‹ Modèles de littérature françaiseChapitre 65 sur 127 · NÉ EST · texte numérisé non relu

NÉ EST

BOILEi^U (NiGOLis), sur lequel nous reyiéndrons quand il sera qnes* tîon des poètes , a mérité aussi d'être cité comne ua de nos meilleurs prosateurs dans les morceaux où son esprit éminemment critique et ami de la vérité a pu se développer librement. On a dit souvent que son style en prose était pénible, lourd, embarrassé. Gela est très vrai, s'il s'agit des éloges, des remerciements, des discours laudatifr qu^ a eu quelquefois à faire. Gela ne Test plus en aucttoe faço» dans les morceaux, plus analogues à ses dispositions nature lies, dans sa disserta» tion sur la Joconàe^ dans sa traduction du Traité du. sublime et surtout dans les Réflexions critiques dont il Ta fait précéder. Là, au contraire, on trouve, comme dans ses bons ouvrag^es^ en vers, cette sûreté de ra ifon, cette délicatesse de goftt, cette origioalité de style, qui Tont élevé si haut sur notre pa masse.

Il «si nécessaire «• eoasvller nés «mis swp bos oswrsm.

Longin nous donne ici par son exemple un des plus importants préceptes de la rhétorique, qui est^ de consulter nos amis sur nos ouvrages, et de les accoutumer de bonne heure à ne nous point flatter. Horace et Quintilien nou3 donnent le même conseil en plusieurs endroits; et Vaugelas, le plus sage, à mon avis, des écrivains de notre langue, confesse que c'est à cette salutaire pratique qu*il doit ce qu*il y a de meilleur dans ses écrits. Nous avons beau être éclâdrés par nousmêmes, les yeux d*autrui voient toujours plus loin que nous dans nos défauts; et un esprit médiocre fera quelquefois apercevoir le plus habile homme d'une méprise ^ qu'il ne voyait

i. Ge précepte est de, etc. quelque chose d quelqu'un ^ que

2. Nous disons plus commune* faire apercevoir quelqu'un de quel' ment aujourd'hui faire apercevoir que c ho se.

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