ABRÉVIATEURS DE ÏITE-LIVE; FLORUS
maires ou periochx des livres perdus nous renseignent sur la distribulion des matières :
Livres 74 et 76. Origines de la guerre ; affaires d'Ariobarzane et de Nicomôde (1).
Liv. 77-78. Commencement de la 1"^^ guerre, jusqu'au massacre d'Éphèse et à l'occupation de la Grèce par Mithridate. Liv. 81-83. Campagnes de Sylla. Fin de la guerre. Liv. 86. Guerre de Muréna.
Liv. 89. Prise et sac de Mitylène.
Liv. 93-95. Origine et début de la 3^ guerre, jusqu'à la retraite de Mithridate dans le Pont.
Liv. 97-98. Conquête du Pont et campagnes de Lucullus en Arménie jusqu'à la sédition de son armée.
Liv. 100-102. Campagnes de Pompée et fin de Mithridate.
Liv. 103. Triomphe de Pompée.
Les fragments conservés sont peu nombreux et insignifiants , mais la substance du récit nous a été transmise par trois auteurs de la décadence , qui , au moins pour cette période , ont exclusivement puisé dans Tite-Live : ce sont Florus (sous Trajan), Eutrope (sous Valens) et Orose (S'' siècle) (2). Sextus Rufus, contemporain d'Eutrope, n'a guère fait que démarquer celui-ci et Florus dans son misérable Breviarium (ch. 15 et 16). Enfin on peut aussi considérer en général comme représentant la tradition livienne : 1° les anecdotes de Valère Maxime ; 2*' les Stratagèmes de Frontin; 3° les Prodiges de Julius Obsequens; 4° les ch. 70 et 74-77 du De viris illustribus, attribué à Aurélius Victor (3).
Quelques mots sur la méthode des trois abréviateurs principaux, Florus, Eutrope et Orose.
L'ouvrage de Florus se donne lui-même, au moins dans le meilleur manuscrit (le Codex Bambergensis), pour un simple extrait de Tite-Live [Juli Flori epitomae de Tito Livio hellorum omnium anîioîum DCC) (4); mais cet extrait est l'œuvre d'un rhéteur qui attache beaucoup plus de prix aux facettes du style et au cliquetis des antithèses qu'à un choix
(1) Les fins de ces àm:s. periochae ont été interverties dans nos manuscrits.
(2) Cp. Ulrich Koehler, Qua railone T. Livii annalibus usi sint historici îatini atque graeci. Gottingen, 1860. J'évite à dessein dïnvoquer ici, comme témoins de la tradition de Tite- Live , Appien et Dion Cassius ; ce serait commettre un cercle vicieux.
(3) J'ai consulté l'éd. Tauchnitz. D'après Hildesheimer, De libro qui inscribitur De viris, etc. (Berlin 1880), l'auteur de cet opuscule aurait aussi utilisé Hygin. Quant au ch. 30 du Liber memorialis d'Ampelius, il est pris dans Salluste, et, quoique intitulé Initium regni Mithridatis , ne s'occupe en réalité que des meurtriers du faux Smerdis.
(4) Cf. aussi Malala, VIII, p. 211, 2 (Bonn.) : xaôcb; ô ffoçwTaxo; 4>Xa)poç u7r(-[xvyi[xâTiaev iv. xùiv Aiêiou a\)-^^i^a.\i]i.6.xiM^ . Je cite Florus d'après l'ed. Halm (Teubner 1879) qui reproduit, comme celle de Jahn, le texte du Bambergensis.