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vement osmotique en s2ns inverse. [Il se produit un appel d’eau et en même temps une transsudation de molécules chlo-
rurées.
Si la concentration des chlorures est trop forte à cause de l'absorption de grand: quantité de sel, celui-ci va être éliminé par le rein. D’après Von Korangi l'élimination rénale des chlorures se ferait au niveau des glomérules, On admet que les chlorures sortent du sang en traversant la paroi des capillair:s et la membrane giomérulaire. À ce moment, leur dilution est à peu près identique à celle du sang; ils s’échappent grâce à la pression élevée qui existe dans cette partie de la circulation rénales. Cette urine glomérulaire parvient alors dans les tubes contournés qui y déversent des molécuiles diverses, notamment d’urée qu’ils ont séparés du sang par un mécanisme spécial. Mais ce mouvement d= sécrétion avec abandon dans la cavité tubulaire de différentes molécules s'accompagne d’un mouvement en sens contraire, c'est-à-dire d’une résorption de molécules chlorurées. Il s’opère ainsi un échange de molécules de nature variable contre des molécules chlorurées si bien que l'urine définitive se trouvz être un liauide de concentration supérieure à celle du sang.
Rôle physique du chlorure de sodium. — De toutes les substances normales de l'organisme, ie chlorure de sodium est celle qui possède les molécules sst plus petites, il s'ensuit une grande diffusibilité et une ini spéciale à traverser les membranes de l'économie. [1 passe à travsrs les membranes vivantes beaucoup Fu facilement que tous les autres corps. C’est avant tout le sel régulateur de l’équilibre osmotiquz. À l’état normal, la teneur en matières dissoutes des mi-
re lieux de l'organisme exprimée par leur point de congélation A se maintient fixe. Partout où la proportion des molécules dissoutes tend à diminuer, il se produit pour rétablir l’équilibre un afflux de chlorure de sodium. L<s causes faisant varier la pression osmotique des milieux vitaux sont nombreuses, l’évaporation pulmonaire et cutanée l’augmentent, de même que l'alimentation et la dislocation de molécules comgiexes en molécules simples, au contraire l'ingestion d'eau et l’excrétion urinaire (l'urine étant plus concentrée que le sang) la diminuznt. Le CI Na joue un rôle important en tendant par ses déplacement à la maintenir fixe et uniforme.
Widal, Lemierre et Javal, par d'importants travaux, ont montré d’une manière certaine ce rôl: régulateur du chlorure de sodium. En faisant suivre à un sujet des régimes isohydriques ei isothermiques dont la teneur en matières albuminoides était rigoursusement dosée; Wida] fit varier la teneur en chlorures et constata les faits suivants :
Soumettant son sujet pendant quatres périodes à une alimentation chlorurée et pendant cinc périodes à une alimentation déchlorurée, il a provoqué quatr2 fois la rétention des chlorures et cinq fois la déchloruration de l'organisme. De plus, caacue fois qu'il y aveit chloruration, il y avait hydraïation des tissus et inversement la déchloruration s’accompagsnhait de déshydratation. L'hydratation ou déshydrataon résultant du mouvement chloruré lui était donné par une sugmontation ou une diminution d: poids du sujet d’expé-
rience.
Rôle du CI Na à l’état pathologique, — La rétention chlorurée sodique qui se produit dans les œdèmes et les épan-
FU
chements ne serait que l’exagération d’un phénomène physiologiquz normal, exagération à différents degrés plus ou moins forte suivant les cas; c’est là l'opinion de Pasteur, Valléry-Radot. En effet, quand on soumet un sujet sain à un régime riche en chorures, l’organisme va en retenir une certaine proportion, cett: rétention, la concentration saline des différents milieux devant rester fixe, sera accompagnée d’une quantité suffisante d’eau. Si on met ce sujet au régime hypo ou achloruré, il va perdre c2 qu'il avait emmagasiné et cette perte va être suivie d’une déshydratation correspondante.
Le rapport entre la rétention chlorurée sodique et la rétention d’eau dans les cas pathologiques est très variable. Widel et Javal ont constaté chez un brightique œdémateux une rétention de CI Na variant de 6 à 18 gr. pour une hydratation équivalente à un litre. De même, que sur le sujet sain dans les cas de néphrites hydropigènes il y a un parallélisme entre la rétention du chlorure de sodium et celle de l’eau. Si la néphrite n’entraîne qu'une imperméabilité partielle, il y a amplification des phénomènes qui s’observent à l’état physiologique normal. Si d'autre part, l’imperméabilité est presque totale lors de néphrite grave, le malade ne pourra plus réaliser son équilibre chloruré. Il y suppléera par une rétention d’eau suffisante se traduisant par l'hydratation tissulaire et l’apparition d’œdèmes si on supprime le CI Na alimentaire on supprimera la rétention d’eau. Tel est le principe de la déchloruration thérapeutique.
J existe cepzndant des rétentions chorurées sèches sans hydratation concomittante. Ambard et Beaujard ont remarqué que chez les brightiques à néphrite interstitielle il se produisait sous l'influence du régime déchloruré des éliminations
de quantités élsvées de chlorures sans élimination d’eau et
sans baisse de poids. Les deux types peuvent se produire successivement d’abord rétention chlorurée avec œædèmes, puis par la suite rétention de CI Na ne s’accompagnant pas d’hydratation. Dans c= cas, d’après Blum, il n’y a pas rétention de Na, mais seulement de CI qui se combine aux protéines organiques.
Le rôle du chlorure de sodium dans la formation des œdèmes est indéniable. Ce rôle est prépondérani, Blum l’a
xprimé en disant que le C1] Na et l’eau étaient les deux éléments nécessaires et suffisants à la production des RES pisies.
La question se pose de savoir si le CI Na agit en temps aus chlorure ou par l’apport de sodium. Ce sujet a fait l’objet de nombreux iravaux desquels il semblerait résulter que c'est ls sodium qui a le rôle Pope : toutefois, les avis sont partngés, On a invoqué à l'appui de cette hypothèse que les seïs de sodium en particulier le bicarbonate ds soude étaient capables de provoquer une rétention d’eau et l'hydratation des tissus. D'autre part, tous les chlorures ne produisent pas d’œdèmss.
La principale objection à formuler contre cet argument, c£si qu'en réalité le CO°NaH introduit dans l'organisme n'est pas isolé, mais se trouve en présence d’autres substances dont il subit l'influence st avec lesquelles il entre en réac'ion, en particulier, le chlore. Il en résulte du chlorure de sodium. On peut donc supposer que le bicarbonate subit ess lo’ganisme des transformations ayant pour effet de le emener au CI Na et que les œdèmes qu'il produit ne seraient qu'un exemple d'œdème dû au CI Na. M. Widal et ses élèves
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ont démontré que lors de rétention d’eau avec æœdèmes provoqués par l'administration de Co Na H on constate une diminution nette de l'élimination des chlorures. Ces auteurs ont écarté l'action hydropigène directe du bicarbonate de soud3.