçut l’idée de l’éthelle catholique, sorte de catéchisme qui représente sur le papier les différentes vérités et les mystères de Ja religion dans leur ordre chronologique, et qui a singulièrement servi à répandre l'instruction religieuse parmi les natifs de l'Orégon. Ces douze Indiens étant
restés assez longtemps à Cowlitz pour acquérir la con-
naissance des principaux mystères de notre foi, et pour comprendre l’usage de l'échelle que M. Blanchet leur donna, celui-ci entreprit d’instruire leur tribu aussitôt qu’ils furent arrivés chez eux, et ici encore. il réussit complétement. L'année suivante, il se trouva dans le voisinage de l’île de Whitby avec plusieurs Indiens qui n’avaient jamais vu un prêtre, mais qui étaient déjà familiarisés avec le signe de la croix et qui savaient un grand nombre de cantiques. Pendant que M. Blanchet était à Cowlitz (1), son collaborateur visitait Nisqually, où il trouva les sauvages dans les meilleures dispositions. N'ayant que peu de temps à passer parmi eux, il ne put que jeter les fondements d’une mission plus importante, et il retourna à Vancouver vers le mois de juin, époque à laquelle les agents de la Nouvelle-Calédonie, de la Haute-Colombie et des autres postes s’y rassemblent pour déposer leurs fourrures. Après avoir passé un mois à Vancouver, il profita de l’occasion favorable que lui offrait le concour: des visiteurs, pour répandre les vérités de la foi, et il partit pour la Haute-Colombie. où il visita Walla- Walla, Okanagan et Colville, baptisant tous les enfants
(1) En parlant de la ferme appartenant à la Compagnie de là: baie d'Hudson à Cowlitz, le capitaine Wilkes dit : « Les terres pa: raissent bien cultivées et se couvrent d'abondantes moisson (mai 1841). A l'extrémité de la prairie on voyait un établissement avec ses vergers, etc., et au milieu des arbres, la chapelle et le pres: bytère de la mission catholique, qui donnaient à tout un air de civilisation, Le degré de progrès peut être comparé à celui d'une colonie fondée depuis plusicurs années dans nos états de l’ouest.