‹ Mithridate Eupator, roi de PontChapitre 223 sur 417 · SERVICES AUXILIAIRES, ARTILLERIE · texte numérisé non relu

SERVICES AUXILIAIRES, ARTILLERIE

En dehors des trois armes combattantes , les armées de Mithridate comportaient encore un nombreux personnel auxiliaire qui, d'après certaines indications, doublait presque le chiffre des effectifs. Ces auxiliaires étaient notamment les pionniers chargés de construire les ponts et d'améliorer les routes, les conducteurs et Jes porteurs du train des équipages, les médecins et les infirmiers, les employés de la monnaie, les esclaves des officiers, les marchands chargés d'approvisionner l'armée (1). Si nombreux que fût ce personnel, l'organisation des services auxquels il était censé pourvoir laissait infiniment à désirer. Le train, particulièrement le train des équipages de l'état-major, encombrait les routes de longues files de mulets et de chameaux , chargés de l'attirail du faste oriental , si inutile ou plutôt si nuisible en campagne. L'intendance n'était jamais à la hauteur de sa tiche : on accumulait parfois les vivres en quantités énormes, — en 73, par exemple, on réunit 2 millions de médimnes de blé, — mais on ne savait ni mobiliser, ni administrer ces approvisionnements; l'armée était enchaînée à ses magasins, et dès qu'elle s'éloignait de la côte ou que l'hiver entravait les arrivages maritimes, elle souffrait de la disette. Quant au service d'ambulances, il suffit de rappeler qu'à diverses reprises Mithridate fut obhgé d'abandonner ses malades et de massacrer ses blessés.

L'armée en campagne n'emportait pas de machines de guerre : fallait-il équiper un parc de siège, on en rassemblait ordinairement les éléments au cours des opérations ; souvent même on ne construisait les machines qu'à la veille de l'investissement. Le Thessalien Niconidas et Callimaque d'Amisos furent les plus célèbres ingénieurs de Mithridate. Le matériel de siège était très considérable et l'on trouve énumérées dans le récit des sièges entrepris par Mithridate toutes les inventions anciennes et récentes de la poliorcétique grecque : levées de terre, mines, tours mobiles, hélépoles, sambyques, engins de percussion destinés à faire brèche dans les murailles (béliers, tortues) , machines de jet (catapultes), projectiles incendiaires. L'art de la défense n'était pas

et les textes déjà cités d'Appien, de Plutarque, etc. Chars de Pharnace : Bell. alex. 75. Chars des Sassanides : Lampride, Alex. Sévère j 55-6 (le chiffre de 1800 chars, comme tout le document, est fortement empreint de fantaisie).

(1) Appien , il/z^/i. 69 (ôooTioiot, axôuocpopot, ejJLTUopoi). L'armée de 73 comptait 150,000 combattants j d'après ce passage ; or un peu plus loin {Mith. 72) elle est évaluée à 300,000 hommes.

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