Je trouve ce vers dans le Chevalier au Cygne
« Fait avez comme Eve, 1 vous estes de s'orlne (lignée). ■ Mais il faut probablement corriger en n'coHi, ainsi que le porte une variante, et il s'agirait simplement d'une césure féminine.
76 ANCIENS VERS » CÉSURE ROHA}iT10.IIE
de pures rencontres, des tt fautes », certainement non voulues. De ceux que je connais, voici peut-être le plus marqué :
Ne puis que noire père Adans | mangea la pomme. (Rutebeuf 1 .)
Mais je ne croirai jamais que Régnier, qui avait si bien le sentiment d'un rythme ferme et vif, n'ait pas prémédité les effets des vers suivants :
De mesme, | en l'art divin de la Muse, | doit-on Moins croire a leur esprit qu'à celui de Platon... Facile au vice, | il hait les vieux | et les diïdaigne... Délayant, | qui toujours a l'œil | sur l'avenir... Et ne me veux chaloir du lieu | grand ou petit.
De ces deux vers de Corneille tesque :
le second est absolument hugo-
Je combats vos amants sans dessein d'acquérir Que l'heur d'en foire voit le plus digne, | et m
J'en dirai autant de ces deux vers de Racine :
Non, je ne puis, | tu vois me Il ne finisse \ ainsi qu'Augu:
trouble et mon effroi., B | a commencé.
Malherbe n'avait pas assez de feu poétique pour s'être oublié, fût-ce une fois, à un vers qui court, mais Boileau lui-même n'a pu se tenir d'en laisser échapper un ou deux :
Et tel mot | pour avoir réjoui | le lecteur... Autre défaut, | sinora qu'on ne le saurait lire.
La Fontaine est trop varié, aime trop les tours piquants pour n'en avoir pas écrit un grand nombre :
L'endroit parut suspect a Qu'à notre prometteur Pu
1 voleurs; | de façon dit : | Mon camarade..
Il en faisait sa plainte une nuit. | Un voleur...
Ils n'y craignOient tous ùV'iix aucun, | quoi qu'il pût être...
Mime j'ai rétabli sa santé, | que les ans...
Tant qu'enfin
Le lionceau devint vrai lion. | Le tocsin...
Et pourquoi sommes-nous les vôtres? | qu'on me die...
Et ce fut la vengeance
Qu'on crut qu'un tel discours méritolt. | On choisit...
Le déplacement de la césure, proscrit dans la tragédie et la poésie lyrique, était plus volontiers toléré dans la comédie. Molière est, je crois t resté fidèle à la règle classique, mais Racine, dans les Plaideurs, a usé plus d'une fois du déplacement de la césure pour donner au vers un tour preste et piquant :
Il nous le fait gardir jour et nuit, | et de près... Quelle gueule! | Pour moi je crois | qu'il est sorcier... Il m'avait fait venir d'Amiens | pour être Suisse.. . Ma fol, | j'étois un franc portier j de comédie... C'est dommage : | il avw't le cœur | trop au métier.., Derrière elle faisait lire : | o Argument.ibor. »
Ce dernier vers est blliné gravement par Richelet (édition de n VIII), parce que « lorsque deux verbes font un sens indivisible, i césure ne doit pas les séparer ' ». On peut tenir pour assuré que i quatre-vingt-quatre ans, on se gaudira de mainte régie de Quitard, de Landais et de Banville, autant que nous le faisons de celle-ci de Richelet.
mposci
|gûmën|tiber, >
syllabe. Maïs le trait est trop die surtout, une ligne de prose,
gu lit renient au piquant.
5 ROMANTIQUE. CHÈKIE: