partie de Bontre eux énormes rochers. La transparence de cette
{ n'en entendit plus jamais parler. Enfin au bout de trois
is à dite ns elle rencontra heureusement un bon Canadien,
aussitôt dan qui la prit dans sa maison, la nourrit et l’habilla
ire (1e P. NM convenablement, et la rendit six mois après à sa
de la croïfi bu opre langue
Nous reprimes notre route le lendemain; nous arri-
A mesure que nous approchions des hauts pays, la neige devenait plus profonde. Le 1°" mai, nous atteignimes la Grand-Bature qui ressemble à un lac des- Iséché. Nous y plantâmes notre tente pour attendre {l'arrivée des gens du Colombia qui passent toujours par cette route, qui conduit au Canada et à York- Factory.
| Non loin &u lieu où nous étions campés, nous trou- |vàmes un nouvel objet qui excita notre étonnement Let notre admiration; c'était une immense montagne de glace pure de quinze cents pieds de haut placée
belle glace est si grande que nous pouvions aisément distinguer les objets qui sont dans l’intérieur, à une profondeur de plus de six pieds. On dirait à la voir que quelque soudaine et extraordinaire crue d’ea roula d'immenses monceaux de glace, qui vinrent s'entasser entre ces rochers et former ce magnifique glacier. Ce qui donne quelque vraisemblance à cett: B" conjecture, c’est que de l’autre côté du glacier ilyal lrès un grand Jac d’une hauteur considérable. C'est a pied de cette gigantesque montagne de glace que ki rivière de Trou prend sa source.
Les habitants du Colombia viennent d'arriver. Je saisis cette occasion, la seule que j'aurai d'ici à longtemps. pour vous envoyer mes lettres, et avant (k
… Parn " Newrcursio Drm le
fermer celle-ci, permettez-moi de me recommande utaire « de nouveau, ainsi quetoutesmes missions, à vos saint ainten:
sacrifices et à vos ferventes prières. | diffici Laine d lu Colon d'Orégon Vers le “lance d hommes Joiguiren Mpnie ang “du fort V
J'ai l'honneur d’être avec le plus sincère respect € le plus profonde estime, Monseigneur, votre très hunr ble serviteur ,en Jésus-Christ.
P. J. DE SMET, 8, J.
(1) Snor chaussure |
s aisément
eur, à unt W ce
it à la voir à A. M, D. G.
crue d’eai Be
qui vinrent Boa!-Encampment sur la Colombia, magnifique B° 40 mai 1846.
nee à cett: Bù acier il y: … Très Révérend et cher Père Provincial.
e. C'est ul par ma dernière lettre adressée au prélat distingué lace que li le New-York, dans laquelle ie relate mes différentes “excursions apostoliques pendant les années 1845-46. Mbarmi les nombreuses tribus des Montagnes-Rocheuses, vous aurez appris que je suis arrivé au pied du l rand Glacier, source de la rivière du Trou qui est tri- Dbutaire de l’Athabaska ou Elk-River. Je vais donner À aintenant à votre révérence la continuation du rude (1 dificile voyage que je fis à travers la & .ncipale À haîne des Montagnes-Rocheuses et les terres basses Hu Colombia, pour aller rejoindre mes chers frères de ‘Orégon.
| Vers le soir du 6 mai, nous distinguâmes à une disdance d'environ trois milles l'approche de deux ; iommes chaussés de Snow-Shoes, (1) qui bicntôt nous joiguirent. C'étaient les avant-coureurs de la compapnie anglaise qui, au printemps de chaque année, vont du fort Vancouver à York-Factory, situé à l'embou-
arriver. Je l’ici à longet avant (lt commande à vos saint
e respect t!
e très hunr
(1) Snow-Shoes, souliers pour marcher dans la neige ; c'est une Chaussure particulière aux habitants du nord de l'Amérique. (Note du Traducteur.)
sn EN CN EL PSP RP TE De F r
DE Ph
L ei 2
Tu. = NP Te amer me.
