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sorte, étaient l'affaire propre de chacun : le carac-
nt . tère Y était tout et les institutions n° y étaient rien. 5 Les affaires publiques étaient les affaires de l'État et ne regardaient point ces savants et ces poètes. à
Obéir aux puissances établies afin d’avoir le loisir D de penser librement dans le for intérieur, voilà le dessein de leur vie, et ils n’y voyaient pas de con-. tradiction. « Ils sont flatteurs avec énergie, disait Mme de Staël, et vigoureusement soumis, se servant de raisonnements philosophiques pour expliquer ce qu’il y a de moins philosophique au monde, le respect pour la force. » | Ils l’attendaient comme un phénomène, avec è nombre de préventions que son caractère n'était pas fait pour atténuer. Ses plus-belles qualités, ses plus grandes séductions, sa conversation étincelante, son éloquence, sa merveilleuse souplesse d'esprit perdaient une partie de leur prestige avec des interlocuteurs étrangers. Non seulement ils n'étaient pas au ton, mais ils devaient, pour essayer de s’y mettre et de s’y soutenir, faire sur eux-mêmes un perpétuel ‘ effort d'attention, s'imposer une gêne qui paralysait leur pensée. « Si seulement elle comprend lallemand, écrivait Schiller, nous prendrons le dessus; mais s'il faut exposer notre religion intime en phrases françaises et lutter avec la volubilité fran- çaise, ce sera vraiment trop rude. » Cette volubilité,
qui éblouissait à Paris, risquait fort d’étourdir ne. Weimar, Puis, ils avaient leurs habitudes, leurs méthodes, leurs travaux, leurs heures de délasse=
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