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faut compter
•est-i-Jife élL
<, à désinence féminine, ta dern
%. Pour
quelqu'un
e loin : Alnis 1 \
ous n'entende)
Dont appert que, dans tout mot lyonnais (ou même français), iccent tonique est sur la dernière syllabe, si le mot ne se termine
s par un e muet ; et sur l'avant- dernière, s'il se termine par un t
uet.
C'est bête, cette remarque, et cependant il a fallu des siècles >our que quelqu'un ait eu l'idée de la faire '. Même pour d'autres langues on ne s'était pas rendu compte de la loi de l'accent, et le maître qui m'a fait ânonner quelques mots d'anglais, quand j'étais petit gone, ne m'a jamais fait remarquer que, dans chaque mot, J'.tprés certaines règles, il y avait une syllabe sur laquelle on appuyait fortement, tandis qu'il suffisait d'avaler tout le reste.
[1 est évident que, dans nos monosyllabes, il n'y a pas de choix pour la place de l'accent tonique : quoi, je, vous ne peuvent avoir l'accent que sur oi, 6, OU.
Seulement, quand vous prononcez une phrase, il arrive que certains mots, par exemple les proclitiques, comme disent les grammairiens, perdent l'accent. On glisse sur ces mots, d'après le contexte de la phrase, pour appuyer emphatiquement sur de certaines syllabes. Cela se fait tout naturellement, sans qu'on y pense. Ouvrez vos oreilles à ces vers splendides :
sub
qu'il ■ ainsi 1
Vois la mer et l'Eubëe, et, rouge au crépuscule. Le Callidrome sombre et l'Œta, dont Hercule Fit son bûcher suprême et son premier autel- (Hêrédia.)
n voit que tous les monosyllabes moins un (mer) ont perdu accent tonique, et que le seul monosyllabe accentué est u tantif.
[] a même fallu un étranger, Scoppa, pour constater ce fait si simple. Ce qu'i
dit de sotlises à l'égard de l'accent français est incroyable. Périon prétendait
devait prononcer docteur, courroux. L'abbé d'Olivet trouve la question si ardue
turer a déterminer la place de l'accent français, et iiatteui scande
miers vers A'Albalic :
Oui, je viens dans son temple adorer l'Eternel ; Je viens, selon l'usage antique et solennel (1)..,
(Voir Gaston Paris, Éhdc sur b réh & fetnl Min
n'est pas à dire pourtant que, à l'occasion, par suite de la disposition Je la phrase, les enclitiques, les pronoms, par exemple, e puissent prendre l'accent rythmique :
rez-le que sur ce peu d'attraits...
t qu'il faut retenir cette maxime :
Tous les accents rythmiques sont toniques, mois tous ksaccruls toniques ne sont pas rythmiques.
L'accent dans le mot n'est donc pas la même chose que l'accent s la phrase, et il est fâcheux que le français applique le même nom à des objets différents '.
Les Allemands, au contraire, ont des noms distincts pour ces deux choses, et à côté du Syllben-Accent ou accent tonique, ils ont la Hebung (action d'élever) ou accent rythmique. De plus nous n'avons aucun nom pour désigner l'absence d'accent rythmique sur une syllabe. Les Allemands appellent cette absence d'accent la Senkmig (action d'abaisser). Etant au dépourvu de termes, nos savants français ont rais le grec a contribution, suivant leur coutume, et ils nomment arsïs la Hebung, et tbesis la Senkuug, mais l'auteur du présent écrit n'étant point savant du tout, il emploiera bonnement les mots lyonnais correspondant a Hebung et à Senkung, et il dira la lève et la baisse. Ces deux vocables nous seront chers d'ailleurs parce qu'ils appartiennent au noble art de la canuserie, et que, dans ' ma bonne ville natale, tout le monde les comprendra prou. Latf loésie, en effet, doit être comme une pièce de soie façonnée, où it à tour la lève et la baisse des crochets donne de beaux dessins, : cette différence qu'ici les dessins rythmiques seront savourés des oreilles, comme nous savourons des yeux les ramages rutilants de nos brocards.
A côté de l'accent
.nique.
de l'accent rythmiqu
on peu
distinguer un troi-
accent, l'accent or
l'emplu
du discours. Dans
bien fait, choque acce
e doit se confondre
on accent rythmlqu
Mais disons tout de suite que nous ne donnons pourtant pas au mot lève tout à fait le sens d'arsis en grec et en latin. La lève ne s'applique qu'ails accents ryth iniques. Ainsi ce vers de Virgile Tïtyre tû pâtûlàe rêcùbàns sûb têgniïnO fagî, A six arsis, mais il n'a que cinq lèves :
Tïtyre, tu patulae lecabans sub tegmine fagi.
