M RE
notre foi, et > M. Blanchet re leur tribu et ici encore.
e, il se trouva vec plusieurs tre, mais qui la croix et qui , Pendant que laborateur viages dans les le temps à pasdements d’une , à Vancouver les agents de lombie et des ser leurs fourouver. il proit le concours de la foi, et il visita Wallabus les enfants
ompagnie de la « Les terres pa:
antes moissons n établissement apelle et le pres:
tout un air de ré à celui d'une stats de l’ouest.
qu’on lui apportait dans le cours de son voyage. Il employa trois mois à cette excursion; pendant ce temps, M. Blanchet s’occupait des besoins spirituels des fidèles de Vancouver, de Willamette et de Cowlitz. Bien que ces différents postes donnassent de nombreuses occupations à un seul missionnaire, M. Blanchet fit une seconde visite à Nisqually, où il rencontra un nombre considérable de sauvages du détroit de Puget, qui s'empressèrent de venir à Nisqually aussitôt qu'ils apprirent son arrivée, et écoutèrent avec joie et profit les paroles de la vie éternelle.
Dans les mois d’octobre, les deux missionnaires se rencontrèrent à Vancouver, dont ils avaient fait leur résidence, grâce à l’obligeance de James Douglas, esq., et le 10 du même mois, il se séparèrent de nouveau : M. Blanchet partit pour Willamette, et M. Demers, pour Cowlitz. Leur projet était de passer l'hiver dans ces deux pays pour donner des instructions plus approfondies à leurs ouailles. Pendant la première année ils baptisèrent trois cent neuf personnes. Le printemps suivant, M. Demers fit une visite au Chinouks, tribu située au dessous de fort du Georges. De là, il se rendit à Vancouver pour se trouver au milieu du concours des marchands qui s’y rassemblent au mois de juin; puis il se dirigea vers les stations de Walla-Walla, Okanagan et Colville, comme il avait fait l’année précédente. Vers ce temps, le P. de Smet,
| de la compaguie de Jésus, reçut de son supérieur la mission de visiter les Indiens Tôtes-Plates, qui
avaient imploré cette faveur par des députations
"94% — nombreuses envoyées à l’évêque de Saint-Louis. ]] trouva, à son grand étonnement, que l'Orégon possédait déjà deux missionnaires catholiques; il écrivit à M. Demers pour l'informer qu’il retournait à Saint- Louis, conformément aux ordres de ses supérieurs, afin de prêter son concours à la mission des Montagnes-Rocheuses.
AL. Blanchet, après avoir visité les peuples de Nisqualy, reçut une ambassade spéciale des Indiens du détroit de Puget, qui réclamaient son ministère. Ce fut dans cette circonstance qu'ilsetrouva à Witby avec des sauvages qui connaissaient déjà certaines pratiques de l'Eglise catholique, bien qu’ils n’eussent jamais vu un missionnaire. (1)
Ses travaux apostoliques parmi les Indiens eurent les plus consolants résultats. Une grande croix fut érigée et servit de point de ralliement. Beaucoup d'enfants reçurent le baptême, et deux tribus qui étaient en guerre furent réconciliées. L'échelle catho-
(4) Voici ce que M. Wilkes dit de la mission catholique de Penu's-Cove (crique de Penn), entre l'ile de Whitby et le continent : « L'ile est occupée par la tribu des Sacket, qui y possède un établissement permancnt, consistant en loges grandes et bien construites en poutres et en planches... Toute cette tribu est catholique et professe un affectueux respect pour ceux qui l'ont dotée des lumières de la foi. » Parlant ensuite des bons sentiments excités parmi les ludiens por le clergé catholique, il ajoute : « Les prètres ne se sont pus contentés d'apporter les bienfaits de la morole et de la paix dans ce pays, mais ils ont engagé les Indiens à cultiverle sol, et nousavons vu un enclos de trois ou quatre acres plantés de pommes de terre et de fives,
lun
t-Louis. Jl sgon posséil écrivit à ait à Saintsupérieurs, n des Mon-
les de Nis- ; Indiens du inistère. Ge , Witby avec nes pratiques nt jamais vu
\diens eurent de croix fut t. Beaucoup x tribus qui
hele catho-
\ catholique de by et le conti- , qui y possède grandes et bien te tribu est caceux qui l'ont bons sentiments il ajoute : « Les faits de la moé les Indiens à ju quatre acrcs
ET
lique passa d'une nation à une autre, et toutes deman-
dèrent à être plus profondément instruites des vérités du salut. Après avoir baptisé cent quatre personnes les missionnaires retournèrent à Vancouver, et de là dans leurs stations respectives pour y passer l'hiver. Un large champ était ouvert à leur zèle ; les catéchumènes sollicitaient le baptême; les colons demandaient à réparer par leur ferveur la négligence des années précédentes.
