‹ Modèles de littérature française (volume 2)Chapitre 140 sur 168 · BAOUR-LORMIAN. 4A · texte numérisé non relu

BAOUR-LORMIAN. 4A

La lune devant toi fuit d'un pas inégal , Et ses rayons douteux dans les flots s'engloutissent. Sous les coups réunis de l'âge et des Autans Tombe du haut sapin la tête échevelée ; Le mont même , le mont , assailli par le Temps , Du poids de ses débris écrase la vallée. Mais les siècles jaloux épargnent ta beauté : Un printemps éternel embellit ta jeunesse , Tu t'empares des cieux en monarque indompté , Et les vœux de l'amour t'accompagnent sans cesse. Quand la tempête éclate et rugit dans les airs, Quand les vents font rouler , au milieu des éclairs , Le char retentissant qui porte le tonnerre, Tu parais, tu souris, et consoles la terre. Hélas ! depuis long-temps tes rayons glorieux Ne viennent plus frapper ma débile paupière ! , Je ne te verrai plus , soit que , dans ta carrière , Tu verses sur la plaine un océan de feux , Soit que , vers l'occident , le cortège des ombres Accompagne tes pas, ou que les vagues sombres T'enferment dans le sein d'une humide prison ! Mais, peut-être, ô soleil , tu n'as qu'une saison; Peut-être, succombant sous le fardeau des âges, Un jour tu subiras notre commun destin; Tu seras insensible à la voix du matin , Et tu t'endormiras au milieu des nuages.

(PoiMt d'Ottian.)

Le Clair de lune.

Ainsi qu'une jeune beauté Silencieuse et solitaire', Des flancs du nuage argenté La lune sort avec mystère.

Fille aimable du ciel , à pas lents et sans bruit ,

Tu glisses dans les airs où brille ta couronne ;

Et ton passage s'environne Du cortège pompeux des soleils de la nuit Que fais-tu loin de nous, quand l'aube blanchissante

Efface à nos yeux attristés Ton sourire charmant et tes molles clartés ? Vas- tu , comme Ossian, plaintive et gémissante ,

Dans l'asile de la douleur Ensevelir ta beauté languissante ?

Fille aimable du ciel , connais-tu le malheur ? Maintenant revêtu de toute sa lumière , Ton char voluptueux roule au-dessus des monts : Prolonge , s'il se peut , le cours de ta carrière , Et verse sur les mers tes paisibles rayons.

Benjamin raconte à Joseph, ministre die Fnaraon imi le nom (TOmasIs , comment ses frères ont annoncé sa mort a Jaeofe.

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