‹ Mmme de SévignéChapitre 17 sur 29 · LETTRES DE W^ DE SÉVIGXE · texte numérisé non relu

LETTRES DE W^ DE SÉVIGXE

A Paris, le P^ avril 1671.

Je revins hier de Saint-Germain : j'étais avec -Mme d'Arpajon. Le nombre de ceux qui me demandèrent de vos nouvelles est aussi grand que celui de tous ceux qui composent la cour. Je pense qu'il est bon de distinguer la reine, qui fit un pas vers moi et me demanda des nouvelles de ma fille, sur son aventure du Rhône. Je la remerciai de l'honneur qu'elle vous faisait de se souvenir de vous. Elle reprit la parole et me dit : ('ontez-moi comme elle a pensé périr. Je me mis à lui conter votre ]:)elle hardiesse de vouloir traverser le Rhône par un grand vent, et que ce vent vous avait jetée rapidement sous une arche à deux doigts du piher, où vous auriez péri mille fois si vous Faniez touché. La reine me dit : Et son mari était-il avec elle? — Oui, madame, et M. le coadjutem- aussi. — Vraiment, ils ont grand tort, reprit-elle ; et fit des hélas, et dit des choses très obhgeantes pour vous. Il vint ensuite bien des duchesses, entre autres la jeune Ventadom*, très belle et très jolie. On fut quelques moments sans lui apporter ce ch\in tabouret ; et je me tournai

vers le grand-maître (1), et je dis : Hélas ! qu'on le lui donne : il lui coûte assez clier (2). Il fut de mon avis. Au milieu du silence du cercle, la reine se tourne, et me dit : A qui ressemble votre petite-fille? Madame, lui dis-je, elle ressemble à M. de Grignan. Sa Majesté fit un cri, j'en suis fâchée, et me dit doucement : Elle aurait bien mieux fait de ressembler à sa mère ou à sa gTand'mère. Voilà ce que vous me valez de faire ma cour. La maréchale de Bellefonds m'a fait promettre de la tirer de la presse ; M. et Dktnie de Duras, à qui j'ai fait vos comphments, MM. de Charost et de Montausier, et MU quanti, vous les jcndent au centuple. Je ne dois pas oublier monsieur le dauphin et Mademoiselle, qui m'ont fort parlé de vous. J"ai vii Mme de Lucù'es ; elle vint m'aborder avec une surabondance d'amitié qui me surprit; elle me parla de vous sur le même ton; et puis tout d'un coup, comme je pensais lui répondre, je trouvai qu'elle ne m'écoutait plus, et que ses beaux yeux trottaient par la chambre : je le vis promptement, et ceux qui ^drent que je le voyais me surent bon gré de Lavoir vu, et se mirent à rire. Elle a été plongée dans la mer, la mer l'a vue toute nue, et sa fierté en est augmentée ; j'entends la fierté de la mer ; car pour la belle, elle en est fort humihée.

Les coiffures hurluberlu m'ont fort divertie ; il y en a que l'on voudrait souffleter. La Choiseul ressemblait, coimne dit îsinon, à un inintemys cVhôtellerie comme deux gouttes d'eau ; cette comparaison est excellente. Mais qu'elle est dangereuse, cette Ninon ! Si vous saviez comme elle dogmatise sur la rehgion, cela vous ferait hon-em-. Son zèle pour pervertir les jeunes gens est pareil à celui d'un certain M. de Saint-Germain que nous avons vu une fois à Livry. Elle trouve que votre frère a la simphcité de la colombe, il ressemble à sa mère ; c'est JVLine de Grignan qui a tout le sel de la maison, et qui n"est pas si sotte que d'être dans

(1) Le comte, puis duc du Lude, grand maître d'ai-tillerie.