1 Pendant l'été de 1840, la Colombia fut visitée par le capitaine Belcher, qui venait d'Angleterre dans le but de surveiller la rivière. … Au printemps de 4841, M. Demers, aprèsavoir donné sa mission ordinaire à Vancouver, se dirigea vers Nisqually, et, avec l’aide de guides indiens, pénétra jusqu'au fort Langley sur la rivière de Fraser. Là il se trouva entouré d'une immense quantité de sauvages auxquels il annonça sans délai la bonne nouvelle. Sa parole ne fut pas stérile; tous consentirent à laisser baptiser leurs enfants, et demandèrent à ce qu’un prêtre restât parmi eux. Sept cents enfants reçurent dans cette circonstance le sacrement de régénération. Pendant que M. Demers recueillait ainsi les premiers fruits de sa mission au détroit de Puget, M. Blanchet évangélisait avec un égal bonheur Willamette, Vancouvcr, Cowlitz et les Cascades. Dans ce dernier lieu plusieurs enfants reçurent le baptême, et un grand ssh d'adultes furent instruits des vérités de la foi. « En 1841, l'Orégon vit arriver deux expéditions ;
Pune partie d'Angleterre sous les ordres du sir George
Simpson, et l’autre des États-Unis, sous le commande- | ment du capitaine Wilkes. (1) ] Fidèle à sa parole, le P. de Smet retourna parmi les } Têtes-Plates dans l’automne de la même année, ac- I compagné par les R. P. Point et Mengarini, et trois d frères lais. La mission de Sainte-Marie fut établie et f donna la plus abondante moisson. (Voir les esquisses indiennes.) Vers le même temps MM. Blanchet et De-
Si P “= a (4) « Nous nous arrètàmes pendant quelques heures à la mission F catholique, dit le capitaine Wilkes, pour voir le R. M. Bachelet û (Blanchet), auprès duquel le docteur Mc Langhlin m'avait donné une lettre d'introduction; il me reçut avec une grande bonté, da M, B, est établi ici au milieu de son troupeau, et il rend degrands D services aux colons en veillant sur leurs besoins temporels avec et autant de sollicitude que sur leurs besoins spirituels... M. Drayton, Michaël, et moi dinâmes avec M. B., qui nous servit un potage de farine d'avoine, de la venaison, des fraises et de la crême. Sa cordiale hospitalité et sa politesse parlèrent en sa faveur, et nous firent regretter de quitter sitôt sa compagnie. » M. Wilkes représente les missions et l’agriculture des Canadiens comme étant en prospérité. Il a par erreur donné le nom de Bachclet à M. Blanchet, supérieur de la mission de l'Orégor, qui vient d'être nommé vicaire apostolique du pays. (Explor. Exp., vol. 4, p. 850.) Voici ce que M. Wilkes dit de la mission méthodiste de Willamette : « Dans tousles lieux de Ja mission, on remarque un défaut évident de soins pour tenir les choses en bon état, et une absence de propreté que je regrettuis d’avoir à signaler. Nous eûmes lu curiosité de voir les Indiens auxquels ils cnseignaient la morale et chape la parole de Dieu ; mais à l'exception de quatre domestiques, nou: n’en vimes aucun depuis notre départ de la iis‘ion catholique. (Ibid., p. 351, 2.)— On compte dans cette dernière mission quatre ou cinq cents indigènes. Les méthodistes ont une école de ving! élèves à quelque distance de là. La chapelle de la mission cathe-
ommande-
a parmi Îles année, aCini, et trois it établie et es esquisses ichet et De-
res à la mission R. M. Bachelet m'avait donné , grande bonté.
