‹ Modèles de littérature françaiseChapitre 33 sur 127 · I^É EN · texte numérisé non relu

I^É EN

DESCARTES (René), né à la Haye, en Touraine, d'une famille noble et ancienne , fit ses études au collège de La Flèche. Ses progrès dans les langues anciennes furent rapides, et de bonne heure il prit pour la poésie un goût qui ne Fabandonna jamais. Doué d'une raison précoce , il montra pour les mathématiques autant d'ardeur qu'il témoignait de répugnance pour la philosophie subtile et fausse que révéraient ses maîtres. Il embrassa d'abord l'état militaire, et fit la guerre en Hollande et en Allemagne, en qualité de volontaire. Ce fut là qu'âgé de vingt-trois ans à peine, il se livra pendant plusieurs mois à ces méditations, dont le résultat fut sa fameuse métliode de doute et d'examen. Alors régnait en Europe la philosophie scolastique , qui défendait l'obsenration, l'examen, et comprimait l'intelligence. Descartes eut le mérite et la gloire de combattre cette philosophie , en y opposant la liberté d'examen et l'usage de sa raison. Son Discours sur la méthode, imprimé à Leyde en 1637, et ses Méditations métaphysiques, publiées en i6âl, firent dans toute l'Europe une sensation prodigieuse et commencèrent cette immense révolution que développèrent ses antres ouvrages et ceux de ses disciples.

Nous n'avons pas à nous arrêter sur ce grand mouvement intellectuel: mais Descartes est le premier qui ait traité les matières philosophiques, dans un style qui n'a rien perdu de sa beauté depuis plus de deux cents ans. Nous croyons donc devoir placer ici deux passages de son Discours sur ta méthode.

Descartes mourut à Stockhobn le 11 lévrier 1050.

Gomnieiit Deseartca a été amené à clierclier une métliode nouvelle poar l'élnde de la plillosoplile.

J'ai été nourri aux lettres dès mon enfance ; et, pour ce " qu'on me persuadait que , par leur moyen , on pouvait acquérir une connaissance claii-e et assurée de tout ce qui est utile

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