‹ Modèles de marbrerieChapitre 23 sur 29 · Leur fond est · texte numérisé non relu

Leur fond est

aux environs. Ce sont les n° 1, 2

noir et blanc, leur bordure est de quatre couleurs : noir , blanc, jaune, rouge. Dans celui n° 6 il y a une cinquième

couleur , le ruban qui passe sous la bordure est bleu ; Les

s sont color

fleurettes placées dans les compartimens car comme la bordure, mais tout le reste est noir. Le n° 4 est tout noir, à l'exception du filet blanc formant treillage ; le n° 5, tiré des bains de Titus à Rome, a ses lozanges alter -

nativement violet et jaune; le fond sur lequel ils se déta-

chent est blanc ; le n° 7, qui entoure la Melpomène au Musée du Louvre, est formé d'un filet noir pour cadre extérieur, d’un fond vert pour le reste du cadre, sur lequel se détale comparti-

chent en rouge un filet et une espèce de poste :

ment du milieu et ceux des deux extrémités sont jaunes ; et les ornemens qui se découpent dessus vert et rouge ; la bordure de celui du milieu est verte; celle des deux autres est

les autres compartimens sont blancs, et leurs orne-

roug mens vert et rouge. Ce pavé a été exéculé par l'habile Bel- Joni. Le n° 8 est tiré de Pompéi , il est monochrôme, ainsi que les n°9, 10,14, 12, 13, 14 qui pavent les ronds-points de diverses églises de Paris, Le n°10, placé sous le dôme du Val-de-Grâce, produit sur place un effet de perspective

très-original. Le n° 15, qui entoure le piédestal d’une statue

au premier étage du Louvre , est un ouvrage d’une exécution précieuse et que nous croyons être aussi de M. Belloni. Labor-

filet noir, au milieu duquel un

dure se compose d'un larg filet vert recoit une grille d'enceinte; vient ensuite un filet rougeàtre, puis un fond d'un rouge éclatant sur lequel se découpent des carrés de marbre d’un rouge-clair , renfer-

mantdesmosaiques représentant alternativement un papillon

violet, et une rosace rouge, verte et jaune entourée d’un

cercle vert. Après ce large encadrement vient un fond noir couvert presque en entier par des écailles demi - vertes et jaunes ; la partie qui entoure le socle de la statue est noire, elle n’est séparée des écailles que par un filet blanc, un filet un mince filet noir. Nous entrons dans tous

rouge €t

s eux, lon n'aurait

ces détails de couleurs, parce que, qu'une idée bien imparfaite de ce pavé qui üre son éclat de Ja beauté de ses marbres, et de la combinaison de leurs nuances, autant que de la précision et du minutieux de son exéeution.

Prancne 62. Des treize motifs réunis sur cette planche,

trois sont des carrelages modernes formés de bandes de

marbre noir et blanc débitées uniformément , et combinées dans leur pose pour produire des dessins variés ; ce sont les irés du Musée de

n° 5,8, 9. Sur les dix autres, troi Vienne en Dauphiné, et proviennent de fouilles de monumens romains découverts dans la ville. Ils sont exécutés dans le même système que ceux du même Musée que nous avons

déjà décrits ; leur bordure est en marbres de trois eL quatre

couleur dant de teintes , leur fond est noir et blanc ,

e dégr cesont les n° 1,4, 13. Nous avons tiré dePompéi les n° 7, 11,12, et des bains de Titus le n°10, dont la bordure est, comme aux pavés de Vienne en Dauphiné, une espèce de mosaique exécutée en petites pierres où morceaux de marbre: celle-ci est verte, et se détache sur un fond blanc jaunâtre.

Les ovales qui forment le pavé proprement dit sont de trois

couleurs, tantôt vert, tantôt rouge, tantôt jaune, tantôt

igés diagonalement ct alternativement par

blanc, etr bandes semblables. Le fond particulier de chacun de ces ovales est vert, rouge, ou jaune, ou blanc, mais toujours en opposition avec l'ovale qui se découpe dessus ; ainsi le vert

se découpe sur du jaune, le rouge encore sur le jaune , le

jeune sur le rouge , le blanc sur le vert. Les n° 2 et 3, & cutés en marbres noir et blanc, sont antiques et tirés de