rend de grands temporels avec s... M. Drayton, vit un potage de A crème. Sa COrfaveur, et nous 1. Wilkes reprécomme étant en iclet à M. Blant d’être nommé , p. 350.)
odiste de Willaarque un défaut et une absence Nous eûmes li jent la morale el mestiques, nou‘ on catholique.
e mission quart école de ving' mission catho
mers retournèrent à leurs postes d'hiver, où ils eurent Je plaisir d'apprendre que deux autres missionnaires JIM. Jean-Baptiste Bolduc et Antoine Langlois, étaient bartis du Canada pour les rejoindre dans leur mission de prédilection. Perdant l'hiver, M. Blanchet, en allant faire que visite à son ami M. Demers, manqua dés sur la rivière de Willamette. Au printemps de 1842 le P. ee Smet arriva inopinément à Vancouver, après avoir échappé d’une manière providentielle “ nauge qui eut lieu pendant qu'il descendait la rivière Colombia. Heureusement il avait quitté la barque
ns laquelle se trouvaient ses collaborateurs u . M c'est ainsi qu'il fut sauvé, tandis que ses effets % D ses compagnons furent engloutis dans les : Les trois missionnaires se rencontrèrent d'abord i Willamette, puis à Vancouver, et dressèrent de : : rt leur plan pour la grande œuvre d’é in des natifs de l'Orégon. Les Indiens de la ce pos avaient à plusieurs reprises demandé des aissionnaires catholiques, ct M. Demers partit Rois
, si er près du port Archurd, à cent nice pieds M. Vilkes, RE A chapclet ; qu d : rériter leurs prières et de dire leur pen ES ne . peur ent chauter dans leur langue sp, le capitaine Wilkes ss à la mission protestante de Clatportait à excrcer dit à 1l ” semblait qu'il y avait peu Dion . . licu ue ministère sacré, bien que j'aie Den D ans de certaines saisons un grand nombre ‘ iblassent pour entendre lesmissionnaires, »
__ 98 — ce pays. Il s’'embarqua sur un vaisseau de la, Compagnie de la baie d'Hudson, et arriva deux mois après à sa destination. Ce voyage fut fatigant, mais heureux dans ses résultats. Il fut reçu à bras ouverts par les sauvages, et il est impossible de peindre l’avide ardeur avec laquelle ils recueillaient les paroles de la vie éternelle qui tombaient de ses lèvres. Les Indiens de cette contrée ne paraissent pas moins disposés à recevoir les vérités du christianisme, que les Têtes- Plates qui ont une propension particulièr. pour la vertu.
Pendant que M. Demers évangélisait avec tant de succès les tribus de la Nouvelle-Calédonie, le P. de Smet retournait à Saint-Louis pour chercher d’autres ouvriers pour cette mission. Deux prêtres, les R. P. de Vos et Hocken, avec trois frères lais, partirent immédiatement, mais ils n’arrivèrent à leur destination que vers l'automne de 1843.
