‹ Modes De Contagion De La Phthisie Pulmonaire Dans Le MariageChapitre 4 sur 23 · ° CONTAGION PAR L'AIR ET: LES PRODUITS, EXPECTORÉS · texte numérisé non relu

° CONTAGION PAR L'AIR ET: LES PRODUITS, EXPECTORÉS

Poûr un grand nombre d'auteurs l’ air est l'intermédiaire le moins incontestable entre les organismes malades et les organismes sains. Îl est l'habitat en même temps que le véhicule de particules organiques et de germes qui, déposés sur un térrain bien préparé, déterminent une éclosion de RUBREUIE: |

M. Bergeret, d’Arbois, (Revue d'Hygiène 1867) n’hésil pas à déclarer que la conlagion s’exerce surtouL -par l'air expiré. « « L’absorption cutanée élant nulle, ce n’est pas en couchant avec les malades que l’on peut prendre la phthisie, c'est en respirant le même air, l'air sortant de la poitrine d’un tuberculeux élant le véhicule qui transporte

nr l élément luberculeux des corps malades aux Corps tains. »

Dans la plupart des observations tendant à établir la nature parasitaire de la phtbisie, l’air semble devoir être incriminé. Îl est probable, en effet, que des parcelles provenant de divers produits d'élimination, ou de poumons en voie. de désorganisation se trouvent en suspension dans l'atmosphère et sont susceptibles d’être introduits par la respiration dans l’org ganisme d’un individu en bon, état de santé. | | Lionel Beale (Deseases. gems, the nature and. origin, London, 1872, p. 152- 153) adopte celle théorie de la suspension dans l'air des germes contagieux. Il les considère comme des portions de tuberculé, des bioplasmes Luberculeux. Æ 4

M. Dieulafoy (De la ne ihèse d'agrégation, 1872,

p. 25) se rattache également à cette opinion dans les ter. sue suivants : « Nous verrons. plus loin, (et Chalvet l’a démontré), que l'air peut se charger de matières morbides et transporter ainsi la maladie contagieuse. »

Comment, du reste, expliquer autrement les cas dans lesquels des individus parfaitement sains ont été/atteints de tuberculose pour avoir habité ‘un appartement précédemment occupé par un phthisique.

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Dr Compin, thèse de Paris, 1870.

Le D° Deldmare dans un mémoire lu à l’Académie des

sciences, le {1 janvier 1850, rapporte F éxemple d’une maison qu fl a connue, 1l y à vingt ans ef dans laquelle sont venus Sucéessivement Mourir trois locataires si avalent primilivement l'apparence d hommes vigoureux, ‘n'avaient | entre eux aucun lien de parenté ets "étaient servis SUCCESSIment des meubles él des tentures qui avaient appartenu au précédent phthisique. La maison élait restée inhäbitée pendant quelque temps, bien: qu’elle fût dans les conditions recherchées pour une habitation saine ; on ne consentit à l’occuper qu'après le renouvellement H peintures inférieures et dès lors nul n Fe est devenu phihisique.

Il est à à rémaquer encore qu’ un séjour prolongé dans la chambre dé cérlains phihisiques dont a maladie était trèsviôlente, a amené invariablément des nausées et autres symptômes d'empoisonnement DERonte se des Sujets sains et VISOGTeUR EX

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Le D' Lurde rapporte la mort d’une dame, victime du zèle qui l’attachait nuit ej jour à son mari. Un domestique assidu auprès des malades et un cuisinier de la maison qui leur donna des ‘soins; ‘âgés-unet autre de 45 ans eurent le même sorl: ce n’est pas tout, un garçon et une lille du domestique. moururent peu de temps après de la

: | ie 19 - même maladie, Ceux-ci n'avaient. point. eu de relations

avéc les malades; mais on leur avait fait part de leur garde-robe.

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