‹ Modèles de littérature française (volume 2)Chapitre 123 sur 168 · Zamore, dans Alzire. 5. Zopire, dans Mahomet ; Cé · texte numérisé non relu

Zamore, dans Alzire. 5. Zopire, dans Mahomet ; Cé

3. Orosmane, dans Zaïre. Bar, dans la Mort de César, et â. Dialogue rie Platon, où il plusieurs autres.

Fût-il Scythe ou C hinois J , dans un traité sans titre , Interroge par signe et répond par chapitre.

{Le Dix-huitième siècle. )

La Franchise dans la critique littéraire.

Quoi donc ! un écrivain veut que son nom partage

Le tribut de louange offert à son ouvrage ,

Et m'impute à forfait , s'il blesse la raison ,

De la venger d'un vers 2 égayé de son nom !

Comptable de l'ennui dont sa muse m'assomme ,

Pourquoi s'est-il nommé , s'il ne veut qu'on le nomme ?

Je prétends soulever les lecteurs détrompés

Contre un auteur bouffi de succès usurpés;

Sous une périphrase étouffant ma franchise,

Au lieu de a VAlembert , faut-il donc que je dise :

« C'est ce joli pédant , géomètre orateur ,

De l'Encyclopédie ange conservateur ,

Dans l'histoire , chargé d'inhumer ses confrères 3,

Grand homme, car 11 fait leurs extraits mortuaires? »

Si j'évoque jamais , du fond de son journal,

Des sophistes du temps l'adulateur banal;

Lorsque son nom suffit pour exciter le rire ,

Dois-je, au lieu de La Harpe , obscurément écrire :

« C'est un petit rimeur , de tant de prix enflé 4,

Qui , sifflé pour ses vers , pour sa prose sifflé ,

Tout meurtri des faux pas de sa muse tragique 5 ,

Tomba- de chute en chute au trône académique ? »

Ces détours sont d'un lâche et malin détracteur;

Je ne veux point offrir d'énigmes aux lecteurs.

Sitôt que l'auteur signe un« écrit qu'il proclame ,

1. Voyez les. Scythes et YOr- étaitehargéd'écriretes éloges de phelin de la Chine, tragédies de membres après leur mort. Voltaire. A. La Harpe avait remporté plu-.

2. De la venger par un mers : sieurs des prix proposés. par l'Aie fait ici un contresens. eadémie.

3. D'Alembert, étant secrétaire 5. Il n'a jamais eu de véritables perpétuel de l'Académie française, succès au théâtre.

376 vers.

Son nom doit partager et l'éloge et le blâme ;

C'est un garant public du plaisir qu'il me vend.

(Mon apologie.)

Derniers moments d'an jeûne poète.

J'ai révélé mon cœur au dieu de l'innocence ;

Il a vu mes pleurs pénitents , Il guérit mes remords , il m'arme de constance :

Les malheureux sont ses enfants.

Mes ennemis riant ont dit dans leur colère :

« Qu'il meure, et sa gloire avec lui; »

Mais à mon cœur calmé le Seigneur dit en père : » Leur haine sera ton appui.

» J'éveillerai pour toi la pitié, la justice

De l'incorruptible avenir ; Eux même épureront par leur long artifice

Ton honneur qu'ils pensent ternir. »

Soyez béni, mon Dieu ! vous qui daignez me rendre

L'innocence et son noble orgueil; Vous qui, pour protéger le repos de ma cendre,

Veillerez près de mon cercueil !

Au banquet de la vie, infortuné convive,

J'apparus un jour, et je meurs :

Je meurs, et sur la tombe où lentement j'arrive

Nul ne viendra verser des pleurs.

Salut, champs que j'aimais! et vous, douce verdure!

Et vous, riant exil des bois !

Ciel, pavillon de l'homme, admirable nature,

Salut pour la dernière fois !

Ah ! puissent voir longtemps votre beauté sacrée

Tant d'amis sourds à mes adieux !

Qu'ils meurent pleins de jours, que leur mort soit pleurée,

Qu'un ami leur ferme les yeux !

(Poitict diveneg.J

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