L frenc
rsque, pour t de la part
3 première fois du plus grand
je lus Chénier, manquer de ,o mélo die us qui a u«it fils des ho
ail dans l'édition de Latouche cadence, et me surprit singu amais esisté : a Pénée. «
Mais
Latouche a
ait mal lu la
ponetnation, et
cq de Fouqu
ères
le n
r-.Hi
Le navire éloquent, fils des bols du Péuèe, Où la pause après éloquent détruit le contact, et divise le ver: ;r que le sens y gagne singulièrement. C'est un
syllabe, qui accen-
Et de même pour la pause après la cinquiém tue la boiterie du vers :
Et sur l'azur noir, j face immense du mystère... (Hugo.) Puis on vit Canos, | mont plus affreux que l'Erèbe... (In.) Un souci profond, | né dans un berceau sanglant. (Id.)
Je comprends de moins en moins le charme de tels vers. Je ne connais dans le divin Chénier qu'un seul vers déformé par la césure à cinq :
Une fois dans sa chaîne,
Ne pouvait songer... | Mais que nous font ses ennuis?
D'évidence il a cru que !a longue suspension après la cinquième syllabe coupait le vers en une sorte de dialogue, mais il cloche tout de même.
Le vers a le même défaut si la coupe a cinq est marquée seulement par une pause au lieu d'une lève. J'en prends à témoin ce vers de M. Verlaine :
Sois langoureuse, | fais ta caresse endormante
Il est extraordinaire qu'un vers de cette coupe an ti- classique aussi bien qu'anti- harmonieuse se retrouve dans l'excellent Régnier :
Les nonchalances sont ses plus grands artifices
4° La lève sur la première syllabe : suivie d'une atone, plus une pause, elle est souvent peu avantageuse. M. Firmery me fait observer que, dans ces vers de Boileau :
C'est en vain qu'au Parnasse un téméraire auteur Pense de l'art des vers atteindre la hauteur...
Le second gagnerait à être ainsi modifié :
Prétend de l'art des vers...
Très juste, l'observation. Le français prend la forme ïambique de préférence à la forme trochaïque. Joint qu'ici un des deux e atones
successifs, qui assourdissent le vers de Boileau, est remplacé par une syllabe forte :
De même dans ces deux vers de Gautier :
Sur Je bord d'un canal profond dont les eaux vertes Dorment, de nénuphars et de bateaux couvertes,
Le second vers aurait profit d'être modifié de la même manière : Dormaient, de nénuphars...
Mais la loi générale trouve ici son application : si la syllabe initiale est fortement accentuée, si elle porte l'accent oratoire et se trouve séparée du restant du vers par une pause, l'harmonie du vers n'est nullement rompue :
Oui, je viens dans son temple ador« l'Éternel. (Racine.) Mol, je l'aimerais mieux moine en quelque cachot. (Hugo.)
Dans les vers suivants le monosyllabe crie, arrivant par un rejet en tête du second vers et suspendant l'attention, est d'un effet admirable :
:c effort,
a mort. (ChéNIER.) En tel cas, le plus ou moins de convenance de la lève sur la première syllabe, dépend beaucoup du vers qui la précède et l'amène. Voici des vers de M. Anatole France, tout imprégnés d'une huile ambrosiaque reliant tous les mots, délicieux au point que je ne puis me retenir de les citer tous les quatre, quoique trois soient inutiles à mon exemple :
La chrétienne Daphnè, que le siècle a blessée, Goûte en l'éternité pour cite commencée, Le rafraîchissement de Jésus et du ciel.
Ainsi des fleurs d'absinthe elle a formé son miel. La second vers commence par une lève qui n'enlève rien à son harmonie, au contraire. Mais si vous aviez
Goûte, dans le repos pour rlle commencé,
L'entraîne, et quand sa bouche, ouverte a Crie, il y plonge ensemble et la flamme c
La lève sur la première syllabe étant suivie d'une atone, plus une Dause, l'effet en deviendrait fâcheux, et c'est alors que l'oreille voudrait :
Goûtait, dans le repos...
' Pour les autres places des lèves et des pauses, rien à observer. Toutes les distributions sont bonnes, toutes sont mauvaises, selon que le poète sait ou ne sait pas les employer à point. Il serait non moins vain de dresser, à la façon d'un habile comptable, des tableaux de ces combinaisons, pour lesquels l'infortuné Becq de Fouquïéres a dû se désagréger le cerveau. Savoir qu'on peut faire ■s sur le type 2 -(-4+3-4-3. ou sur le type 1 + 5-1-4 + 2, ou sur le type 4 + 4 + 2 + 2 n'enseigne pas le biais de les faire beaux. Voici des vers frais, harmonieux, pleins de grâce, de Jean Tisseur :
..Lorsque les cerisiers
De leur neige qui tombe argeutcnt les sentiers,
Que l'air est ple/n des fleurs qui s'envolent des branches,
A quoi cela sert-il de constater que le deuxième vers est sur le type 3 + 3+2+4, et que le troisième est sur le type 2 + 2 + 2 + 3 + 3 ? La belle découverte! On peut faire sur leî mêmes types bien des vers qui n'auront pas le même charme.
Or est-il que, son vers venu, il faut enlever, à l'aide du rabot, obligeamment fourni par les règles, les quelques nœuds déplaisants. Après avoir fait des vers forts, il faut faire des vers nettoyés. Utile besogne, car très peu sépare quelquefois le médiocre du très bien ', mais cela ne fait pas jaillir l'eau du rocher, et comme le dit le bon vieil Fiefmellin :
L'art ne rend bons les vers que nature refuse.
t-ce que la coupe fait tout? Il y a le choix des syllabes
lion, le médiocre vers Je Malherbe :
1 El Rosette a vécu ce que vivent les roses, Transformé (ce dit-on) par une coquille typographique en ce vers eiquis :
)i que les typographes feraient des coquilles pareilles!
leurs sonorités, leur succession, le choix des relient, tant d'autres choses, le je ne sais quoi de Bossuet. Banville était un rimeur excessivement habile, qui, dans certaines pièces à l'antique, a imité de très près le faire de Chénier. Pourquoi est-il pourtant resté si en deçà de la grlcc du modèle ? Je n'en sais rien, absolument rien, mais ce n'est plus Chènier, c'est sûr.
Reste encore une remarque à faire, que je dois à M. Firmery, c'est que