(2) M. de Ventadour était non seulement laid et contrefait, mais encore très débauché.

cette docilité. Quelqu'un i^ensa prendre votre parti, et voulut lui ôter l'estime qu'elle a pour vous ; elle le lit taire, et dit qu'elle en savait plus que lui. Quelle corruption ! quoi ! parce qu'elle vous trouve belle et spirituelle, elle veut joindi-e à cela cette autre bonne c[ualité, sans laquelle, selon ses maximes, on ne peut être parfaite ! Je suis vivement touchée du mal qu'elle fait à mon fils sur ce chapitre : ne lui en mandez rien ; nous faisons nos efforts, ]VIme de La Fayette et moi, pour le dépêtrer d'un engagement si dangereux. H a de plus une petite comédienne (1), et tous les Despréaux et les Racine, et paye les soupers ; enfin, c'est une \Taie diablerie. Il se mocpie des Mascaron, connue vous avez vu : vi-aiment il lui faudrait votre minime (2j. Je n'ai jamais rien vu de si plaisant que ce que vous m'écrivez làdessus ; je l'ai lu à M. de La Rochefoucauld ; il en a ri de tout son cœur. H vous mande qu'il y a un certain apôtre cjui court après sa côte, et qui voudrait bien se l'approprier coimne son bien ; mais il n'a pas l'art de suiwe les grandes entreprises. Je pense que Mellusine est dans un trou ; nous n'en entendons pas dire un seul mot. M. de La Rochefoucauld vous fait dire encore (|ue s'il avait seulement trente ans de moins, il en voudrait fort à la troisième côte (3) de M. de Grignan. L'endroit oii vous dites f|u'il a deux côtes rompues le fit éclater : nous vous souhaitons toujours quelque sorte de foHe qui vous divertisse, mais nous craignons bien que celle-là n'ait été meillem'e pom- nous que pour vous. Après tout, nous vous plaignons bien de n'entencke parler de Dieu que de cette sorte. Ah ! Bourdaloue ! Il fit, à ce cj[u'on m'a dit, une Passion plus parfaite que tout ce Cj[u"on peut imaginer : c'était celle de l'année passée qu'il avait rajustée, selon ce que ses amis lui avaient conseillé, afin qu'elle fût inimitable. Comment peut-on aimer Dieu, cpiand on n'entend

(Ij La Champmeslé.

(2) Le minime qui prêchait à Grignan.

(3) C'est-à-dfi-e à Mme de Grignan, qui était la troisième femme de M. de Grignan.

jamai>î bien parler de lui? Il vous faut des grâces plus particulières qu'aux autres. Nous entendîiues, Lautre jour, l'abbé de Moutmort (1) ; je n'ai jamais ouï un si beau jeune sermon ; je vous en souhaiterais autant à' la place de votre minime. H fit le signe de la croix, il dit son texte ; il ne nous gTonda point, il ne nous dit point d'injm'es ; il nous pria de ne point craindi'e la mort, puisqu'elle était le seul passage que nous eussions pour ressusciter avec Jésus-Clu'ist. Nous le lui accordâmes, nous fûmes tous contents. Il n'a rien qui choque ; il imite M. d'Agen sans le copier ; il est hardi, il est modeste, il est savant, il est dévot ; enfin, j'en fus contente au dernier point.

Mme de Vau\ineux vous rend mille grâces ; sa fille a été très mal. Mme d'Arpajon vous embrasse mille fois, et surtout M. Le Camus vous adore ; et moi, ma chère enfant, que pensezvous que je fasse? Vous aimer, penser à vous, m'attendrir à tout moment plus que je ne voudrais, m" occuper de vos affaires, m'inquiéter de ce que vous pensez, sentir vos ennuis et vos peines, les vouloir souffrir pour vous, s'il était possible ; écumer votre cœur comme j'écumais votre chambre des fâcheux dont je la voyais remplie ; en un mot, comprendi'e vivement ce que c'est d'aimer quelqu'un plus que soi-même, voilà comme je suis : c'est une chose qu'on cht souvent en l'air; on abuse de cette expression ; moi, je la répète, et sans la profaner jamais, je la sens tout entière en moi, et cela est vrai.