Rome. Quant au n° 6 qui occupe le milieu de la planche ,

ais qui existait encore il y a quelques

c'est un ouvrage fran

années dans une maison de la rue Saint-Antoine à Paris. Il

provenait de l’ancien hôtel Saint-Paul au Marais. Il rappelle,

dans son ajustement et dans le style de ses figures, l'école de

Raphaël. Les figures sont formées de grandes parties colo-

rées et divisées par des traits fortement prononcés , dans le

genre des anciens vitraux d'église; elles se détachent sur

des fonds unis. Le pourtour, en coquikes et en coraux , est

en grisaille. Nous ignorons ce qu'est devenu cet ouvrage

et mesur

précieux depuis vigtans que nous l'avons dessin il mérite, par son importance comme objet d'art , d'entrer dans la décoration d’un palais.

4, 7, qui sont des compartimens de pavés modernes , tous les autres sont anti-

Prancur 63. Excepté les n° 2,

ques. Les deux moufs du n° 3 appartiennent aux bains de Ti-

tus à Rome. Les n°% 1, 6, 8, 9, 10, ont été trouv Pompéi,

et le n° 5 est tiré du musée de Vienne en Dauphiné, Ce dernier, dont nous donnons seulement le quart, a dix pieds huit pouces carrés. Il a été découvert en 1780sur l'emplacement du palais des empereurs. Les deux bandes qui forment la torsade du centre sont alternativement noir, bleu, violet, blanc, et noir, rouge, jaune, blanc; les vases, les fleurons qui oc-

ont en marbres des mêmes

cupent les compartimens carré

couleurs , et se détachent sur le fond blanc général du pavé.

au milieu desque

out le tracé des lozanges, et les cart

sont desdamiers , sont en marbre noir ; en dehors du dernier filet noir d'encadrement est une large bande de marbre jaune, isolant la composition du pavé du mur de la pièce où il était placé. L'espèce de trompe-l'œil qu'offre le n° 8 est d'un effet un peu bizarre, et par cela seul il a du trouver de nombreux partisans, du moins nous avons rencontré plusieurs fois son motif, mais moins bien accompagné que dans l'exemple ici gravé. Les espèces de dés qui forment le pavé ont leurs côtés blanc, noir, vert; la grecque qui l'entoure

; elle est encadrée et se dé-

parée par un filet roug

en est tache elle-même sur un fond noir; trois teintes jaunàtres servent à son tracé, l'une claire, l’autre plus foncée pour les

demi-teintes, l’autre plus forte encore pour l'ombre. Le

carré d’encoignure , comme ceux semblables qui se répètent

de place en place, sont formés, les uns de bandes vertes et

roues , les autres de bandes rouges et vertes, toujours de

FeSSLVES.

nuances pros La plupart de ces pavés de Pompéï ne sont pas en marbre,

nent très-dur,

mais en pelites pierres incrustées dans un

comme il s’en fait encore à Naples et à Venise où ils sont connus sous le nom de lastrico. Mais comme ces dessins pourraient être reproduits en marbre aussi bien qu'en pierre, en brique, en granit, en grès même, qu'ils offrent des motifs aimables, susceptibles d'être adaptés à nos besoins,

nous avons cru devoir les réunir et les soumettre à la médi-

tation des artistes. Dans ces sortes d'ouvrages, la couleur de

la matière première est peu de chose par elle-même, le noir

dégradé, le rouge, le jaune dégradés sur une échelle de de-

peu sensibles, peuvent donner les résultats les plus satis-

faisans ; il n’est que de savoir combiner ses effets. Que fait

autre chose celui qui, avec le seul secours de son crayon, rend

la magie d’un tableau de Rubens ou de Rembrandt ? Prancne 64. Nous donnons sur cette planche de grands

le l'église et du dôme de Saint-Blaise en Hongrie,

fragmens de compositions importantes : sous les n°3,

le pavé

édifice d’une très-belle dispositions et d’une grande magni-

ficence; sous le n° 7

7, celui de la nouvelle chapelle de Saint-

Denis, contigue à la nef de l'église, et qui a été bâtie par

aint-Blaise ;

le noir et le blanc dominent; les marbres nuancés sont réser-

M. Debret, architecte. Dans le pavé de l’église

vés pour les compartimens qui avoisinent l'autel principal,

et des rosaces placées ça et là. Dans la chapelle de Saint-Denis

tout est marbres de couleurs, et leur combinaison produit un

cffet harmonieux, grand et riche, qu'une description, si

minutieuse qu'elle soit, ne peut faire apprécier complètement. La grande bande qui côtoie le mur de clôture est en