chure de la rivière Nelson, à environ cinquante-hnj degrés de latitude nord. Dès le grand matin ma petit suite était prête; nous continuâmes notre route, « après une marche de huit milles, nous renconträmeltère pié les Messieurs de la compagnie de la baie d’Hudsui Les Les moments de notre réunion furent courts, mais iBpainten téressants et joyeux. La grande fonte des neiges étilhtigues
es pau ant let ur ten
déjà commencée, et nous fûmes obligés d’être alertBl'eux le pour pouvoir traverser en temps convenable les rapiBpour qu:
dés et les rivières qui commencaient à grossir. LaMgur des nouvelles des voyageurs qui se rencontrent dans lu Mar la ri montagnes se communiquent promptement des unow-sho aux autres. Je retrouvai dans les guides de la comp moyet
gnie mes vieux amis : M. Ermatinger de l'honoraïiemparts compagnie de la baie d'Hudson et deux officiers dis Antique tingués de l’armée anglaise ; les capitaines Ward ellans mes Vavasseur, que j'eus l'honneur de rencontrer l'annét .; point dernière près du grand lac Kalispel. Le capitain bque cinq Ward eut la bonté de se charger de mes lettres pou L voir : Le les États et pour l'Europe. Quinze indiens de la triblans le la
se réuiiis:
IT Fscla:
frional p
Ketke-Fall l'accompagnaient. Plusieurs d’entre eu avaient gravi les montagnes avec un poids de ca cinquante livres sur le dos. ie digne capitaine Warlk m'en fit un grand éloge. I admire leur probité, leur West au : politesse et par dessus tout, leur sincère piété, et leurBlombia et grande exactitude à remplir leurs devoirs religieux. ent un Soir et matin on les voit se retirer à une petite dis-R Non: ” tance du camp pour chanter un ou deux hymnes, €! Jhoes por faire leurs prières en commun, « J'espère, » ajouta le ks bords capitaine, que je n'oublierai jamais l'exemple qu'£" re ce t
iquante-huj tin ma petit tre route, « enconträme e d'Hudson rts, mais ir neiges éta ’être alertu ble les rap
grossir. Lllil bar la rivière Athabasca. Quant à moi j'essayai les
ent dans l& ent des un le la compr l'honorabi officiers dis es Warde trer l’annét e capitain lettres pou s de la tribu
‘entre eur ids de can taine War "obité, leur sté, et leur s religieux.
petite dis- 1ymnes, €l » ajouta le mple qu
es pauvres, mais bons sauvages m'ont donné penant le temps qu’ils furent avec moi ; je fus frappé de our tenue décente et je n’ai jamais vu une plus sinère piété que la leur. »
| Les messieurs de la Compagnie anglaise étaient naintenant arrivés au terme de leurs plus grandes atigues et difficultés. Ils jetèrent joyeusement loin ‘eux leurs snow-shoes pour prendre des chevaux Dour quatre jours; au fort Jasper ils s'embarquèrent ur des esquifs pour descendre au fort Assiniboine
now-shoes pour la première fois de ma vie, et par moyen de cette chaussure je gravis ces effrayants emparts, ces barrières de neige qui séparent le monde Atlantique de l'océan Pacifique. Je vous ai déjà dit dans mes lettres précédentes que c’est probablement e point le plus élevé des Montagnes-Rocheuses, et
que cinq grandes rivières y prennent leurs sources, à