A Madame de Chignan.

A Paris, samecU 4 avril 1671.

Je vous mandai l'autre jour la coiffure de Mme de Nevers, et dans quel excès la Martin avait poussé cette mode ; mais il y a une certaine médiocrité qui m'a charmée, et qu'il faut vous

(1) Depuis évêque de Perpignan.

apprendre, afin que vous ne vous amusiez plus à faire cent petites boucles sur vos oreilles, qui sont défrisées en un moment, qui siéent mal, et qui ne sont non plus à la mode présentement, que la coiffm'e de la reine Catherine de Médicis. Je vis hier la duchesse de Sully et la comtesse de Guiche ; lem*s têtes sont charmantes ; je suis rendue, cette coiffure est faite justement pour votre visage ; vous serez comme un ange, et cela est fait en un moment. Tout ce qui me fait de la peine, c'est que cette mode, qui laisse la tête découverte, me fait craindre pour les dents. Voici ce que Trochanire (1), qui vient de Saint-Germain, et moi, nous allons vous faire entendre, si nous pouvons. Imaginez-vous une tête partagée à la paysanne jusqu'à deux doigts du bourrelet ; on coupe les cheveux de chaque côté, d'étage en étage, dont on fait deux grosses boucles rondes et néghgées, qui ne viennent pas plus bas qu'un doigt au-dessous de l'oreille ; cela fait quelque chose de fort jeune et de fort joli, et coimne deux gros bouquets de cheveux de chaque côté. H ne faut pas couper les cheveux trop court ; car, comme il faut les friser naturellement, les boucles, qui en emportent beaucoup, ont attrapé plusieurs dames, dont l'exemple doit faire trembler les autres. On met les rubans comme à l'ordinaire, et une grosse boucle nouée entre le bourrelet et la coiffure ; quelquefois on la laisse traîner jusque sur la gorge. Je ne sais si nous vous avons bien représenté cette mode ; je ferai coiffer une poupée pour vous l'envoyer ; et puis, au bout de tout cela, je meurs de peur que vous ne vouliez point prendre toute cette peine. Ce qui est vi'ai, c'est que la coiffure que fait Montgobert n'est plus supportable. Du reste, consultez votre paresse et vos dents ; mais ne m'empêchez pas de souhaiter que je puisse vous voir coiffée ici comme les autres. Je vous vois, vous m'apparaissez, et cette coiffure est faite pour vous ; mais qu'elle est ridicule à certaines dames, dont l'âge ou la beauté ne conviennent pas !

(1) Mme de la Troche.

==== LA COUR ET LA VILLE = IGl

A Madame de Grignan.

A Paris, le dimanche 26 avril 1671.

Il est dimanche 26 avril. Cette lettre ne partira que mercredi ; mais ce n'est pas une lettre, c'est une relation que Moreuil vient de me faire à votre intention de ce qui s'est passé à Chantilly touchant Vatel. Il vous écrivit vendredi qu'il s'était poignardé. Voici l'affaire en détail : Le roi arriva le jeudi soir ; la promenade, la collation dans un lieu tapissé de joncpiilles, tout cela fut à souhait. On soupa, il y eut quelques tables où le rôti manqua, à cause de plusieui's dîners auxquels on ne s'était point attendu ; cela saisit Vatel, il dit plusieurs fois : « Je suis perdu d'honneur, voici un affront que je ne supporterai pas. « Il dit à Gourville : « La tête me tourne, il y a douze nuits que je n'ai domii ; aidez-moi à donner des ordres. » Gourville le soulagea en ce qu'il put. Le rôti qui avait manqué, non pas à la table du roi, mais aux vingt-cincpiièmes, lui revenait toujours à l'esprit. Gourville le dit à M. le prince. M. le prince alla jusque dans la chambre de Vatel et lui dit : <( Vatel, tout va bien ; rien n'était si beau que le souper du roi. » Il répondit : « Monseigneur, votre bonté m'achève ; je sais cpie le rôti a manc[ué à deux tables. » « Point du tout, dit M. le prince ; ne vous fâchez point : tout va bien. » Minuit vint, le feu d'artifice ne réussit pas, il fut couvert d'un nuage ; il coûtait seize miUe francs. A quatre heures du matin, Vatel s'en va partout, il trouve tout endormi, il rencontre iîi petit pourvoyeur qui lui apportait seulement deux charges de marée ; il lui demande : « Est-ce là tout? — Oui, monsieur. » H ne savait pas que Vatel avait envoyé à tous les ports de mer. Vatel attend quelcp.ie temps ; les autres pourvoyeurs ne ^durent point ; sa tête s'échauffait, il crut qu'il n'aurait point d'autre marée ; il trouva Gour\iUe et lui dit : « Monsieur, je ne survivi'ai point à cet affront-ci. » Gourville se moqua de lui. Vatel monte à sa chambre, met son épée contre la porte

