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leur pays. Vous apprendrez avec plaisir, par cette | lettre, que le Dicu tout-puissant a béni nos efforts. ey bi du nous permettant de mettre ce projet à exécution. Après la bataille dont je vous ai fait le récit dans ma lettre, datée du camp de Yellow-Stone (Roche- Jaune) les Crows, à ce qu'il parait, s’enfuirent ver
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les montagnes de Wind-River (rivière du vent), déterminés cependant à se venger des Pieds-Noirs, en faisant une irruption dans leur pays. Ceux-ci, re. doutant probablement cet assaut. résolurent de rester avec le camp des Têtes-Plates jusqu'à ce qu'il fùt arrivé à la source de la rivière Muscle-Shell (écaille de moule).
En quittant la Roche-Jaune, nous nous dirigeâmes vers le nord à travers un pays irrégulier, montueux. aride, dépourvu de bois et d’eau potable; vous ne trouvez ici pour étancher votre soif, que des étangs remplis d'une eau stagnante et saumâtre. Nous ne tuâmes que quelques taureaux de passage, qui suifirent à peine pour subvenir aux besoins de notre nombreuse suite, Les divers incidents qui ont signalé ce voyage fait, avec le camp des Indiens, vous plairont peut-être davantage, si je vous les donne dans le même ordre dans lequel ils figurent dans mon journal, dont voici l'extrait :
8 septembre 1846. Les éléments de discorde qui existent entre les Nez-Percés et les Pieds-Noirs font présager une rupture ouverte, Les Nez-Percés son! évidemment dans leur tort ; les Têtes-Plates, suivant notre exemple, s'efforcent de les convaincre que leur
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conduite est insensée ; mais c’est en vain: les principaux personnages parmi eux refusent pour la seconde fois de fumer le calumet de la paix.
9 septembre. Un touchant incident arriva dans notre loge vers la chute du jour. Un chef Nez-Percé, qui se déclara notre ami, entra accompagné de trois picds-Noirs, un guerrier, un interprète et un jeune homme d'environ vingt ans. Ce dernier perdit ses parents à l’âge d'un an; sa mère, faite prisonnière par les Pieds-Noirs, mourut dès les premiers jours de sa captivité; son père. dont le pays est à une rande distance de celui des Pieds-Noirs, est tout à fait perdu pour lui Ce pauvre orphelin devi l'enfant adoptif d'une femme Pied-Noir, qui l’éleva comme $'il avait été son propre fils. Il grandit et “imbut des usages et des coutumes de ses nouveaux anis, n'ayant de rapports qu'avec les personnes qui lentouraient, Un jour, la femme qu'il croyait réellement sa mère lui déclara qu'elle ne l'était pass et que son père, qu'il n'avait pas vu depuis l'âge d'un an, était maintenant assis à côté de lui. « Quel est donc mon père, demanda-t-il avec anxiété? — Le \oila, dit la femme, en indiquant le chef Nez-Percé qui était entré dans la loge avec lui, Les doutes du pere ne tardèrent pas à s'évanouir. car après avoir dépouillé le jeune homme de ses vêtements, il découvrit la marque d'une brûlure qu'il s'était faite dans l loge paternelle, pendant qu'il était encore enfant.
I est plus facile de concevoir que d'exprimer les “htiments que cette rencontre inattendue fit soudain
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