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DES JOINTS

11 y a beaucoup de manières de façonner les rives des

planches ou palplanches, pour les rc'unir et les retenir dans la meme direction : i°. lorsque les rives des planches sont seulement dressées et posées l’une contre l’autre, on appelle celte jonction plat-joint; on l’emploie pour les Lois minces avec la colle; 2". lorsque les bois ont assez d’épaisseur, on perce dans les deux rives des planches a et n, fig. 84, un même nombre de trous de laccret ou de mèche; on garnit ces trous de chevilles a, b, ou de goujons, lesquels tiennent, à l’aide de la colle, les morceaux fortement réunis ; 3°. il est des cas où l’on fend les bouts des goujons , pour placer des coins c, d , fig. 85 , qui , en réunissant les planches c et D, s’enfoncent dans les fentes par la pression du fond des trous, augmentent la grosseur des goujons à leurs bouts et les empêchent de sortir (les ouvriers appellent ce joint à queue de renard); 4°. le joint à rainure et languette est un des plus usités : d se forme d’un vuide c pratiqué à l’une des rives de la planche e ou du morceau de bois , et d’un volume saillant f , réservé à l’autre planche P , qui remplit exactement la rainure; la colle-forte contribue encore à la solidité de cet assemblage ; 5°. on voit, fig. 87, qu’on obtient Je même résultat en faisant deux rainures g, c, aux deux planches G, h, que l’on remplit d’un volume égal, appelé languette rapportée h; G“. on consolide encore ces sortes de jonctions en y ajoutant une clef i, fig. 88, c’estù-dire un morceau de bois façonné comme un tenon mais ayant deux fois la longueur des tenons ordinaires lequel, étant placé dan»une mortaise faite dans la pièo J, s introduit dans une autre mortaise 1 et est cheville comme les tenons simples.

Planche 63.

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