A la même époque, M. de Smet fut envoyé en Europe pour s’y procurer de nouveaux aides pour la conversion et la civilisation de l'Orégon. De cette facon, M. Blanchet se trouva seul chargé du soin de toutes les stations, à l’exception de celles établies parmi les Têtes-Plates et les Indiens de la Hautc- Colombie, et il voyageait constamment d’une mission à l’autre pour veiller à leurs besoins. Heureusement MM. Langlois et Bolduc arrivèrent à Willamette le 46 septembre, un an après leur départ du Canada. IIs se mirent ensemble à l’œuvre. M. Langlois resta à Willamette pendant la saison d'hiver, M. Blanchet à
la,Compamois après is heureux rts par les l’avide arroles de la Les Indiens disposés à les Têtes- +. pour là
vec tant de je. le P. de her d’autres les R. P. de irent immétination que
OYÉ en Eues pour là n De cette du soin de les établies la Hautene mission reusement Illamette le Canada. Ils ois resta à Blanchet à
Vancouver, et M. Bolduc à Cowlitz. Au printemps
‘de 1843, M. Demers quitta la Nouvelle-Ca..donie épuisé par les travaux qu'il avait entrepris et par les privations qu'il endura pendant son voyage; mais rien ne put altérer son zèle apostolique. IL trouva pendant les mois d'été de nombreuses occupations ponr lui et ses compagnons, dans les trois principales stations. En effet, il y avait tant à faire dans ces trois postes et leur voisinage, à cause de l'augmentation de leurs ouailles, qu'il leur fut impossible de visiter les points les plus éloignés. Ils furent obligés de remettre à une autre époque l'exécution du projet qu’ils avaient formé d'établir une mission à Whitby.
. Malgré ses nombreux travaux, M. Blanchet entreprit de fonder à Willamette une académie pour lajuelle des fonds lui furent donnés par M. Joseph Laroque de Paris, et qui fut appelée Collége de Saint- Joseph, en l'honneur de son généreux donateur.
Deux professeurs, l’un de français et l’autre d’an-
| M enseignaient dans cette institution, qui fut ouerte au mois d'octobre, et qui comptait dès le début ingt-uit écoliers. Le R. M. Langlois, supérieur de 4 mission de Willamette, surveillait l'académie.
Au bout d’un an, on fit subir aux élèves un examen public, et les assistants parurent très satisfaits des progrès qu'ils avaient faits dans l'étude du français, de l'anglais, dans l'écriture, l’arithmétique et les autres branches d'enseignement.
* Au printemps de 1844, M. Blanchet retira M. Demers de Cowlitz et l’envoya aux Cascades ou cité
PR
ta ip — = —. EE > RE
1] u | û | | | } L y | ( f 4 LE.
pi | 1}
d’Orégon, poste important qui contenait déjà soixante maisons. La cure où M. Demers résidait, avait un revenu d'au moins dix dollars par mois. M. Bolduc resta à Cowlitz, et M. Blanchet allait d’une station à Pautre pour pourvoir aux besoins des différentes localités.
Pendant les vacances du collége, M. Blanchet resta à Willamette pour remplacer M. Langlois, qui était allé faire une visite aux Pères Jésuites en mission chez les Têtes-Plates, dans la vue d’obtenir quelque aide pour son école. M. Demers était alors à Vancouver. Les missionnaires qui ne savaient pas que M. de Smet voyageait en Europe, attendaient avec une longue anxiété son arrivée parmi eux. Quinze mois environ s'étaient déjà écoulés depuis son départ de l'Est, et le vaisseau de la compagnie de la baie d'Hudson, qui aborda au printemps sur les côtes de l’Orégon, n’apportait aucune nouvelle du P. de Smet. M. Blanchet et ses compagnons commençaient à être alarmés, lorsque au milieu de leurs appréhensions, l’infatigable jésuite parut au midi de Vancouver, vers le commencement du mois d'août. Il avait quitté la Belgique le 9 janvier avec quatre prêtres, qui étaient les RR. PP. Accolti, Nobili, Ravalli et Vercruysse, un frère lai nommé Huybrechts et six religieux de Notre-Dame de Namur. Après avoir doublé le cap Horn, le capitaine du vaisseau que montait le P. de Smet toucha à Valparaiso et à Lima, dans le but d’obtenir quelques renseignements sur l’entrée de la rivière Colombia. et de laisser une partie de la cargaison. N'ayant pas
éjà soixante avaitunre-
M. Bolduc ne station à fférentes lo-
anchet resta is, qui était mission chez uclque aide Vancouver.
