‹ Missions de l'Orégon et voyages dans les Montagnes Rocheuses en 1845 et 1846 [microforme]Chapitre 53 sur 108 · AX · texte numérisé non relu

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(Suite.) A. M. D. G.

Saint-Ignace, 25 juillet 1846.

Madame, Je suis vraiment honteux de n'avoir pu répondre

plus tôt aux lettres que vous avez eu la bon

de m'écrire le 3 septembre et le 7 décembre 1844, Elles n’arrivèrent aux Montagnes - Rocheuses que l'année suivante, pendant que j'étais occupé à une mission éloignée parmi les Indiens, en sorte que je ne les reçus qu’au mois de juillet 1846. S'il eût été en mon pouvoir de vous donner une plus prompte réponse, mon cœur m'assure que je l’eusse fait sans délai, car la dette de reconnaissance que mes pauvres Indiens et moi avons contractée à votre égard est fort grande, et il me tardait de vous apprendre que nous

Indiens de ces différentes tribus, à savoir : les Têtes- Plates, les Pendants-d’Oreilles et les Cœurs-d’Alène, à réciter chaque semaine le rosaire pour une de leurs grandes bienfaitrices, et c’est vers vous que se dirigeait mon intention. Maintenant vous pouvez être certaine que dans chaque famille indienne on dit le chapelet, et j'ai la consolation de vous affirmer que

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bien des milliers de Pater et d’Ave ont déjà été offerts à Dieu et à son auguste mère pour vous. Ces bons Indiens, ces enfants de la forêt si chers à mon cœur,

| continueront de témoigner leur gratitude jusqu’à ce « que je leur dise de cesser, ce qui n’arrivera pas de “ sitôt. Quelle confiance n’ai-je pas dans la prière de À ces Indiens dont le mérite n’est connu que de Dieu!

Eh! s’il est vrai que la prière de celui qui possède l'innocence, la simplicité et la foi d’un enfant perce les cieux, peut tout et est toujours exaucée, soyez persuadée que ces vertus règnent à un degré éminent

E dans ces nouvelles missions, où le doigt de Dieu s’est

si visiblement manifesté, et que le ciel accordera à

-l'Indien tout ce qu’il demandera pour vous. Que

je serais heureux, ma chère et excellente Dame, de pouvoir vous faire comprendre combien est grande,

D douce et ravissante leur dévotion envers l’auguste - mère de Dieu. Le nom de Marie, prononcé dans la

langue indienne, a une suavité qui les réjouit et les charme. Les cœurs de ces bons enfants des forêts

- s'attendrissent et semblent déborder quand ils chan- D tent les louanges de celle qu'ils appellent comme

. nous, leur Mère. Oh ! je suis sûr, d’après les dispositions que je leur connais, qu’ils ont une place distin- -guée dans le cœur de la sainte Vierge; et que par " l'intercession de Marie, que tant d’âmes ferventes invo- : quent, vous obtiendrez tout ce que vous demanderez ;

car je connais assez bien votre piété pour être certain

que vous ne demanderez jamais que ce qui peut aug- -menter la gloire de Dieu, sanctifier votre âme et

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