Madame de Skvigné. 7

162 = MADA-ME DE SÉVIGNÉ. — CHAP. VTI ==^

et se la passe au travers du cœur ; mais ce ne fut qu'au troisième coup, car il s'en donna deux qui n'étaient point mortels ; il tombe mort. La marée cependant arrive de tous côtés : on cherche Vatel pour la distribuer, on va à sa chambre, on heurte, on enfonce la porte, on le trouve noyé dans son sang ; on court à M. le prince, qui fut au désespoir. M. le duc pleura; c'était sur Vatel que tournait tout son voyage de Bourgogne. M. le prince le dit au roi fort tristement : on dit que c'était à force d'avoir de l'honneur à sa manière ; on le loua fort, on loua et l'on blâma son courage. Le roi dit qu'il y avait cinq ans qu"il retardait de venir à Chantilly, parce qu'il comprenait l'excès de cet embarras. Il dit à M. le prince qu'il ne devait avoir que deux tables, et ne point se charger de tout ; il jura qu'il ne souffrirait plus que M. le prince en usât ainsi ; mais c'était trop tard pour le pau\Te Vatel. Cependant Gourville tâcha de réparer la perte de Vatel ; elle fut réparée : on dîna très bien, on fit collation, on soupa, on se promena, on joua, on fut à la chasse ; tout était parfumé de jonquilles, tout était enchanté (1). Hier, qui était samedi, on fit encore de même ; et le soir, le roi alla à Liancourt, oii il avait commandé média 7îoc/?e; il y doit demeurer aujourd'hui. Voilà ce que Moreuil m'a dit, espérant que je vous le manderais. Je jette mon bonnet par-dessus les moiûins, et je ne sais rien du reste. M. d'Hacqueville, qui était à tout cela, vous fera des relations sans doute ; mais comme son écriture n'est pas si lisible que la mienne, j'écris toujours ; et si je vous mande cette infinité de détails, c'est que je les aimerais en pai'eille occasion.

A Madame de Grignan.

A Paris, mercredi 13 janvier 1672.

Eh! mon Dieu, ma fille, que me dites-vous? Quel plaisir prenez-vous h dire du mal de votre personne, de votre esprit ;

(1) Gourville dit dans ses Mémoires que cette fête coûta à M. le Prince près de deux cent mille livres.

à rabaisser votre bonne conduite ; à trouver qu'il faut avoir bien de la bonté pour songer à vous? Quoique assurément vous ne pensiez point tout cela, j'en suis blessée, vous me fâchez ; et quoique je ne dusse peut-être pas répondi'e à des choses que vous dites en badinant, je ne puis m'empêcher de vous en gronder, préférablement à tout ce que j'ai à vous mander. Vous êtes bonne encore quand vous dites que vous avez peur des beaux esprits : hélas ! si vous sa\âez qu'ils sont petits de près, et combien ils sont quelquefois empêchés de leurs personnes, vous les remettriez bientôt à hauteur d'appui. Vous souvient-il combien vous en étiez cpielcpiefois excédée? Prenez garde que l'éloignement ne vous grossisse les objets ; c'est un effet assez ordinaire.

