‹ Modestes observations sur l'art de versifierChapitre 40 sur 101 · UN PLUS GRAND NOMBRE DE LÈVES TEND A ALLONGER LA MESURE DU VERS · texte numérisé non relu

UN PLUS GRAND NOMBRE DE LÈVES TEND A ALLONGER LA MESURE DU VERS

De fait, encore bien qu'une syllabe accentuée ne soit pas la même chose qu'une syllabe longue, la voix, cependant, s'y arrête plus longtemps que sur une syllabe atone. M. Firmery me faisait prendre garde que a dans ce vers :

« Le SàlSl agrandi | décline sûr là mêr,

it Le second hémistiche est plus lent que le précédent. Cet allongement a été obtenu, probablement sans s'en rendre compte, en mettant un accent de plus, c'est-à-dire en opposant une dipodie ïambique à une dipodie anapestique. Voici un effet contraire :

Au chambranle appuyé | des doux superbes ântes, Retentissent les gonds | des portes reluisantes...

a Retentissent les gonds entre deux dipodies ïambiques prend une rapidité plus grande. Dans cet autre vers, au contraire :

A chassé des vieillards | la troupe qui se traîne,

« Le traîné est, encore une fois, obtenu par l'opposition d'une tripodie ïambique à un hémistiche anapestique. a — Tout cela, fort juste.

Et de présent, après avoir étudié les diverses espèces de césure dans l'alexandrin, est-il bien utile de traiter

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