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Pyrénéeë est du féminin. 2. Inversion infcitelllgfote

A. GHÉNIER. 415

Dans les fertiles champs voisins de la Touraiae,

Dans ceux où. l'Océan boit l!urne de la Seine,

S'élèvent pour le frein des coursiers belliqueux.

Ajoutez cet amas 1 de fleuves tortueux,

L'indomptable Garonne aux vagues insensées;

Le Rhône impétueux, fils des Alpes glacées ;.

La Seine au flot royal, la Loire dans son sein

Incertaine, et la Saône, et. mille autres enfin

Qui , nourrissant partout, sur tes,2 nobles rivages,

Fleurs, moissons et vergers, et bois, et pâturages ,

Rampent an pied des murs d'opulentes cités ,

Sous des arches de pierre , à grand bruit emportés 3.

Dirai-je ces travaux, source de l'abondance ,

Ces ports, où des deux, mers l'active bienfaisance

Amène les tributsdu rivage lointain.

Que visite Pbébus le soir ou le matin ?

Dirai-je ces canaux, ces montagnes percées ,

De bassins en bassins ces ondes amassées,

Pour joindre aux pieds des monts l'une et l'autre Thétis ?

Et ces vastes chemins en tous lieux départis ,

Où l'étranger, à l'aise achevant son voyage ,

Pense au nom des Trudaine et bénit leur ouvrage?

(Bymn* à /* Vnmc*.)

J'accuserai le» watstt cette mer jalouse Qui retient, qui peut-être a ravi La Pérouse. Il partit. L'amitié , les science», l'amour Et la gloire française imploraient son retour. Dix ans sont écoulés, sans que la renommée De son trépas au moins soit encore informée. Malheureux ! ub rocher inconnu sous les eaux A-t-il , brisant les flancs de tes hardis vaisseaux ,

1. Mauvaise expression. Ces 2. Sur leurs rivages. ^ fleuves ne forment pas un amas. 3. Construction difficile.

Dispersé ta dépouille au sein du gouffre immense ? Ou, le nombre et la fraude opprimant ta vaillance , Nu, captif, désarmé, du sauvage inhumain As-tu vu s'apprêter l'exécrable festin?

Ou plutôt, dans une île , assis sur le rivage , Attends-tu ton ami voguant de plage en plage; Ton ami , qui partout, jusqu'aux bornes des mers , Où d'éternelles nuits et d'éternels hivers . Font plier notre globe entre deux monts de glace ', Aux flots de l'Océan court demander ta trace ? Malheureux ! tes amis , souvent dans leurs banquets , Disent en soupirant : « Reviendra-t-il jamais ? » Ta femme , à son espoir , à ses vœux enchaînée , Doutant de son veuvage ou de son hyménée , N'entend , ne voit que toi dans ses chastes douleurs , Se reproche un sourire , et tout entière aux pleurs , Cherche en son lit désert, peuplé de ton image , Un pénible sommeil que trouble ton naufrage.

(Poëêiet diverttê.)

La Frivolité.

Mère du vain Caprice et du léger Prestige . La Fantaisie ailée autour d'elle voltige : Nymphe au corps ondoyant , né de lumière et d'air , Qui mieux que l'onde agile ou le rapide éclair , Ou la glace inquiète au soleil présentée , S'allume en un instant, purpurine, argentée; Ou s'enflamme de rose , ou pétille d'azur. Un vol la précipite , inégal et peu sûr , La déesse jamais ne connut d'autre guide. Les Rêves transparents , troupe vaine et fluide , D'un vol étincelant caressent ses lambris. Auprès d'elle , à toute heure , elle occupe les Ris. L'un pétrit les parfums des bouches embaumées; L'autre le jeune éclat des lèvres enflammées ;

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