Xous soupons tous les soirs avec Mme Scarron (1) ; elle a l'es- })rit aimable et merveilleusement di-oit ; c'est un plaisir que de l'entench-e raisonner sm* les horribles agitations d'un certain pays qu'elle connaît bien. Les désespoirs qu'avait cette d'Heudicourt dans le temps que sa place paraissait si miraculeuse ; les rages continuelles de Lauzun, les noirs chagTins ou les tristes ennuis des dames de Saint-Germain, et peut-être que la plus enviée {Mme de Montespan) n'en est pas toujours exempte : c'est une plaisante chose que de l'entendre causer sur tout cela. Ces discours nous mènent quelquefois bien loin, de moralité en moralité, tantôt chi'étienne et tantôt politique. Xous parlons très souvent de vous, elle aime votre esprit et vos manières ; et quand vous vous retrouverez ici, vous n'aurez point à craindi'e de n'être pas à la mode.

Mais écoutez la bonté du roi et songez au plaisir de ser\ir un si aimable maître. Il a fait appeler le maréchal de Bellefonds dans son cabinet, et lui a dit : « Monsieur le maréchal, je veux savoir' pourquoi vous me voulez quitter : est-ce dévotion? est-ce envie de vous retirer? est-ce l'accablement de vos dettes? Si c'est le dernier, j'y veux donner ordre et entrer dans le détail

(1) La future Mme de Maiiiteiion. EUe comiaîtra, elle aussi, les « tristes ennuis ».

de vos affaii'es. » Le maréchal fut sensiblement touché de cette bonté. « Sire, dit-il, ce sont mes dettes ; je suis abîmé ; je ne puis voir souffrir quelques-uns de mes amis qui m'ont assisté, et que je ne puis satisfaire. — Hé bien ! dit le roi, il faut assurer leur dette : je vous donne cent mille fi'ancs, de votre maison de Versailles, et un brevet de retenue de quatre cent mille francs, qui servii'a d'assurance, si vous veniez à mourir ; vous payerez les arrérages avec les cent mille francs ; cela étant, vous demeurerez à mon service. » En vérité, il faudrait avoir le cœm" bien dur pour ne pas obéir à un maître qui entre avec tant de bonté dans les intérêts d'un de ses domestiques : aussi le maréchal n'y résista pas ; et le voilà remis à sa place et comblé de bienfaits. Tout ce détail est vrai.

Il y a tous les soirs des bals, des comédies et des mascarades à Saint-Germain. Le roi a une application à divertir Madame, (piïl n'a jamais eue pour l'autre. Kacine a fait une tragédie qui s'appelle Bajazet, et qui lève la paille ; ^^.•aiment eUe ne va pas empirando comme les autres. M. de Tallard (1) dit qu'elle est autant au-dessus des pièces de Corneille, que celles de Corneille sont au-dessus de celles de Boyer : voilà ce qui s'appelle louer ; il ne faut point tenir les vérités captives. Nous en jugerons par nos yeux et par nos oreilles.

Du bruit de Bajazet mon âme importimée (2)

fait que je veux aller à la comédie ; enfin nous en jugerons.

J'ai été à Liviy ; hélas ! ma chère enfant, que je vous ai bien tenu parole, et que j'ai songé tendrement à vous ! Il y faisait très beau, quoique très froid; mais le soleil briUait; tous les arbres étaient parés de perles et de cristaux : cette diversité

(1) Qui fut depuis maréchal de France. Il était fils de Mme de la Baume.

(2) Parodie de ce vers d'Alexandre :

Du bruit de ses exploits mon âme importunée...

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