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syngulcr nombres : and if yc do adde i; it tue latter end of iliera, ihan are tbey plurrll nombres, as imi/;, puingi, ucripl^, faillit^ : and than shall yu nat sounde tbe letier before the said ^, redynge mas, puins, feallcs.
Cette chute de !a pénultième explique comment, dès ;v siècle, Charles d'Orléans é
Qu'amours tendra, lui montrant par escript Les maulx qu'ay euz et le peu de prouffit...
Et au XVI e notre Belle Cordière :
O ris, ô front, cheveus, bras, mains et doits : O lut pleintif, viole, archet et vois...
Et enfin Ronsard :
j logis o
Qu'il ne sente d'aï
malade ou postai, tout son cœur catatni.
Le p dans escript, le t dans doits, \'s dans pasmis çaient plus, mais le t se prononçait encore.
Par identique raison les vers suivants, qui aujourd'hui, rimaient très exactement :
Par faute d'argent et de draps Ne soyons tous vêtus de sacs.
(CoQUILLART.)
Ce ne sont pas mortifères aspics, Mais ce sont bien serpents qui valent pis (Marot.) Vénitiens, Marranes, Mores, Turcs, Juifs, Mameluz, cœurs obstinés et durs.
(Le Maire.)
Parce que l'on prononçait drass, sass, aspiss, piss, Turss et durss.
Mais il y avait une exception pour IV. De même qu'on prononçait chanterr, on prononçait datigerrss 1 . C'est ainsi que doit s'expliquer l'exception que nos traités de versification font pour IV à la pénultième. On ne peut faire rimer dangers et changés, quoiqu'il
y ait beau temps que la peinture du banc est sèche, je veux dire que IV de dangers ne se prononce plusl En toute occurrence, c'est contre ses propres règles que Banville a fait rimer escaliers avec gigantesque a liés 1 .
C'est Malherbe
De qui l'esprit rongneux de soy mesme se gratte,
C'est Malherbe qui posa en principe qu'il fallait rimer pour les yeux J . Racan dans ses Mémoires pour la Vie de Malherbe nous conte que celui-ci le e traitait d'hérétique, lui Racan, pour ne se tenir pas assez étroitement dans ses observations, et voicy particulièrement de quoy il le blasmoit : Premièrement de rimer indifféremment aux terminaisons en enl et en ont, comme innocence et puissance, apparent et conquérant, et vouloit qu'on rimât pour les yeux aussi bien que pour les oreilles >.
. C'est avec moult raison que Victor Hugo s'est rebellé contre cette prétendue règle en faisant riunr ,:puiics jve,. luiurs, liis avez lablien , et que Jean Tisseur a écrit ;
• Ses yeux où, comme aux tiens, mes regards exerces « Lisent les dout désirs et les secrets pensers. •
a. Avant lui personne n'avait demandé de rimer a l'œil, ité Fabri qui, en ijao, écrivait : • Rythme est une congrue consonuance de lettres, sillabes, en orthographie ït prononciation, s Mais personne n'avait fait attention à Fabri.
î. Selon M. Bellanger, Malherbe n'aurait jamais eïigc que l'on rimât pour les yeui. Mais quelle apparence que Racan eût inventé de toutes pièces l'opinion par lui attribuée a son maitre et amiï II suffit, au surplus, d'étudier les poésies de celui-ci pour constater le soin qu'il a mis i ne pas faire rimer en et an. Tandis que les rimes an-an se comptent par centaines dans son recueil, on ne trouve peut-être pas six fois la rime an-cn. 11 n'est de merveille si l'on rencontre quelques exceptions. Autre le prêche, autre quelquefois le prêcheur. On sait la rage de Malherbe contre les hiatus : il n'en a pas moins écrit :
• La Garde, tes doctes écrits
i Montrent les soins que tu as pris.., >
■ Je dirai : autrefois cette femme fut belle. »
Quant a ne pas avoir repris Desportes de faire rimer en et on, c'est simplement parce que la règle de rimer aux yeux, au moins dans ce cas particulier, n'était pas encore assez établie pur qu'il eût couru fortune de faire accepter ses critiques, ou peut-être, quand il écrivit le commentaire, n'avait-il pas encore inventé la règle.