‹ Mithridate Eupator, roi de PontChapitre 84 sur 417 · SYLLA EN CAPPADOCE · texte numérisé non relu

SYLLA EN CAPPADOCE

sormais la frontière des Arsacides et solliciter officiellement pour « Mithridate le Grand » Famitié et l'alliance du peuple romain. La joie de nouer, le premier, avec les Parthes des rapports diplomatiques, les prédictions des chiromanciens de la suite d'Orobaze qui promettaient à Sylla Tempire de sa patrie (1), grisèrent Theureux général : quand il donna audience à l'ambassadeur, il le reçut assis sur un trône élevé , ayant à ses côtés deux sièges plus bas , Tun pour le Parthe, l'autre pour le roi de Cappadoce. Rome applaudit à la fière attitude de son représentant et lui pardonna d'avoir mis au pillage le royaume d'Ariobarzane, mais Orobaze, à son retour à Ctésiphon, eut la tête coupée pour n'avoir pas mieux soutenu l'honneur de son maître (92 av. J.-C.) (2).

En somme, le véritable vaincu dans cette campagne c'était encore Mithridate, qui n'y avait pas figuré : l'alliance arménienne s'était montrée aussi trompeuse que l'alliance bithynienne. Désespérant pour le moment de s'emparer de la Cappadoce, le roi de Pont chercha des consolations et des dédommagements au nord de l'Euxin : ce fut alors qu'il entreprit contre les Sarmates et les Bastarnes ces expéditions dont nous connaissons déjà les brillants résultats. Il se forgeait des armes pour la lutte inévitable, sans la soupçonner aussi prochaine.

(1) Velléius Paterculus II, 15 (il se trompe sur la date).

(2) Plutarque, Si/lla, c. 6 (probablement d'après les mémoires de Sylla) ; Liv. ep. 70 ; Appien, Mith. hl. Justin passe sous silence la campagne de Sylla et confond les deux restaurations d'Ariobarzane.

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