‹ MMAF 5, Fasc. 4, Tombeaux ThébainsChapitre 12 sur 36 · V. SCHEIL · texte numérisé non relu

V. SCHEIL

et ajoute :

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Elle tient deux vases de la main gauche. Nib-nofir et Tepou sont vêtus d’un costume semblable à celui qu’ils portaient lors de l’offrande d’encens. Le défunt, cependant, a quitté sa coiffure noire de tout à l’heure pour une belle

perruque verte et frisée. Il tient le ÿ. Maout-nofrit et Honit-nofrit sont vêtues d’étoffes lamées de jaune et parées de colliers et de bracelets.

Les trois groupes de personnages qui se trouvent devant le défunt nous présentent, pour le plan inferieur, des dames assises et parées auxquelles de petites esclaves nues apportent des cônes de parfums et des breuvages. Sous 1 une des chaises, un chat domestique se tient sur l’arriére-train. A côté, sont les hommes, assis sur des pliants et des chaises carrées. Les temmes qui les servent sont \êtues d étoffes transparentes. Le premier de ces invités, pour lequel une peau de bête a été étendue sur un pliant, reçoit grayement un grand manteau jaune dont le vêtent les jeunes filles tout en lui présentant à boire.

Le troisième groupe nous montre encore de nouvelles offrandes funéraires faites à de nouveaux défunts.

Un homme et une femme sont assis devant un petit autel chargé de fleurs et de fruits. Une femme, vetue d une ample robe, est debout devant eux, leur

présentant des fleurs. On lit, au-dessus de ce groupe :

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Paroi C.

[Cette paroi, divisée en quatre registres superposés, ne comprend en fait que deux scènes distinctes :

La traversée du Nil vers l’occident et la marche du convoi funèbre vers la nécropole.

Traversée du Nil. — Au registre inférieur, les invités et les pleureuses sont

LE TOMBEAU DES GRAVEURS

embarqués sur un bateau à la proue pointue, à la poupe recourbée finissant en fleur de lotus.

Le pilote d’avant est à son poste, sondant la profondeur du fleuve et transmettant des signaux au pilote d’arrière. Celui-ci, placé dans une sorte de logette carrée, tient la corde du gouvernail.

Les convoyeurs sont nombreux. Ils encombrent le bateau, et, juchés sur la cabine centrale, manifestent leur affliction.

Les hommes, peu bruyants, sont accroupis, les bras croisés; ils semblent envisager fort gravement l’idée de la mort. Les femmes, cependant, pleurent et se lamentent. Le sein nu, échevelées, elles font leur office de pleureuses en levant les bras et en poussant cris et gémissements.

La barque funéraire vient ensuite.

L’officiant est à l’avant; vêtu d une peau de panthère, il brûle de l’encens et répand le contenu d’un vase ^ qebh. Un scribe est à côté et, tenant déroulé un papyrus, lit les prières d’usage. Le catafalque est fermé, décoré de bouquets de lotus aux angles.

Marche du convoi vers la nécropole.— Il semble, en examinant les trois registres qui nous restent à décrire, que l’artiste égyptien ait voulu nous faire prendre, en quelque sorte, la file du cortège: Suivant les règles perspectives de la décoration, c’est déjà dans le lointain, au registre supérieur, le premier convoi, puis au registre suivant, le second convoi; enfin tout près du point que nous venons de quitter, défilent les porteurs d’offrandes et les invités. Malgré cette intention, prenons la tête, et marchons en sens inverse.

Le catafalque (disparu aujourd’hui) était censé traîné par trois amis; mais, en réalité, quatre bœufs sous le joug tiraient sur la corde, conduits par un bouvier. Un petit veau court à côté de ces animaux.

Le texte (incomplet) nous apprend que nous assistons au Défilé des gens de

la ville vers V Amenti, vers la terre des justes, la terre d éternité:.. V

On lit encore deux fragments de texte ; le dernier nous fournit le nom d’un

parent du défont : J ~ RJ 2 C M 'A'

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