‹ Missions de l'Orégon et voyages dans les Montagnes Rocheuses en 1845 et 1846 [microforme]Chapitre 59 sur 108 · SE · texte numérisé non relu

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tions ont été plus fréquentes, les prières plus longues, les confessions plus sincères ? Non, la chose n’était guère possible. Mais que les instructions, devenues des exhortations, ont été plus propres à mettre la dernière main: à la préparation du cœur ; oui, c'était le bon P. Joset qui les faisait; que les prières ont été plus ferventes ; oui, l’on s’approchait de plus en plus du foyer; que les confessions ont été mieux faites; oui encore, les mêmes avis cent fois répétés les avaient enfin amenées à la forme voulue, C£ n’éiait pas sans une sorte d'appréhension, même avec toutes les raisons que je croyais avoir de le faire, que je mettais le pied au confessionnal pour les entendre sans interprète; à quoi se joignait une autre crainte qui, au premier aperçu, ne paraîtrait guère moirs fondée : je veux dire d’avoir été un peu vite en besogne dans l’admissior à la participation des saints mystères de certaines âmes dont l'intelligence était plus bornée, et dont les antécédents bien connus eussent pu faire douter des dispositions du cœur. Mais d'un côté la clarté, la douleur, et je dirai pour quelques-uns des moins disposés et des moins instruits, le scrupule des derniers aveux ; de l’autre le calme, la piété, le courage, la persévérance dont ils ont été suivis, tout a contribué à me rassurer. I! est donc vrai, Ô mon Dieu! que toujours vous proportionnez la grandeur de votre secours à la faiblesse de vos enfants. Les deux derniers jours, les jeunes gens, rivalisant de zèle avec les jeunes filles, donnèrent ce qui restait de temps libre après les exercices spirituels à la dé-

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