La présence de la rime à cette époque suffit
démontrer, dit M. W. Meyer,
qu'elle n'a pas été empruntée aux Arabes, comme
on l'avait prétendu, car on ne la.
rencontre chez eux qu'à la fin du V siècle. Elle n
pas été non plus empruntée au
celtique, comme on t'a aussi soutenu, mais ce qui
est vui, c'est que c'est dans les
ï. Voir page ij, l'hymne Ai perinnis vilac.
à la moderne avec la plus scrupuleuse exactitude ; voire que presque toujours la rime é est précédée de h consonne d'appui :
Quant ils orent tôt atorné, A la roche sont retomé ; Si ont la litière aportee, Sor quoi la dame en ont ponee, Si com lor plot et abeli, Maugré le roi et maugré li'.
Dans Floire e! Blnucejlor, aussi du xn e siècle, la rime n'est guère noins soignée, à l'exception que l'auteur ne se préoccupe pas de la :onsonne d'appui devant i :
Atant s'en est Floires tornés.
Li portiers a engiens trovés..."
Il paraît admettre aussi dans les articulations post-toniques l'équivalence des dentales :
Cil prennent les (lors, ses emportent, Si sont cargiè que tôt détordent '.
Les poètes du moyen âge ont posé cette grande loi :