L voir : la branche nord du Sascatshawin, qui se jette L ans le lac Winnepeg ; les rivières Athabaska et Peace se réuaissant avant de verser leurs eaux dans le grand c Fsclave, lequel se décharge dans l'Océan Septent ional par le Makensie, la plus solitaire des rivières. C'est au sein de ces montagnes que les rivières Colombia et Frazer puisent les eaux dont elles alimendent un millier de fontaines et de ruisseaux. None “ions soixante-dix milles à faire en snowdoes pour atteindre le Boat-Encampment qui est sur s bords du Colomibia. Nous nous proposâämes de Lire ce trajet en deux jours et demi. Les très dignes
et excellents MM. Rowan et Harriot dont je n’oubii-Mfurent p rai jamais les bontés qu'ils ont eues pour moi à Lqu'un fe maison des Montagnes-Rocheuses et au fort Augustw Dormir pensaient qu’il me serait impossible d'accomplir «milieu 0 voyage à cause de ma corpulence, et cherchaient ;énurmu
m’en détourner. Cependant je crus pouvoir remédiriwvous pa à l'inconvénient de mon ampleur par un vigoureuMchambré jeûne de trente jours que je supportai gaiement, Jéplume ; me trouvai en effet beaucoup plus léger, et je m'ouvridf'air pur courageusement un passage au milieu d’une neige quipont inc( avait seize pieds de profondeur. Nous marchions qu'il est une seule file, montant et descendant alternativemenmarche, tantôt à travers des plaines inondées par des avalu-sur des ches, tantôt an milieu de lacs et de rapides enseveiétendions profondément sous la neige; quelquefois sur le flanhous en d'une montagne escarpée, d'autres fois à travers ubuflle. forêt de cyprès dont nous n’apercevions que les son} Le len mets. Je ne puis vous dire le nombre de nos soubrt- tendre ce sauts ; je me trouvais continuellement embarrassé avetela nou: mes souliers-ncige et en lutte avec les branches d'aMperte de ( bre. Lorsque je tombais, j'étendais mes bras devant moléspèces. | comme on fait naturetlemeut pour atténuer la violent à qui de la chute; le danger n'est pas grand quand il valparle de « beaucoup de neige, bien que j'y fusse souvent à moité@rouvai à enseveli lorsque je réclamaisl'aide demes compagnon part. heu qui venaient toujours à mon secours avec une granl'pts heurt bonté et de fort bonne humeur, grand art Après avoir fait trente milles le premier jour. nouin obstac nous disposâmes à camper. Nous abattimes quelquese neige « pins que nous dépouillâmes de leurs branches: celles (Rs eaux €
je n’oubiie.
ir moi à t August, complir « erchaient ; ir remédier 1 Vigouren iement, Je | je n'ouvi 1e neige qu wchions sr rnativemet des aval es enseveli sur le flan tr'av ers une ue les son:
108 soubre- \rrassé avet nches d'ar devant mo la violence and il vi nt à moite mpagnon.
me grande
jour, not s quelques s: celles «
| — 4167 — furent placées sur la neige pour nousservir de lit, tandis qu'un feu tut allumé sur un parquet de bûches vertes. Dormir ainsi sous la belle voûte d’un ciel étoilé, au inilieu de hautes montagnes, et bercé par le doux inurmure des ruisseaux et le bruit des torrents, peut ous paraître étrange, ainsi qu’à tous les amateurs de chambres comfortables, chauffées et garnies de lits de plume ; mais on pense autrement, lorsqu'on a respiré j'air pur des montagnes, où en revanche les rhumes sont inconnus; venez-en faire l’essai, et vous verrez Mu'il est facile d'oublier les fatigues d’une longue énarche, et de trouver de la joie et du bien-être même eur des branches de pin, sur lesquelles nous nous tendions d’après la coutume des Indiens, et nous ous endormions enveloppés dans des robes de Duflle.
