‹ Modèles de marbrerieChapitre 17 sur 29 · TABERNACLES · texte numérisé non relu

TABERNACLES

Prancne 43. Le tabernacle, dont l'ori tente de l'Arch

ine remonte à la

Sainte dans laquelle les Juifs renfermaient

s et tous les symboles révé

les tables de la loi, les vases sa rés du culte du vrai Dieu , a recu, chez les chrétiens, diverses modifications dans sa forme. Primitivement il eut une ressemblance avec l'arche des Juifs , c'est-à-dire qu'il figu-

rait une espèce de coffre, d'armoire, de tente portative pres-

que toujours en menuiser

. De là la disposition de l’ancien Ciborium formé de quatre colonnes portant une petile coupole à laquelle

aient supendus des rideaux qui, à volonté, cachaient ou laissaient voir le Saint-Ciboir

:; disposition qui, plus tard, donna naissance à ces baldaquins couvrant ou le tabernacle seul, où l'autel tout entier, qu'on retrouve encore dans quelques-unes de nos anciennes églises. Comme il est du domaine de J'art d'embellir toutes les formes qu'il

doit reproduire aux yeux, dans les beaux siècles de l'Église

et de la civilisation la simplicité première du tabernacle fit placeäun petit temple fermé, quelquefois àune niche surmontée d’un fronton que supportent des colonnes, et an milieu de

laquelle le Saint-Sacrement est offert aux regards des fidèles.

Des figures desaints, des anges adorateurs, sont les accessoires

presque obligés de cette dernière disposition. Le taber

le plus original que nous connaissions est celui de l'autel de

Ja Trinité à Venise, où les signes de la Sainte-Trinité sont l'ob-

jet principal de la composition, et se disposent ainsi : le Père éternel est debout sur le globe terrestre que les quatre évangélistes supportent sur leurs épaules. Entre deux des évangélistes, le Fils de Dieu est représenté sur une croix. Au-dessus

de sa tête, au centredus

e terrestre, on voit le Saint-Esprit figuré par une colombe, et, aux deux extrémités de l'autel 3

s des ar

ges s’accompagnant d'instrumens de musi-

que qui donnent à l’ensemble de la composition la forme du triangle équilatéral, Cicoynara, dans son histoire de la sculpture, a donné le dessin de ce singulier tabernacle dont le

motif, tout à fait neuf, ne nous a pas paru assez étudié pour

être offert ici comme modèle. \

Les exemples que nous avons réunis sortent rarement de la

forme du temple, non que cette forme nous ait paru la seule convenable, car telle n’est pas notre sentiment, mais parce que les artistes n’ont point encore compris tout le parti qu'ils pouvaient tirer d’une donnée qui est loin de s'opposer

aux élans du génie. Les quatre tabernacles 4

sur cette planche sont variés de forme et de style, s'ils ne le sont pas d'intention : tous quatre figurent des temples ou des lieux

fermés. Des deux tirés de Saint-Denis ct exécutés sur les des-

sins de M. Debret, celui du maître-autel se fait remarquer par sa belle ordonnance corinthienne ; la juste proportion de ses parties, l’ajustensent de sa porte en bronze doré, sur laquelle sont sculptées la cène et divers autres objets relatifs à nos mystères; celui de l'autel aux trois races figure assez bien cette espèce de sanctuaire fermé de rideaux en usage dans les premiers siècles du christianisme. Le style gothique que l'artiste lui a donné, en reportant la pensée vers des temps lointains, complète une illusion que l'autel sur lequel il est placé fortifie à son tour, Le tabernacle de l'église de la Sorbonne, par M. Guignet, et celui de la chapelle de Vincen-

nes, par M. Gauthier, ne sont à bien dire que des piédestaux

destinés à supporter des crois ainsi qu’on peut le voir par les

planches {5 et {6sur lesquelles nous donnons dans leur entier,

avec tous Jeurs accessoir,

S, les autels dont ils font partie.

Outre le mérite particulier de leur ajustement, ils ont celui de sortir de la donnée étroite dans laquelle les artistes croient devoir se renfermer.

PLancue 44. Des trois tabernacles de cette planche, deux ont élé exécutés tout récemment sur les dessins d'artistes habiles, celui de Saint-Roch est de M. Lelong, celui du Sacré-Cœur, de M. Achille Leclerc. Le premier à la forme d’un temple dont deux anges, de forte proportion , gardent

l'entrée ; le second est le piédestal de la grande croix placée

sur l'autel de la chapelle du Sacré-Cœur , autel dont nous donnons Loute la décoration planche 47. La porte de l'un et

de l’autre de ces de

x tabernacles est en bronze doré, air

que les épées des deux anges; tout le reste est en beau marbre blanc statuaire. Quant au tabernacle tiré de l'église de Fiesole , petite ville aux portes de Florence , il est le plus riche, le plus magnifique , le plus remarquable, sous

le rapport de l'art, de tous ceux que nous connaissons. Il

nt le mieux l'objet de leur

est un de ceux qui remplis destination , si la destination d’un tabernacle où d'un autel

irds du fidèle sur le signe

est, avant tout, d'attirer les rc

révéré du plus saint des mystères. L'or, les marbres pré-

‘ de leurs couleurs, la

cieux par leur éclat et la va sculpture de ronde-bosse, de bas-relief et d'ornement, en un mot tous les prestiges de l'art sont réunis dans cette composition où brille le génie florentin.

Les fi

celles du monument; le

res qui remplissent ici les médaillons ne sont pas

ssin qui nous est venu d'Italie

offrant des incertitudes dans cette partie, nous leur avons

substitué deux prophètes tirés de la chapelle Sixtine, par 1 chel-Ange.

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