M. de Smet une longuc nois environ de l'Est, et Hudson, qui égon, n’ap- M. Blanchet re alarmés, linfatigable le commen- Belgique le les RR. PP.
n frère lai otre-Dame rn, le capiet toucha à ir quelques Colombia.
N'ayant pas
ue
recu de réponse favorable, il se dirigea de nouveau
vers le nord cet continua sa route jusqu’à ce qu'il se trouvit sous le 46° 19 de latitude etle123° 54” de longitude, Le capitaine mittrois jours à découvrir lembouchure de la rivière, qui lui fut enfin révélée par un vaisseau qui en sortait. Bien qu’il commençât à faire nuit, il dépêcha immédiatement un officier à sa poursuite, afin de savoir comment il fallait entrer dans la Colombia; mais le messager ne rapporta pas de réponse, et le capitaine, abandonné à ses propres ressources, se prépara à entrer dans ce fleuve, et fit route de l’est à l'ouest à travers un canal qui lui était tout à fait inconnu. C'était le 31 juillet, fête de S. Ignace de Loyola. A mesure qu'il avançait, la sonde lui apprenait qu’il
. était dans les eaux basses, et que le vaisseau n’avait
que deux pieds et demi d’eau sous sa quille, bien qu'on se trouvât à une distance considérable du continent. Dans cette situation, le salut de l’équipage et
, du vaisseau semblait désespéré. Pendant que l’immi-
nence du naufrage consternait les passagers qui se
regardaient les uns les autres avec effroi, les eaux
devinrent tout à coup plus profondes; la barre était
‘traversée, et deux heures après, le vaisseau mouillait au fort George ou à Astoria. (1)
(1) C'est la barre de la rivière de Colombie qui fut cause du naufrage du Peacock, un des vaisseaux attachés à l'expédition d'exploration. Le capitaine Wilkes raconte ce déplorable événement dans ses Récits de Voyage. Voici ce qu’il dit de la barre: « Une description ne peut donner qu'une faible idée des terreurs qu'inspire la barre de la Colombia ;tous ceux qui l'ont vue ont
SG OÙ Le
Dès que M. Blanchet ct les habitants de Willamette apprirent l’arrivée de M. de Smet à Vancouver, ils s’empressèrent d'aller à sa rencontre. Le bon père el sa suite furent reçus avec toute espèce d'égards par le docteur, M. Laughlin et M. Douglas, qui mirent à la disposition des missionnaires un des bateaux de la compagnie qui les transporta à Willamette. eur voyage jusqu’à ce licu fut un véritable triomphe, tant fat vive la joie que causa parmi les habitants l’arrivée des nouveaux ouvriers évangéliques. Les sœurs de Notre-Dame occupèrent le bâtiment qui avait été construit à leur intention; on fit l’ouverture de ce pensionnat pour les filles au mois de décembre.
Vers cette époque, le P. de Smet, remplacé dans son poste méridional par le P. Devos, alla faire une visite aux Têtes-Plates. Les travaux des Jésuites parmi les tribus du nord furent couronnés des succès les plus complets. En 1842, une nouvelle mission, appelée le Sacré-Cœur de Jésus, fut fondée à environ huit journées au sud de Sainte-Marie. Nous devons mentoinner comme accroissement de secours que reçut la
conservé une impression profonde de cette scène sauvage ct du tumulte des vagues, qui en font un des spectacles les plus effrayants qui puissent s'offrir aux regards du navigateur. Les dangers du canal, la distance des jalons qui indiquent la marche à suivre, Ja difficulté de les connaître, l’inexpérience de la force et de la direction des courants, la crainte d’approcher de périls inconnus, la transition de l’eau claire à l’eau trouble, tout vous jette dans une cruelle inquiétude. Je dois avouer que je me sentis moi-même faiblir sous le poids de ces émotions. » (Vol. 1v, p. 293.)
illamette uver, is n père el rds par le irent à la ux de la tte. Keur iphe, tant l’arrivée rs de Noété cons- > pension-
placé dans faire une ites parmi uccès les pn, appeiron huit ons menreçut la
rage ct du s plus ef- . Les danà marche à la force et périls intout vous me sentis » pe 293.)
ne 08 mission en 1844, l’arrivée de deux autres pères Jésuites et d’un frère lai, qui vinrent dans l'Orégon à travers les Montagnes-Rocheuses.
