I. — LA BIBLIOTHÈQUE DE LA MARQUISE
ÏA Mmc de Grignan] Aux Rochers, 5 juin 1680.
... J'ai apporté ici quantité de livres choisis; je les ai rangés ce matin : on ne met pas la main sur un, tel qu'il soit, qu'on n'ait envie de le lire tout entier. Toute une tablette de dévotion, et quelle dévotion ! Bon Dieu, quel point de vue pour honorer notre religion ! L'autre est toute d'histoires admirables ; l'autre de morale; l'autre de poésies, et de nouvelles, et de mémoires. Les romans sont méprisés et ont gagné les petites armoires. Quand j'entre dans ce cabinet, je ne comprends point pourquoi j'en sors : il serait digne de vous, ma fille...