‹ Modes De Contagion De La Phthisie Pulmonaire Dans Le MariageChapitre 5 sur 23 · OBSERVATION NU · texte numérisé non relu

OBSERVATION NU

Le. D'.Mertser (Verneischée: medicinische. schriften, t. LE, p.42) à: vù un: homme: parfaitément: sain, atteint et mort de phihisie pour avoir couché dans le lit dans lequel un phthisique étais mont il Lou avail - longtemps:

Ces observations ont entre elles la plus parfaite ressemblance. Dans les trois. cas, la contagion s'est effectuée d’aprè ès le même mécanisme ; les conditions. seules ont varié. L'air chargé du contage tuberculeux, est demeuré

- emprisonné là dans un, appartement mal aéré, içi dans les mailles des, tissus ; les germes nocifs dont il, était Je déposilaire ont été soumis à. l'absorption, ont pénétré dans des organismes sains el y ont jeté par leur apparition le désordre et.par leur développement la mort. .

L’expérimentation \ vient toul récemment, de confirmer. de la façon la plus pérémptoire et la plus éclatante. les observations de la clinique. Il a été. institué des expériences qui démontrent nettement le caraclère contagieux, de l'air expiré par les phihisiques. Ces expériences. élaient déjà. indiquées dans un mémoire communiqué à l’Académie des Sciences, par M. Giboux,, il y à plusieurs années

Elles viennent d’être refaites dans des conditions plus

rigoureuses par le même auteur et signalées de nouveau tout récemment (22 mai 1882) a Académie. :

Nous allons brièvement les rappeler. ‘

On met dans des caisses différentes de jeunes lapins nês d’une même portée, de parents absolument sains, et on leur fait respirer pendant plus de trois mois de 25 à 30 litres d’air expiré par les Phihisiques à la deuxième ou à Ja troisième période. Seulement cet air infecté ne pénètre dans uhe. des caisses, qu'après avoir été tamisé sur-du coton. Les lapins enfermés dans:tcette: dernièré’ caissé! ne perdent-rien dé Jeur bonne: santé et leur autopsie à la fin de lPexpérience:démontre-qu’ils n’ont aucune lésion.

Les lapins dans la caisse où l’air infecté pénètre directement perdént au. contraire peu à peu leur appétit, sir nent la diarrhée, maigrissent et finalement présentent à

lautopsie des tubereules dans le foie, la rate el surtout dans les poumons. se

Quelles coriclusions devos- nous tirer de ces “expérien ces? Il est difficile de ne pas reconnaître : 4° que l'air expiré par les phihisiques est chargé de. germes ‘lubereuleux.

2° Que ces. gérmes sont susceptibles de développement.

Het Que la phthisie est transmissible par conjagion. .

“Ces déductions trouvent une application toute naturelle * dans les conditions de. cohabitation conjugale. un

Il suffit de les signaler pour faire ressortir leur importance. Nous n'insistons pas, “

Eiit

À l'exemple de la‘ morte avec laquelle elle présente des analogies les plus frappantes, la Phihisie est une mala-

die virulente et infectieuse, c’est une sorte d'intoxication, dont le principe transmissible d’un individu à l'autre, à travers des résistances énergiques ou lâches, porte son action sur chaque élément anatomique, l’impreigne et se combine avec lui d’une façon si intime, qne la cellule détachée contient ou devient elle-même le germe de la tuber- . culose. L’adhérence persiste après la mort de l'élément | anatomique ; celui-ci se. constitue le vecteur du germe contagieux et peut-être le terrain de sa pullulation plus ou . moins, rapide, el plus ou moins aclive.

Quoi qu'il en soit, NOUS, Croyons pouvoir admettre. en jé pringipe que daps. une maladie infectio- contagieuse, les. | produits éliminés renferment le contage et LUE: par. ES à même devenir des agents de contagion. Fe # 2. |

Cette proposition qui nous semble conforme aux enseignements de la pathologie générale est. féconde en. déduc- . tions applicables à la tuberculose et l’ application que nous allons en faire à cette maladie paraîl à l’heure actuelle parfaitement légiume... |

Nous sommes amené ainsi à admettre comme fait dés + bli le pouvoir contagionnant des. expectoralions phthisiques. .

Les preuves ne manquent pas, du reste, et nous allons en donner quelques-unes que nous fournissent à la fois l’observation el l’expérimentation.

Voici un cas rapporté par le D' Merlin dans la Gazette Médicale en 1839. Il fixa l’attention des savants et leur inspira’ des recherches ayant trait à la SHMÉIOUE. de Ja phthisie pre soon Id bou dieve vous 9h ego

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OeservaTION IV

Une femme de 58 ans, souffrant depuis plusieurs années de phihisie pulmonaire, avait un chien de chambre qui durant une année avala avéc avidité les crachats purulents de la malade. Déjà au bout de six mois, le chien rendait

du pus en ioussant, il devint maigre et creva. La malade

se procura un autre chien, âgé d’une année, d’un pied de haut ; celui-ci, quoiqu'on lui donnât du laitet de la viande, témoigna le même goût que son prédécesseur. Six mois après, il devint aussi malade et creva au bout de vingt se- maines. En ouvrant la poitrine on trouva les deux poumons presque entièrement détruits par la suppuration. À droite, on trouve € en à outre uné grande vomique encore formée.

L'autre observation est empruntée à l'excellente thèse

de M. lé D° Compin; elle lui a été fournie par son père, médecin dislinguë de Charolles Neo et- “Loire).

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