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RS Æ. SÉRRZE Sr-
trente gros moutons des montagnes, deux porcs-épics, deux cent dix lièvres, un casis, deux rats musqués, vingt-quatre outardes, cent qé':'4€ canards, vingt-un faisans, une bécassine, un aigle et un hibou; ajoutez; de trente à cinquante beaux poissons blancs pêchés Bi chissa chaque jour et vingt truites, et vous pourrez juger Ë Le h alors si nos gens avaient raison ou non de se plaindre; Ë la plus cependant nous les entendions dire constamment; | montag «comr : \otre vie est dure ici? Le pays est excessi- É geux sé vement pauvre — nous sommes obligés de jeûner!» É saison,
Comme le temps auquel je devais quitter mes nou- L vent et veaux enfants en Jésus-Christ approchait, ceux-ci me 4 bruit te demandèrent avec instance qu’il leur fût permis avant Û comme mon départ de me témoigner leur attachement par une dches to petite cérémonie, afin que leurs enfants pussent tou- É
| mes € compal ne ren ; s'éleva
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“entraine
jours se souvenir de celui qui le premier leur enseigni Mmes de
le chemin de la vie. Chacun déchargea son mousquet sombres dans la direction de la plus haute montagne, qui ah L \toute forme d’un pain de sucre, et lui donna mon nom en D même te poussant trois énormes hourras. Cette montagne à nous les
plus de 14,000 pieds de haut, et se trouve couverte Bipidité. d'une neige éternelle. "La ma Le 25 avril je fis mes adieux à mon bon ami M. Fra- »trionale zer, et à ses aimables enfants qui m’avaient comblé Bdu Mcke d’attentions et de bonté. Tous les hommes du camp Blombia, voulurent me faire une escorte d'honneur, et m’ac- Btagnes L: compagnèrent à une distance de dix milles. Là, nous BW Dans] nous séparâmes, et chacun me pressa affectueusement B'encontr la main; nous nous souhaitâmes mutuellement beau- Bou Jioat coup de bonheur ; l'émotion était générale, des lar- Ba parlé
rcs-épics, musqués , Vingt-un ajoutezcs pêchés rrez juger plaindre; tamment; t excessieüûner ! »
mes noueux-ci me rmis avant nt par unt ssent tour enseignà mousque e, quiah n nom en pntagne à > couverte
i M. Fraat comblé du camp et m’ac- Là, nous eusement ent beaudes lar-
. mes coulèrent de nos yeux. Je me trouvai avec mes compagnons dans un de ces sauvages ravins où l'œil
ne rencontre qu'une rangée de sombres montagnes À sclevant de tous côtés comme des barrières infran-
À chissables.
Le haut Athabasca est incontestablement la partie La plus élevée du nord de l'Amérique. Toutes ses
montagnes sont prodigieuses, et leurs sommets nei- Mgeux semblent se perdre dans les nues. Dans cette
“saison, d'immenses masses de neige se détachent sou-
Mvent et roulent sur les flancs des montagnes avec un : Lr uit terrible qui retentit dansces paisibles solitudes. dcomme le roulement lointain du tonnerre. Ces avalan- - …ches tombent avec une telle impétuosité qu'elles î entraînent fréquemment avec elles des fragments énormes de rocher, et
: s'ouvrent un passage à travers les É sombres forêts qui couvrent la base de ces montagnes. À A toute heure le bruit de dix avalanches roulant en
mème temps vous brise les oreilles. De chaque côté. nous les voyions se précipiter avec une effrayante ra-
à pidité.
* La majestueuse rivière du nord, la branche septen- )trionale du Sascatshawin, les deux grandes fourches Mu Mckensie, les rivières Athabasca et Peace, le Co- “lombia, et le Frazer à l’ouest, reçoivent de ces mon-
Piagnes la plus grande partie de leurs eaux.
Dans le voisinage de la rivière de la Muette, nous rencontrâmes une de ces pauvres familles de pasteurs sou Jioaten de la Nouvelle-Calédonie, dont je vous ai parlé dans une lettre précédente. Ils nous aperçu-
rent du sommet de la montagne qui domine la vallée que nous traversions, et aussitôt qu'ils virent que now A étions des blancs, ils descendirent en toute hâte po | venir à notre rencontre. Ils parurent enchantés à nous voir, surtout lorsqu'ils surent que j'étais ur Robe-Noire; ils m’entourèrent, et me pressèrent (Bu
À vages.
les baptiser avec une ardeur qui m'émut jusqu'au ns
larmes, bien que je ne pusse accorder cette faveur É quittè qu’à deu: de leurs plus petits enfants, les autres aa one besoin d’être instruits ; mais je n’avais pas là d'ite,. 0] 11 prète, je les engageai donc à retourner aussitôt dan | qui la |; leur pays, où ilstrouveraient une Robe-Noire (le P. NB ven | bili) qui les instruirait. Ils firent le signe de la croi, x tribu. n ( récitèrent quelques prières dans leur propre lang" Nous A | et chantèrent plusieurs hymnes avec une grande dé. rimes If votion apparente. La condition de ces gens pari D basca. très misérable; ils n’avaient pour vêtements que de À quittäm haillons et quelques lambeaux de peaux, et néng4, vallé moins, malgré leur extrême pauvreté, ils déposèren |
| à mes pieds le mouton des montagnes qu’ils venaiti} es 1l de tuer. |gni
Hu à L'histoire d’une pauvre jeune femme qui se trot as :
he | vait avec eux mérite d’être racontée, car elle est lBM aivé
peinture vivante des dangers et des malheurs auxqueh l par cet
ce peuple infortuné est souvent exposé. Elle avait @ Factory
peu près quinze ans, lorsque son père, sa mère Et \onl
frères furent surpris dans le bois, avec une autre fi |vàmes t mille, par un parti de guerriers assiniboins, et masi botre crés sans miséricorde. Pendant cette horrible scènbie cac la jeune fille se trouvait dans une autre partie de M rre de
ine la vallée nt que nou e hâte pour nchantés de
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forêt avec ses deux sœurs, toutes deux plus jeunes : qu'elle. Elles parvinrent à se cacher et à échapper à ‘ cette bande d’assassins. La malheureuse orpheline | erra environ deux ans dans le désert sans rencontrer
> j'étais une H ressèrent de ;
un être humain; elle vivait de racines, de fruits sauyages, et de porc-épics. En hiver, elle se réfugiait
… jans l’antre abandonnée d’un ours. Ses sœurs la
cette faveuMN (nittèrent vers la fin de la première année, et l'on
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Mmes vers la nuit tombante sur les bords de l’Atha- “basca, au point appelé la Grande-Traverse. Xci, nous ents que UM Gnittimes le cours de cette rivière pour entre: dans