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mi chose à être comparée à une jeune personne bien faite, ™e intéressante, spirituelle, et d’une figure agréable, avant et que la petite vérole l’eût gâtée •, » A cette époque, et jiii tant qu’elle demeura auprès de madame du Deffand, as mademoiselle de Lespinasse n’était pas sans doute ce ié qu’elle fut plus tard chez elle, dans son propre salon, ec l’âme de toutes les conversations, le but de tous les efle forts pour briller et pour plaire; mais elle avait ses it « aparté » pleins de charme, car le charme, â défaut is de beauté véritable, était ce qui dominait en elle. Entre I- elle et d’Alembert ces entretiens eurent même quelque s chose de plus personnel, de plus intime: le passé, qui 1 avait laissé dans son cœur des traces si douloureuses, J en fut souvent le sujet. « Les leçons de d’Aleinbert, a dit Grimm leur ami commun, l’exemple môme de son courage, n’ont jamais pu la consoler du malheur de sa naissance^. »
Ce qu’on appelle amour naquit-il dans ces heures d’abandon et de confidences ? On peut le supposer du côté de d’Alembert. La chaleur avec laquelle il prit plus tard le parti de mademoiselle de Lespinasse dans sa I querelle avec madame du Deffand, l’emportement du langage dont il se servit â l’égard de celle-ci dans les lettres adressées à Voltaire et à ses amis, en semblent presque de véritables preuves. L’existence de ce sentiment est plus douteux chez mademoiselle de Lespinasse; et si elle l’éprouva jamais, elle n’en fut pas tellement envahie qu’elle en fît sa passion unique ou même dominante. Les noms de monsieur de Mora, de monsieur de Guibert plus tard, ne le diront que trop. A l’époque où nous sommes, pendant ces dix années de séjour à Saint-Joseph, c’est celui d’un gentilhomme irlandais, monsieur Taaffe, qui donne ù penser que si mademoi-
1. La Harpe. Cone.'îpondance nudraiVe, 1 804, in-8,t. I, p. 384.