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Qui me vaillent autant. 3. Sous prétexte

GORNEIIiLE ,

CORNEILLE (Pibrrb) , dont nous parlerons plas au long dans le second volume, n*a pas de réputation comme prosateur. C'est à tort, à notre avis. Les examens qu'il a faits de ses pièces, et surtout ses discours sur l'art dramatique, sont au nombre des morceaux de critique littéraire dont la France doit s'enorgueillir. Il convenait de montrer ici cette autre face du talent de Corneille ; et nous avons choisi pour exemple Texameii qu'il fait de sa première pièce, de Mélite^ qu'on ne trouve que dans ses <Buvres complètes.

Examen de Hléllte.

Cette pièce fut mon coup d'essai, et elle n*a garde d'être < dans les règles, puisque je ne savais pas alors qu'il y en eût Je n'avais pour guide qu'un peu de sens commun , avec les exemples de feu M. Hardy *, dont la veine était plus féconde que polie , et de quelques modernes c[ui commençaient à se produire et n'étaient pas plus réguliers que lui. Le succès en fut surprenant. Il établit une nouvelle troupe de comédiens à Paris , malgré le mérite de celle qui était en possession de s'y voir Tunique^; il égala tout ce qui s'était fait de plus beau jusqu'alors , et me fit connaître à la cour. Ce sens commun, qui était toute ma règle, m'avait fait trouver l'unité d'action pour brouiller quatre amants par une seule intrigue , et m'avait donné assez d'aversion de cet horrible dérèglement qui mettait Paris, Rome et Constantinople sur le même théâtre, pour réduire le mien dans une seule ville.

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