III W
2 ° De la scène d’offrande à Amon, orientée sur la même paroi en sens inverse de la scène d’offrande à Osiris, il ne reste plus qu’une partie du monceau d’offrande, la petite scène de dépeçage que nous avons déjà rencontrée visà-vis au point symétrique, un musicien qui chante en s’accompagnant d’une
sorte de théorbe et enfin ce fragment d’inscription : s ^ f ^ ^ Ij
Paroi E.
Cette paroi symétrique à B, qui représente la porte de la fente, figure une stèle cintrée. Hors de la voûte, aux deux coins paraît un oudja ; à 1 intérieur au milieu,
on lit : JEL . Anubis dont on ne voit plus que les oreilles de chacal, (j ^ ^ I — W’ re Ç oit les adorations de Djanni qui a mis un genou en terre et lève les bras par dessus une petite table d’offrande à moitié démolie : * \ SI |() P J j 7Î7 T ’Êï' De ^ § rande inscription de la stèle il ne
reste plus que quelques signes : • .-.. Vr
LE TOMBEAU DE.DJANNI
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De chaque côté, la stèle est flanquée de quatre petits tableaux représentant chacun un personnage tourné vers le centre de la stèle, vêtu d’un pagne et d’une perruque, et offrant une corbeille de fleurs et d’aliments.
Paroi C.
La paroi C et la suivante forment, si l’on peut s’exprimer ainsi,, le côté spé-
cifique de cette tombe, puisqu’elles nous représentent des scènes professionnelles de la vie de Djanni qui était officier recruteur de Thotmès IV.
Le roi adossé à la porte du couloir du fond et dominant toute la scène présidait aux exercices et au dénombrement de ses recrues. On voit encore les captifs avec les cartouches des noms des peuples vaincus, qui ornaient la base du
naos royal.
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Devant le roi se tenait Djanni qui lui présentait ses hommages en un discours dont il reste quelques lignes : ||||
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’âJiîJfMii * Dés ^ ors ’ sc ^ ne comprend deux registres : dans le registre supérieur Djanni est assis sur deux coussins et tient sous le bras gauche sa tablette, et de la main gauche sa palette. Au-dessus, on voit un coffret et
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cette légende : t| j®~ ^ IP ^ i ^ J ^ ^ $
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Il est tourné vers les recrues qui évoluent devant lui sur deux registres. Dans le registre inférieur. Djanni était debout et portait de la main gauche sa tablette
en la tenant par le cordon qui servait à la suspendre. On lisait à côté : . 1
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La scène (J*ffford simple, puis double, devient quadruple. Le roi domine l’ensemble, son officier deux registres à la fois. Mais en tête de chaque registre était assis un scribe enregistreur de rang inférieur (visible au temps de Champollion).
Registre supérieur. — i° Un chef vêtu du pagne et d’un habit festonné au bord et descendant à mi-cuisse, à manches couvrant la moitié des bras et s’attachant au cou, pousse avec un bâton un peloton de sept hommes, s avançant
LE TOMBEAU DE DJANNI
tous de front, sur une même ligne, vêtus d’une sorte de pagne strié en rouge, par derrière, avec une tache noire sur la fesse. Ils font une légère inclination du côté du scribe ou du roi, en portant la main droite sur l’épaule gauche, et la droite ballante. En avant de ce peloton un de ces conscrits, incliné les coudes à hauteur des cuisses, est précédé par un autre dans la même attitude et avec le même costume. Le mauvais état du mur ne permet pas de voir davantage. Tout ce monde sans doute se dirigeait vers le scribe militaire royal. On lit le nom de Djanni dans le champ du registre, là où la démolition commence.
2° A l’autre extrémité du registre, se tiennent en face l’un de l’autre deux pelotons de huit hommes chacun, alignés de front. Ils sont vêtus du pagne ordinaire. Ils tiennent une main à hauteur de la poitrine, l’autre bras ballant; ceux de droite ont les poings fermés. En tête de celui de droite, mais sur un autre plan, et entre les deux pelotons, est un de ces chefs à cotte blanche festonnée, levant un bâton de chaque main et semblant donner le signal de la boxe.
Deuxième registre. — L’on ne voit plus qw^k: dos et le pagne strié d’un conscrit en inclination profonde, qui se présentait sans doute avec d autres compagnons au scribe enregistreur. Il était suivi d un chef arme du bâton, vêtu de la cotte blanche festonnée parle bas, descendant à mi-cuisse et à mi-bras et se nouant au cou au moyen d’un cordon. Ce chef précédait un peloton de huit hommes alignés de front, aux poings fermés; le bras droit levé à hauteur de la poitrine, l’autre ballant.
Le fond du registre est occupé par quatre soldats marchant de front en sens inverse des pelotons précédents. Ils se tiennent à assez grande distance l’un de l’autre, puisque la tête entière de chacun se détache en perspective. Ils lèvent un bâton court. Le haut du corps est nu. Ils portent cette sorte de pagne qui se rabat en tablier sur le devant, qui est striée et marquée d’une tache noire au derrière. Chez ceux-ci, une sorte de filet adapté à ce pagne retombe le long d’une jambe, jusqu’à mi-mollet. Le mouvement de la marche fait aussi rebondir en arrière deux chapelets de coquillages attachés l’un à la ceinture, l’autre audessus du jarret. Le dernier de ces conscrits porte l’enseigne au bout d’un grand bâton, c’est-à-dire, une tablette presque carrée où sont figurés se boxant deux lutteurs. .
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