‹ Modèles de littérature françaiseChapitre 15 sur 127 · Concitoyens · texte numérisé non relu

Concitoyens

ià. Préserveraient.

6 PiROSE.

villes. Le peuple qui était jà « multiplié en grand nombre, et qui avait déjà fait ses besognes ^, le trouvait le meilleur du monde et ne faisait autie chose que crier et tumultuer ^ à Tentour de la tribune aux harangues, en demandant que Ton «lit cette ioi aux voix et suffrages du peuple. Mais le sénat universellement, et les plusg^s de bien d'entre les autres citoyens, estimant que cette proposition des tribuns était la destruction, et non pas la division de la ville de Rome, ne pouvaient endurer qu'elle tirât avant ^ ; et avaient leurs recours à CamiUus, lequel craignant de venir à Fessai de tenter si la loi passerait ou non, allait toujours inventant quelques occasions et quelques nouveaux empêchements, par lesquels il dilayait^ et rejetait toujours à un autre temps Tentérinement ^ de cette loi, et pour ces raisons était haï de la commune ?•

Mais la principale et plus apparente cause de la mdveillance que le peuple lui portait, vint de la décime des dépouilles; et ne fut pas s sans quelque occasion , encore qu'k la vérité ce fût à tort si le peuple lui en voulut mal. Car quand il alla de-^ vaut la ville de Véîes, il fit vœu qu'il offrirait au dieu la dîme ^ du butin qui se gagnerait à la prise de cette ville, s'il la pouvait prendre. Mais lorsqu'elle fut prise et pillée, fût ^o ou pour ce qu'il lui fâchât** de molester ses citoyens, ou<jpie pour la multitude des autres affaires, il eût oublié son vœu, il endura que les gens de guerre départissent entre eux le butin, ei en fissent leur profit Puis quelque temps après qu'il était déjà hors de sa charge , il en avertit le sénat; et en même temps, les devins rapportèrent que par les signes des sacrifices, ils connaissaient quelque courroux et malcontent^nent *2 des Dieux et qu'il fallait se réconcilier avec eux et les pacifier ^\

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