Nous ne donnons pas non plus au mot lève tout à fait le sens de Hcbiiug, car tous les accents en allemand sont dans la Hebung, tandis que nous ne donnons le nom de lève qu'aux accents principaux, ce que nous avons appelé les accents rythmiques.
Il y a en effet dans le rythme en français, à côté des accents principaux, des accents secondaires, de même qu'à côté des lèves proprement dites, il y a des lèves très accentuas. Dans l'alexandrin classique, ces dernières sont les lèves placées à l'hémistiche et à la rime.
Ainsi, voulons-nous représenter dans toutes ses nuances le vers de tout à l'heure ? Figurons par une barre au dessus de la voyelle (comme les longues latines) la place des lèves ordinaires ; par des lettres grasses celles des lèves très accentuées, et par un caractère italique l'accent secondaire, nous aurons :
Vois la mer et l'Eubee, et rouge, au crrpu seule...
Nous avons deux lèves très accentuées, deux lèves ordinaires et un accent secondaire (sur la syllabe initiale de crépuscule).
Mais remarquez une chose : si nous donnons le nom de syllabe longue (lors même qu'elle serait brève par nature) à toutes les syllabes accentuées, et le nom de brève (lors même qu'elle serait longue par nature) a toutes les syllabes atones, nous aurons un vers composé de pieds à l'antique, savoir d'une dipodic anapestique et
C'est
tripodtc iambique :
Vois la raér | et l'Eûbëe |j et rôulge au crfiJpÛKQle est, en général, la forme la plus agréable du vers français.
i peut-être pas dans Racine trente vers qu pas en ïambes et eu anapestes, témoins ces ver
ne se décomposent délicieux :
Que dé sains | Minus | juge â
i'£ût coûtas [| cette të|t£ charmant ; | ÈnffirsJI tous lés pii|lés humains
Presque les seuls vers qui fassent exception sont ceux où \'t muet se trouvant à la place d'une longue dans un pied iambique, une tripodie iambique est remplacée par un ïambe et un pied de quatre syllabes avec la dernière accentuée, ce qu'en prosodie on nomme un péon du quatrième genre :
Môttei|le saillissez || le sort | d'une mortelle.
enlève rien a l'équilibre et à la cadence du vers parce que e rythme reste toujours ascendant. 11 arrive même souvent que dans le débit on glisse tellement sur certains accents secondaires que l'on tend à transformer deux ïambes en un péon. Ainsi le vers de tout a l'heure se prononcera presque ' :
Mïnôs | juge aux ènfërs || tous les pà | les humains.
de là que ce sont les accents principaux ou lèves qui constituent l'harmonie fondamentale, et c'est pourquoi le plus souvent, dans les vers cités, nous n'indiquerons que les lèves, sans
On remarquera qu'en français trois i.imbes égalent deux ne peut y avoir de spondées : de déni syllabes couliguê-; 1' font que l'autre. Les Brochées sont très rares et non moi» Joute s'il peut exister de dactyles. Les vers qui Échappent i 1 toujours sans harmonie et redescendent dans b prose. Ainsi
it presque
(• Et leur cri | rauquè | grin || ce à travers | les espaces. . (Verlaine.) Le premier hémistiche ne se scande pas régulièrement. II se compose d'un anapeste, d'un trochée et d'une syllabe accentuée. Lu français, aussi bien qu'en allemand et en anglais, le trochée ne peut être mêlé aux anapestes ou aux ïambes (sauf dans des conditions très particulières que nous n'avons pas le loisir d'examiner ici). Le rythme ascendant est soudainement interrompu par un rythme descendant. 11 tombe et se
i. Nous disons presque, car, malgré que l'on en ait, on fera toujours sentir nu peu il que (agi et que la premier; syllabe i'tnftrs.
non plus de différence entre les lèves ordinaires et les lèves très accentuées. Continuant notre comparaison, nous dirons que,
otre étoffe poétique, les syllabes dans la lève représentent le broché, le dessin rythmique; les demi-lèves, et les atones (dont nous dirons qu'elles sont dans la baisse) représentent le fond de l'étoffe, où il y a des fils dessus (les dcmi-léves) et des fils dessous (les atones ou voyelles dans la baisse). Ce fond a son importance, car U donne de la solidité â l'étoffe par un bon croisement de fils, mais ce n'est qu'un fond.
Je supplie le lecteur de faire un petit effort pour se bien mettre dans la tétc les définitions qui viennent d'être données, sans quoi nous courrions fortune de n'être pas toujours bien compris. Ce sera du reste le seul effort que je lui demanderai.
lis avant de décomposer nos étoffes au « quart de pouce », à la manière des fabricants, il nous sera utile de connaître comment