‹ Missions du CanadaChapitre 67 sur 72 · History ofthe l'uited Stn/es^l. l · texte numérisé non relu

History ofthe l'uited Stn/es^l. l

1. Histoire du. Cunndo. t. I,, liv. iv^ cli II, pp. 25-2 et suiv.

LES MISSIONNAIRES AU TOINT 13E VUE SCIENTIFigUE. 373

huit Jésuites , outre plusieurs laïques attachés à leur ministère. En 1040, on envoya chez la nation neutre, au sud du lac Eric, les PP. Chaumonot et Hréljeuf, dont le voyage compléta la reconnaissance de la grande vallée du Saint- Laurent jusqu'au pied du lac Supérieur. Les deux Jésuites, Charles Raimbault et Isaac Jogues, envoyés vers ce lac, atteignirent le Sault-Sainte-Marie, après une navigation de dix-sept jours. Ils y trouvèrent un rassemblement de deux mille Sauvages, qui les accueillirent avec bienveillance. A mesure que les Français avançaient vers le couchant, les bornes de l'Amérique semblaient reculer; ils apprirent au Sault-Sainte-.Marie les noms d'une foule de nations dont ils n'avaient jamais entendu parler. « Ainsi observe un auteur « américain , le zèle religieux des Français avait porté la « croix sur les boi'ds du Sault-Sainte-Marie et sur les conte fins du lac Supérieur^ d'où elle regardait déjà la terre « des Sioux dans la vallée du Mississipi, cinq ans avant « qu'Elliot, de la Nouvelle -Angleterre , eut seulement (I adressé une parole aux Sauvages qui étaient à six mille « du havre de Boston. »

« Dans Taimée IG60, le P. Mesnard partit pour aller prêcher l'Évangile aux Outaouais et autres peuplades répandues sur les bords du lac Supérieur. 11 s'arrêta huit mois dans une baie qu'il nomma la baie Sainte-Thérèse, peut-être celle de Kivsina, sur la côte méridionale de ce lac, oii il n'eut pour nourriture que du gland et de l'écorce 'd'arbre piles. Invité par les Hurons, il se rendit à la baie de Chagouamigong, dite du Saint-Esprit, à lextrémité occidentale de ce grand lac... Un jour, tandis que son compagnon de voyage était occupé, le P. Mesnard entra dans le l)ois et ne reparut plus. Ce vénérable missionnaire jouissait d'une grande réputation de sainteté parmi les Sauvages. Plusieurs années après sa mort, on retrouva sa soutane et son bréviaire chez les Sioux, qui les conservaient comme des reliques, et leur rendaient une espèce de culte.

(( Le Père Allouez, parti pour le lac Supérieur en tOO;i, atteignit Chagouamigong, oir il trouva un grand village de Chippaouais que les Jésuites ont nommé Outchibouec. 11 y

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bâtit une chapelle, et prêcha en langue algonquine devant douze ou quinze tribus, qui entendaient cet idiome. Sa réputation se répandit au loin. Les guerriers de différentes nations s'ébranlèrent pour aller voir l'homme blanc : les Pouteouatamis, des profondeurs du lac Michigan, les Outagamis et les Sakis, des déserts qui s'étendent du lac Michigan au Mississipi, les Kristinots, nommés Criques par les Canadiens, des forêts marécageuses du Nord, les Illinois des prairies, aujourd'hui couvertes d'abondanles moissons, et enfin les Sioux. Tous admirèrent l'éloquence du saint missionnaire. Ils lui fournirent des renseignements sur les mœurs, la puissance et la situation de leurs différentes contrées. Les Sioux, armés d'arcs et de flèches, lui dirent qu'ils couvraient leurs huttes de peaux de cerfs, et qu'ils occupaient de vastes prairies sur les bords d'un grand fleuve nommé Mississipi. Pendant son séjour dans cette contrée. Allouez, qui fit plus de deux mille lieues dans ce vovage, poussa ses courses fort loin dans le Nord ^ «

En 1661, les PP. Dreuillettes et Dablon accompagnèrent quelques explorateurs laïques chargés par M. d'Argenson de se rendre par terre à la baie d'Hudson. L'expédition, partie de Québec dans le mois de mai,iremontaleSaguenay, passa le lac Saint-Jean et le lac Nekoubau, et après avoir traversé plusieurs lacs et rapides, elle revint sur ses pas. Une nouvelle tentative, qui eut lieu en 1671, obtint un résultat plus décisif. Le P. Albanel, dans la compagnie de M. de Saint- Simon -, parvint à la baie d'Hudson le 28 juin 1672; on y arbora les armes du roi de France, pour marquer la prise de possession de cette contrée.

« Dès l'année 1669, le P. Dablon avait résolu de tenter la découverte du Mississipi ; mais ses travaux évangéliques l'empêchèrent d'exécuter complètement son dessein , quoiqu'il se fût approché bien près de ce fleuve. 11 pénétra avec

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