‹ Modèles de littérature française (volume 2)Chapitre 120 sur 168 · LÉONARD · texte numérisé non relu

LÉONARD

LÉONARD (Nicolas-Germain) naquit ù la Guadeloupe, en 1744. Il s'essaya d'abord dans la poésie descriptive, mais il y renonça pour la poésie pastorale vers laquelle l'entraînaient son goût et la nature de son esprit. Théocrite, Anacréon, Tibulle, Catulle, Horace et Virgile, qu'il imita souvent avec bonheur, lui servirent constamment de modèles. Il mit en vers, comme Colardeau, sur lequel il l'emporta, le Temple de Gnide de Montesquieu. La gloire de Léonard n'est pas fondée sur cet ouvrage; elle repose tout entière sur ses idylles et son joli poëme des Saisons.

Léonard mourut à Nantes, le 26 janvier 1793.

Les Antilles.

J'aime à me rappeler, en voyant ces ombrages, Les îles du tropique et leurs forêts sauvages ; Lieux charmants, que mon cœur ne saurait oublier, Je crois sentir encor le baume de vos plaines, Dont les vents alises parfument leurs haleines, Et qui va sur les mers saisir le nautonnier ; Je crois me retrouver sur les rives lointaines , Où le rouge ananas et le vin du palmier Raffraîchissaient mon sang allumé dans mes veines , O champs de ma patrie! agréables déserts! Àntille merveilleuse où les brunes Dryades A ma muse naissante ont inspiré des vers! Ne reverrai-je plus tes bruyantes cascades Des coteaux panachés descendre dans les mers ?

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