‹ Modestes observations sur l'art de versifierChapitre 26 sur 101 · Je trouve ce vers dans le Chevalier au Cygne · texte numérisé non relu

Je trouve ce vers dans le Chevalier au Cygne

« Fait avez comme Eve, 1 vous estes de s'orlne (lignée). ■ Mais il faut probablement corriger en n'coHi, ainsi que le porte une variante, et il s'agirait simplement d'une césure féminine.

76 ANCIENS VERS » CÉSURE ROHA}iT10.IIE

de pures rencontres, des tt fautes », certainement non voulues. De ceux que je connais, voici peut-être le plus marqué :

Ne puis que noire père Adans | mangea la pomme. (Rutebeuf 1 .)

Mais je ne croirai jamais que Régnier, qui avait si bien le sentiment d'un rythme ferme et vif, n'ait pas prémédité les effets des vers suivants :

De mesme, | en l'art divin de la Muse, | doit-on Moins croire a leur esprit qu'à celui de Platon... Facile au vice, | il hait les vieux | et les diïdaigne... Délayant, | qui toujours a l'œil | sur l'avenir... Et ne me veux chaloir du lieu | grand ou petit.

De ces deux vers de Corneille tesque :

le second est absolument hugo-

Je combats vos amants sans dessein d'acquérir Que l'heur d'en foire voit le plus digne, | et m

J'en dirai autant de ces deux vers de Racine :

Non, je ne puis, | tu vois me Il ne finisse \ ainsi qu'Augu:

trouble et mon effroi., B | a commencé.

Malherbe n'avait pas assez de feu poétique pour s'être oublié, fût-ce une fois, à un vers qui court, mais Boileau lui-même n'a pu se tenir d'en laisser échapper un ou deux :

Et tel mot | pour avoir réjoui | le lecteur... Autre défaut, | sinora qu'on ne le saurait lire.

La Fontaine est trop varié, aime trop les tours piquants pour n'en avoir pas écrit un grand nombre :

L'endroit parut suspect a Qu'à notre prometteur Pu

1 voleurs; | de façon dit : | Mon camarade..

Il en faisait sa plainte une nuit. | Un voleur...

Ils n'y craignOient tous ùV'iix aucun, | quoi qu'il pût être...

Mime j'ai rétabli sa santé, | que les ans...

Tant qu'enfin

Le lionceau devint vrai lion. | Le tocsin...

Et pourquoi sommes-nous les vôtres? | qu'on me die...

Et ce fut la vengeance

Qu'on crut qu'un tel discours méritolt. | On choisit...

Le déplacement de la césure, proscrit dans la tragédie et la poésie lyrique, était plus volontiers toléré dans la comédie. Molière est, je crois t resté fidèle à la règle classique, mais Racine, dans les Plaideurs, a usé plus d'une fois du déplacement de la césure pour donner au vers un tour preste et piquant :

Il nous le fait gardir jour et nuit, | et de près... Quelle gueule! | Pour moi je crois | qu'il est sorcier... Il m'avait fait venir d'Amiens | pour être Suisse.. . Ma fol, | j'étois un franc portier j de comédie... C'est dommage : | il avw't le cœur | trop au métier.., Derrière elle faisait lire : | o Argument.ibor. »

Ce dernier vers est blliné gravement par Richelet (édition de n VIII), parce que « lorsque deux verbes font un sens indivisible, i césure ne doit pas les séparer ' ». On peut tenir pour assuré que i quatre-vingt-quatre ans, on se gaudira de mainte régie de Quitard, de Landais et de Banville, autant que nous le faisons de celle-ci de Richelet.

mposci

|gûmën|tiber, >

syllabe. Maïs le trait est trop die surtout, une ligne de prose,

gu lit renient au piquant.

5 ROMANTIQUE. CHÈKIE:

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