ervant d'encadrement

marbre rouge nuancé, les deux bandes aux compartimens en lozange sont vertes , les lozanges en

sont séparés par des filets blancs. Le compartiment du centre

de droiteet de

violet, et les triar auche en jaune; ils

de la nef est en marbre blanc, encadré de marbre gris vio- Jacé et d’un entourage jaune semé de rouge. Les deux couronnes de milieu sont vertes et se détachent sur un fond blanc ;

os

un liscré rouge les sépare. Les n°° 2 et 4 sont tirés de l’église des Invalides à Paris. Ils sont formés de marbres rouge, bleu,

blanc; tous les liserés sont rouges. Les n° 3 et 8 appartiennent

à l'église de Saint-Blaise dont le n° > donne une partie du

plan. L'un est le pavé de la chapelle sépulcrale et souterraine des Rois de Hongrie, placée sous le dôme dont l’autre est le

pavé à rez-de-chauss

Par la variété des compartimens qui composent ce pavé, où le luxe des marbres n’a point été épargné, on doit prendre une idée bien grande de sa magnificence et de l'effet qu'il doit produire. Le n° 9 est le pavé de la chapelle expiatoire à Louis XVI et à Marie-Antoinette, rue d'Anjou. Il est sagement composé; mais les marbres employés sont de teintes trop peu soutenues pour que leur effet soit décidé. C'est le résultat de notre disette de matériaux. En Italie, quel éclat aurait eu cette belle composition !

PLancx . Les deux pavés gravés sur cette planche sont antiques. Celui au centre duquel est une tête de Méduse est l'un des plus beaux et des mieux conservés de ceux trouvés à Pompé. L'aspect apparent de concavité que lui donne la diminution progress

rend très-original ; la tête de Méduse est colorée; elle se

re de ses compartimens de marbres noir et blanc le

détache sur un fond gris, les ailes sont bleuâtres, les serpens formant nœud sous le menton sont verts, et les rubans entrelacés qui forment l'encadrement extérieur sont cendrebleue, leur fond est gris; tout le reste est noir et blanc. L'autre payé a été trouvé à Rome, c’est là que Mariette l’a fait dessiner pour l’insérer dans son Recueil de Peintures antiques , insertion qui n’a pas eu lieu, ce pavé n’était pas à

bien dire une peinture. Mais dans son propre exemplaire de

cet ouvrage, Mariette a fait relier le dessin de ce pavé, et c’est

ce dessin que nous avons fait graver. Il est formé d’incrustations noires sur un fond blanc. Les indications intérieures , les contours du jeune Bacchus et de son compagnon, les

moulures des autels et des vases placés

dessus, etc., etc., sont formés par des petits liserés blancs. Il est à croire que les

angles du cadre carré étaient meublés d'ornemens analogues

à ceux qui occupent la même place dans les sujets de la Mé-

duse ; le dessin de Mariette n’en indique aucun.

Praxcne 66. On à placé ici en regard le pavé de deux monumens également célèbres : le Panthéon de Rome et le Panthéon français, afin qu'on puisse juger de la différence des manières employées par les anciens et les modernes, pour orner les aires des édifices, On remarque dans celui du

Panthéon de Rome ce style large, massé, grandiose et même

un peu négligé qui est le caractère assez général des ouvrages antiques , et dans l’autre, au contraire, cette recherche et cette précision symétrique qui appartient particulièrement à l'architecture moderne. Dans le premier, ce sont de grandes parties de porphyre, de granit, dejauneantique , jetés çà et là par blocs, mais en harmonie, mais en proportion avec les

formes colossales de l'intérieur de cette rotonde et de son

portique gigantesques; dans le second, qui est le projet de M. Rondelet, exécuté seulement en partie, on ne voit que des marbres de France, débités en compartimens très-réguliers, et dont les plus riches sont employés aux parties les plus centrales, les plus nobles de l'édifice. Les compartimens intérieurs sont en Château-Landon et marbre de Thelhuit ; les attributs en marbre blanc veiné , en bleu turquin, en jaune de Sienne ; le péristyle est en carreaux de granit des Vosges, gris et feuille-morte alternés.

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