Q.U EST-CE Q.U U
Mais je réfléchis : au lieu de chercher péniblement, de mon estoc, une définition plus ou moins rigoureuse, j'aurai bien plus tôt fait de la prendre toute brandie dans un traité en forme :
Le vers est (dans la poésie française) un membre du discours poétique qui, soumis dans chaque cas à un nombre déterminé de syllabes, est, avec d'autres membres analogues, dans un rapport de nombre par les syllabes (qui sont, soït en nombre égal, soit eu nombre varié, suivant des lois déterminées), et ordinairement avec un ou plusieurs membres analogues dans un rapport de forme par !a rime (anciennement aussi par l'assonance) ; et si son contenu comme sa forme l'empêchent d'être absolument indépendant de ceux qui le précèdent et de ceux qui le suivent, du moins son étroite construction syntaxique fait plus ou moins valoir distinctement son individualité dans l'ensemble '.
;, Tobler. Le «
tançait ancien et *Ji'™, Pjris, 18M5. M, Gaston Pans a écrit préface qui contient, nie semble-t-il, ce qui a ttè dii jusqu'ici jiiJitions faites à la pofsie française.
DÉFINITION DU VEBS — LE VEH5 (AIT POUR L'oKEtLLE J
Dans cette définition, tout y est : clarté, concision; fluidité et limpidité de la phrase surtout, mais aussi, c'est d'un maître!
C'est égal, tout en admirant cette définition à la berlinoise, j'en voudrais une autre, une qui ne s'appliquât pas seulement au vers français, mais à tout vers en général ; et je voudrais de plus qu'elle ne s'appliquât, pour le moment du moins, qu'à un seul vers, considéré indépendamment de ses voisins.
Les définitions les plus bétes sont parfois les plus intelligibles. Bêtement dirai-je donc que :