& Le lendemain matin, nous commençcâmes à des- Lendre ce qu'on appelle la Grande-Pente-Occidentale. Lela nous prit cinq heures. Toute la pente est cou- Serie de cèdres gigantesques et de pins de différentes espèces. Malheur à l'homme qui a de l'embonpoint. ju à qui il arrive de faire un faux pas. Je vous burie de cela par expérience, car bien des fois je me trouvai à vingt ou trente pieds du point de mon déart, heureux lorsque dans ma chute ma tête n'allait bas heurter violemment contre le tronc de quelque rand arbre. Au pied de la montagne, je rencontrai obstacle d'un nouveau genr :. Toutes les barrières e neige et les digues innombrables qui avaient arrèté »s eaux des rivières, des lacs et des torrents se rom-
pirent pendant la nuit et grossirent considérablement la rivière dite le Grand-Portage. Elle fait tant de dé. tours et de circuits dans cette étroite vallée, que nous mimes un jour et demi à franchir, que nous fûmes obligés de traverser cette rivière au moins quarante fois, avec de l’eau jusqu'aux épaules. Son impétuosité est si grande qu’il nous fallait nous soutenir mutuellement pour ne pas être emportés par le courant Nous continuâmes notre triste voyage avec nos habit mouillés; ce qui, joint à la grande fatigue, fit enfer nos jambes. Tous les ongles de mes pieds tombèrent, et le sang remplit mes mocassins ou souliers indiens Quatre fois je me trouvai à bout de mes forces, « j'aurais certainement péri dans cette épouvantabk contrée, si le courage et l’énergie de mes compagnon ne m'avaient soutenu et aidé. Nous vimes des mt tout le long des anciens campements du Portage Chaque voyageur qui passe par là pour la première fois choisit le sien. Un jeune Canadien m'en dédi généreusement un qui avait au moins cent vingt pied de haut, et qui élevait sa haute tête au dessus de ton les arbres du voisinage. Je ne méritais pas un parel
honneur, Il le dépouilla de toutes ses branches et nt} da fallu avoue q peau, Un Ant de f, rouvime
lui laissa qu’une petite couronne au sommet. Il écrii au bas mon nom et la date de mon passage. Les daims. les rennes et les chèvres de montagne se trouveil fréquemment dans cette région.
Nous passâmes ensuite à travers une forêt épaisst et montagneuse, où les pins couvrent le sol par milliers
Lévers Emontagt En appr(
reux de jambes .
Bises ho:
et où plus d’un arbre gigantesque dans toute sa
Éuueur à sortant ment u naient chose € éprouvé
d'une b
Llésalté sl'abond
de roch
ontre ç
Vers 1e
R'inpmer Me la rivi tnes-Roc Lord, pe
ous m6
nsac de
de renne,
rablement Æ sueur a été déraciné par la fureur de la tempête. En ant de dé. D sortant de la forêt, il nous fallut traverser laborieuse- , que nous D ment un grand marais, dont l’eau et la vase nous veous fûmes Mnaient jusqu'aux genoux. Cette fatigue était peu de s quarante chose en comparaison de celles que nous avions mpétuosité éprouvées; nous en fâmes dédommagés par la vue ir mutuel- l'une belle et verdoyante plaine, où quatre rennes se e courant Miésaltéraient , sautaient et bondissaient au milieu de nos habit l'abondance. Sans doute ils venaient, ainsi que nous, e, fit enfler ide rochers neigeux et glacés, et sentaient leurs cœurs tombèrent. MMégers et joyeux à l'aspect délicieux qu’offrent la ers indiens. montagne et la plaine dans cette saison de l’année. 3 forces, et ln approchant nous dirigeâmes douze fusils à la fois Jouvantabk contre ces innocentes et timides créatures. Je fus heuompagnon Breux de voir que, grâce à l’étonnante agilité de leurs s des mâtambes. leurs nobles et belles formes avaient été lu Portage Bnises hors de toute atteinte.
la première Vers le milicu du jour nous arrivâmes au Boat-Enm'en dédiBrimpment, sur les bords du Colombia, à l'embouchure vingt pied Buie la rivière Portage. Ceux qui ont passé les Montassus de toutnes-Rocheuses à cinquante-trois degrés de latitude as un parelBiord, pendant la grande fonte des neiges, savent si nches et nenous méritons ou non le titre de bons voyageurs. Il t. Il écrivi La fallu toute ma force pour accomplir ce voyage, et Les daims WW ‘voue que je n’oserai: pas l’entreprendre de nouse trouventau, Un repas était nécessaire pour nous remettre de nt de fatigues ct de dangers. Heureusement nous rouvâmes au camp tout ce qu’il faut pour une fête. nsac de fleur de farine, un gros jambon. un quartier
de renne, du fromage. du sucre et une grande quan-
prêt épaisse par milliers, oute sa -
Se æ