Tels étaient l'état du pays et le progrès de la religion parmi les indigènes et les colons, lorsque M. Blanchet reçut au mois de novembre dernier des lettres du Canada, qui l'informaient que, sur la demande du cinquième concile provincial de Baltimore, il avait été nommé vicaire apostolique du territoire de l'Orégon, et que ses bulles, datées du 1°° décembre 1843, lui avaient été envoyées. Ses compagnons l’engagèrent à accepter immédiatement ces fonctions, et à se rendre dans la Californie pour la cérémonie du sacre. Mais voulant obtenir du renfort pour sa vaste mission, il fésolut de se rendre en Europe. Ayant désigné M. De- Mers pour son vicaire-général et l'administrateur de Son diocèse pendant son absence, il quitta Vancouver
© vers la fin de novembre, et arriva le 22 mai à Lon-
dres, d’où il s'embarqua le 4 juin sur un des paquebots de la compagnie Cunard. Il fut de retour dans le Canada le 24 du même mois, après avoir fait'un Oyage de plus 22,000 milles. M. Blanchet reçut, il y a peu de temps, la consécration épiscopale à Montréal, etretourna en Europe pour les besoins de sa mission. Six mille sauvages ramenés dans le giron de l’Église sont sans doute peu de chose, si on les compare aux cent mille habitants de cette immense contrée; mais si l'on considère que ce succès a été obtenu en peu d'années et par un petit nombre de missionnaires,
obligés de lutter contre tant de difficultés, on trou-
SA 2 vera que ce résultat est consolant et important, et qu'il démontre jusqu'à lévidence que ceux qui ont recu mission d'aller enseigner toutes les nations cucilleraient des fruits nombreux sur ce sol béni.
Le 1°" décembre 1843, sa sainteté Grégoire XVI érigea le territoire de l’Orégon en vicariat apostolique, et nomma le P. Francis N. Blanchet, évêque de ce vaste diocèse. Celui-ci se fit sacrer à Montréal vers le milieu de l’année 1844, et repartit immédiatement après pour l’Europe, dans le but d’accroîitreles forces de sa mission et de propager le christianisme dans l'Orégon. Sur sa demande et par un acte récent du Saint-Siége, le territoire de l’Orégon, à partir du 42° jusqu’au 54° degré de latitude nord, a été divisé en huit diocèses, qui sont : la ville de l’Orégon, Nesqually, l’île de Vancouver et la Princesse-Charlotte. sur les côtes; et Walla-Walla, le port de Hall, Colville et la nouvelle Calédonie, dans l’intérieur. Ces diocèses forment une province ecclésiastique. dont la ville d'Orégon est la métropole. Jusqu'à présent, il n’y à que trois évêques dans cette province, à savoir : ceux de la ville d’Orégon, de Walla-Walla et de l’île de Vancouver, qui ont une juridiction provisoire sur les autres diocèses. Les districts épiscopaux de l’île de Vancouver, de Princesse-Charlotte et de la Nouvelle- Calédonie ne sont pas renfermés dans le troisième appartenant aux États-Unis. Le R. Modeste Demers, un des missionnaires qui visitèrent l’Orégon en 1838, avait été chargé du diocèse de l’île de Vancouver, et de l'administration des deux autres districts qui se
rtant, el
qui ont
y nations
ol béni.
» XVI éristolique,
ue de ce al vers le liatement les forces sme dans récent du ir du 42° divisé en "on, Nes- Charlotte.
Hall, Colr. Ces diopnt la ville L, iln'ya oir : ceux le l’île de ire sur les de l’île de Nouvellesième apemers, UD en 1838, couver, et cts qui se
PE. ee trouvent sur le territoire anglais. Les cinq autres diocèses sus-mentionnés sont situés dans les pays dépendant des États-Unis.