ROMANTIQUES
Alors, |
il que je ci
ciel | ou que j'en doute...
Quant à Laprade, c'est, comme sentiment, un poète très nouveau ; comme forme, un poète absolument classique. Sa poésie, toujours lente et grave et mesurée, marchant d'un pas auguste, ne se prête pas aux désarticulations. Le vers de Laprade, comme Minerve, sortait tout arme de son cerveau. Il écrivait un jour : a Cela vient tout de suite ou ne vient jamais, « II n'était pas de ceux qui reprennent leurs vers à cent reprises pour y gratter un mot ou déplacer une césure. Je ne trouve guère dans Psyché et les Odes et Poèmes que ces vers à forme moderne :
Psyché pose au hasard ses pieds, | et va songeant... Je n'y vois que des fronts muets, [ un peuple horrible...
Voici cependant un vrai trimétre romantique :
L'air embaume, | les flots chantent, | le ciel rayonne.
Quant au vers suivant, il est tout uniment splendide :
Je sens de toutes parts ton souffle, | 6 Dieu vivant 1
Soulary, très fin ouvrier en vers, fait au contraire quelquefois usage et un habile usage de la coupe nouvelle :
Hé! fureteur! [ que fuit ta main | dans mon corsage?...
Craintive imfant! | pourquoi trembler? | Rassure-toi...
A-t-i! assez fouihV mon sein, [ l'ardent souci?...
Arme-toi pour franchir le monde. | — C'est un bois...
Elle entra; | — mais comment et par oûî | — noir problème...
Prends gardel | nous avons des traités | sur le beau...
Je voudrais conserver ses traits ; | mais le modèle...
Vainement je la fa/s charmante : elle est plus belle I...
La cité dort. | Sait-on les peurs que la nuit cache!...
Louisa Siefert Sî jeune qu'elle grande habileté de
fût,
i fréquemment usé de la coupe romantique, léjà dans ses Rayons perdus, on trouve une
CONSÉQUENCE DE L» CÉStlBI HOMANTIQUE
Fnntne, as-t/i pas ena>r dix sous? | Donne à la qufiie..
Qui voltige légrr et prompt. | Vot
Au dehors | un temps gris Je décembre. | An dedans
Le poêle froid...
Son adresse est habile a panser la blessure
Profonde | que l'amour nous fait; | son devoûment '...