‹ Mlle de Lespinasse et la Marquise du DeffandChapitre 21 sur 54 · Correspondance de Grimm, t. TX, p · texte numérisé non relu

Correspondance de Grimm, t. TX, p

selle de Lespinasse connut alors un sentiment plus set tendre que celui d’une vive et fraternelle amitié, ce ne fut pas pour l’auteur du Traité de Dijnamique. î®

Quel était ce monsieur Taaft'e? Appartenait-il à la ™ branche de cette famille irlandaise qui s’était établie à ^ Vienne en la personne d’un François Taaffe, frère du de comte de Carlingforl, baron de Ballymote, lequel s’at- Ç* tachant au service du duc Charles IV de Lorraine, était “ devenu favori de ce prince, feld-maréchal de l’Empire, chevalier de la Toison-d'Or, et dont le duc de Berwick, sa qui avait fait sous lui, en 1687, ses premières armes ie dans la guerre contre les Turcs, a écrit que « c’était un des seigneurs de l’Europe des plus agréables, “ possédant parfaitement les belles-lettres, grand homme |J de cabinet, mais peu estimé à la guerreL » Faut-il, ii au contraire, reconnaître en lui un des membres colla- li téraux de cette famille demeurés en Irlande, et en particulier un certain Théobald Taaffe, membre de la ? Chambre des communes pour Arundel, qui en 1752, avait fait un premier voyage en France, et avait été avec Édouard Monfagu le héros d’une aventure digne de figurer dans les romans picaresques de Le Sage? On le pourrait sans trop de témérité si l’on remarque que ce monsieur Taaffe avait fréquenté, à Londres, le salon de la duchesse de Mirepoix, femme de l’ambassadeur de France en Angleterre, et fort liée, comme on sait, avec madame du Deffand. Quant h l’aventure à laquelle nous faisons allusion, Horace Walpole la raconte ainsi fort agréablement :

« 11 n’y a pas à douter que le fils de lady Montagu et un i certain M. Taaffe n’aient été dernièrement jetés au fort i TÉvéque et au Chaielet. Toutes les lettres de Paris ne manquent pas d’entrer dans les détails. Je vous en ferai

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