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Aux pieds de la Grande-Glacière, à l'embouchure de l’Athabasca, 6 mai 1845.
MONSEIGNEUR
Les provisions devenant rares au fort. au moment où nous avions avec nous un nombre considérable d'Iroquois des pays environnants, qui étaient déterminés à rester jusqu’à mon départ, afin d'assister aux instructions, nous nous serions trouvés dans une situa-
| tion embarrassante, si M. Frazer ne fût venu à notre secours en nous proposant de quitter le fort et de = l'accompagner lui et sa famille au lac des Islands, où
… le poisson aurait fourni une partie de notre subsis-
tance. Comme la distance n’était pas grande, nous
? acceptâmes cette invitation, et partimes au nombre de
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cinquante-quatre personnes et de vingt chiens. Je compte ces derniers, parceque nous étions obligés de pourvoir à leurs besoins comme aux nôtres. Une petite énumération du gibier tué par nos chasseurs
à pendant les vingt-six jours que nous restâmes en ce . lieu, vous offrira quelque intérêt, ou du moins vous | connaître les animaux du pays, et vous prouvera que » les Montagnards d’Athabasca sont doués d’un robuste
4 appétit. — Animaux tués : douze daims, deux rennes,
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